Requiem for a prophecy

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 [The End]Le Petit Prince.

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Victor de Habsbourg
MangemortavatarMangemort



MessageSujet: [The End]Le Petit Prince.   Jeu 31 Oct - 15:36

J’ai eu dans ma vie quelques moments de lucidité totale, quand l’espace de brèves secondes le silence étouffe le bruit. Je perçois les choses plus que je ne les analyse, et tout prend une telle acuité. Le monde semble plein de promesses, c’est comme une renaissance. Je n’arrive jamais à faire durer ces moments, je me cramponne à eux, mais comme tout le reste ils disparaissent. Ce sont ces moments-là qui ont nourri ma vie, ils me ramènent au présent, et je prends conscience que tout est exactement comme ce devait être.

Un soleil rouge régnait sur les terres désertées de l'Est. Des vautours signalaient leur présence par quelques sifflements aiguës. Seul Victor transcendait le paysage de sa forme humanoïde, allongé contre son cheval agonisant, à même le sol. Il ne survivrait pas à cette seconde perte, trop de sang avait déjà maculé sa peau. Sa bête souffla une dernière fois, il se mit à sangloter comme un enfant, la recouvrant de sa veste princière. Cette nuit lui avait tout pris, jusqu'à sa foi. 


Il avait fui Londres, ou plutôt ce qu'il en restait, pour rejoindre son château. C'est seulement ici que sa mère lui avait annoncé froidement le décès d'Alice. D'abord réfugié dans un profond mutisme, il avait enfourché son cheval dès l'aube pour retourner dans le chaos londonien à la recherche de sa dépouille. Son sortilège le mena dans une allée où les autorités moldu avaient allongé les corps des victimes, ou plutôt les avaient abandonné là dans l'espoir qu'elles disparaissent. Ses beaux yeux verts fermés avaient définitivement eu raison de lui, autant que le contact froid de sa main contre sa joue et les Revigo lancés entre deux sanglots n'y firent rien. Il puisa ses dernières forces pour monter le corps inanimé d'Alice sur son cheval, occultant volontairement le second cadavre. En vrai boucher, il massacrait tout ce qui était sur son passage par des pluies d'éclairs verts. Il était devenu l'un des quatre cavaliers de l'Apocalypse, étourdi par sa colère, nourri par son désir de vengeance. 
Sa mère poussa un cri lorsqu'elle l’aperçut, déposant solennellement sa cousine sur le perron de leur vieille demeure avant de repartir sans un mot, au galop. 


Adossé contre le portail en fer sous une pluie battante, Victor vomissait à n'en plus finir. Il s'était rendu chez l'un des derniers coupables de la mort d'Alice, selon lui, en finissant le chemin à pied, son pouvoir s'affaiblissant en fonction de sa santé. Il était tombé malade, ou c'était le fruit de sa foi abandonnée. Le spectre de ce qu'il fut jadis réussit à désintégrer le sort de protection, il lâcha sa baguette qui se perdit dans la boue glissante et s'avança dans le chemin sinueux qui menait à son oncle. "Tu n'y échapperas pas" furent les seuls mots qu'il prononça dans ce cauchemar vivant. 
L'Elfe l'accueillit chaleureusement, comme si rien n'avait changé depuis les temps où le petit héritier des Habsbourg s'amusait et s'amourachait de sa cousine, ici-même. Au coin d'un couloir, il crut même voir et entendre ce gamin, courant après cette éternelle utopie. Quel destin tragique les avait ainsi séparé aussi brutalement ? Un destin qui avait deux noms : Lucifer... et Oncle Ludwig.
Il quitta machinalement la compagnie de l'Elfe pour suivre les voix - réelles - du salon de réception. Il n'en avait plus rien à faire des manières, il entra. Un homme le dévisagea longuement de ses yeux clairs absents. Peut-être lui rappelait-il quelqu'un... Pourtant, il ne réagit pas.

- Où est-il ? 


Le ton menaçant de sa voix n'était pas intentionnel, mais Victor s'impatientait, pour une fois. Surtout lorsque l'inconnu ne répondit pas. 

- Qui êtes-vous ? fit-il en s'approchant du fauteuil.

- Cra-... Docteur... Crane... 

Si Victor avait su... S'il avait su ce que cet individu avait infligé à Alice... Il le prit pour un simple d'esprit et monta à l'étage supérieur sans s'en inquiéter. 

- Mon oncle...? cria-t-il d'une voix fortement inquiétante, tandis qu'il arrivait au niveau de la chambre de sa cousine, glacé d'une tristesse malsaine.

________________Requiem for a Prophecy________________
When you'd scream I'd fight away all of your fears.
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Ludwig Von Gotha
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: [The End]Le Petit Prince.   Mer 11 Déc - 18:30

Londres n'était déjà qu'un champ de ruines alors qu'il extirpais Crane de Sainte Mangouste... Ce qui le mis dans une rage noire. L'attaque avait été avancée sans qu'il en eu connaissance, et surtout sans les armes de destruction massive de l'invention de ce sang-de-bourbe taré. A ses côtés, Misfits invoquait Merlin d'une voix blanche, mais le Duc ne lui laissa pas le temps de s'horrifier plus longtemps, réalisant cet exploit d'un triple transplanage nécessaire à passer les sortilèges de sécurité avancée entourant sa demeure.

- Il était... Il est... Ces gens, tous morts, tous MORTS, SOUS NOS...

- Silencio.

Alan Misfits poursuivit sa crise d'hystérie en silence, et le duc l'abandonna aux mains de Crane (si.) alors que son secrétaire l'informait de l'arrivée d'un hibou express des plus agités.
Sans doute l'annonce de l'avancement de la prise de Londres.
Quel idiot ce Serpent de Loki Laufeyson pouvait être, parfois...

- Dehors.

Enfin seul, von Gotha pouvait laisser sa rage exploser, commençant par la mise à mort de l'exaspérant hibou reçu trop tard et la torture (inutile, certe, mais défoulante) de son cadavre.
Mais la lettre n'était pas estampillée Mangemorts.
Le cachet était celui de la brigade magique Britannique.

Un terrible pressentiment qu'il était incapable d'identifier le pris à la gorge, le rendit sourd au monde extérieur. Et c'est d'un calme terrifiant qu'il ouvrit la missive.

Son regard se perdit à travers le papier.

Cette lettre était un mensonge, sans doute un moyen de l'attirer à Londres.
Ou alors était-il perdu dans un cauchemar.
Ou alors avait-il respiré le terrible poison de Jonathan Crane.

Tel le fantôme de lui-même, et pâle comme s'il était mort, lui-aussi, Ludwig von Gotha se rendit dans la chambre de sa fille, ce trésor perdu qu'il avait toujours chéri et aimé profondément malgré tout.
Rien n'avait bougé.
Aucune preuve de sa potentielle disparition.

C'était un mensonge.

- Mon oncle...!

Sans répondre, Ludwig tourna son visage pâle vers la porte, doucement, en silence. Mâchoire serrée.
Car il n'avait jamais entendu ce timbre assombrir la voix de son neveu.

Le visage transformé par une douleur et une sorte de folie soudaine, Victor de Habsbourg déboula dans la chambre immaculée, répandant terre et odeur de cheval dans la pièce froide.
Comme lui donnant une confirmation de la terrible nouvelle.
Mais Victor était son dernier héritier à présent... Le Duc ne pouvait choir en face de lui, malgré son terrible désir de tomber à genoux en hurlant sa perte.

Inexpressif et froid, il pointa donc sa baguette sur Victor, désarmé et défiguré.

- Reprends-toi, Victor. Que fais-tu de cette dignité qui est celle de notre rang ?...
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