Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...

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Mathéo Moreno
SerpentardSerpentard

MessageSujet: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Mar 30 Avr - 20:38




    « Tu es libre cette après-midi vers quinze heures ? Je pourrais rester jusqu’à la fin de la journée normalement. Comme ça on pourra être tranquille et ça nous permettra de passer un peu plus de temps à deux, non ?
    Si tu peux et veux bien sûr.
    Je t’attendrais le temps qu’il faudra. Tant que tu n’arrives pas trois quart d’heures plus tard …
    Amber.
    P.S. Je plaisantais pour le retard, bien sur. C’était juste pour rire. »

    Il avait reçu ce petit mot le matin-même lors de son premier cours de la journée, soit en Défense Contre les Forces du Mal. La Lauréana ne l’avait pas capté. Encore heureux, déjà qu’elle l’avait dans le collimateur depuis l’histoire des cartes. « Des tendances exhibitionnistes » qu’elle lui avait dit quand elle l’avait recroisé dans le couloir quelques temps après. Non mais franchement n’importe quoi, ce n’était pas parce qu’on se mettait torse nu qu’on aimait forcément se foutre à poil devant tout le monde. Elle se la jouait sainte-nitouche mais il ne fallait pas qu’elle leur fasse croire qu’elle était pure et chaste. Avec un corps pareil, c’était tout bonnement impossible. Bon peu importe elle ne l’avait pas vu donc tout avait été pour le mieux. Donc il était en cours et il commença à lire le petit mot. C’étai évidemment de la part d’Amber et il n’avait pas eu besoin d’attendre la fin du mot pour le comprendre, les premiers mots avaient suffi.

    Mathéo était content qu’elle ait pris l’initiative de l’inviter à passer un moment avec elle cette après-midi. Bon par contre, c’était bien un horaire précis. Oui Mathéo avait très souvent des problèmes avec la ponctualité. Ce n’était pas forcément qu’il aimait faire attendre les gens mais c’était surtout qu’il y avait toujours quelque chose qui arrivait le jour où il devait respecter un horaire. Mais bon là c’était Amber, elle avait quand même l’habitude du jeune homme et il ne se ferait pas non plus violence pour arriver trop en avance.

    *Quelle classe, Mathéo. Heureusement qu’elle n’entend pas tes pensées.*

    Donc ils allaient pouvoir rester un bon moment ensemble puisqu’elle lui annonça dans son mot qu’elle pourrait rester jusqu’à la fin de la journée. Mathéo n’était pas forcément contre mais ils allaient quand même finir par s’ennuyer en restant des heures ensemble, non ? Parce qu’une fois qu’ils se seront un peu embrassés puis raconté leur vie de fond en comble, il n’y aura plus trop de sujets de conversations.

    *T’es lent d’esprit mon petit, ça fait peur.*

    Etre tranquille, il pouvait tout aussi bien l’être dans le parc mais soit, pourquoi pas une salle vide. Après tout, les lieux de rendez-vous étaient tout comme eux sous le signe de l’originalité. Elle soulignait beaucoup dans son mot, le fait qu’ils pourraient se retrouver tout les deux, tout seul et surtout dans un endroit calme et tranquille. Mathéo ne voyait pas vraiment où elle voulait en venir. Il n’y avait sensiblement rien qui changeait par rapport au rendez-vous dans le parc. Là-bas, ils étaient aussi tranquilles et seuls.

    *Bon lis la fin de ta lettre mec, et après je t’explique.*

    Petit clin d’œil à l’une de leur dispute. En effet, elle ne voulait pas forcément que Mathéo arrive trop en retard au rendez-vous. Et même si elle lui disait que c’était pour rire, le jeune homme savait bien que ça ne l’était pas forcément. S’il arrivait une heure en retard dans cette salle vide, elle ne serait sans doute pas aussi courtoise que si, il arrivait tout juste à l’heure. Enfin peu importe. Le Serpentard restait perplexe à la lecture de cette lettre. Bien sur, cela lui faisait extrêmement plaisir de retrouver à nouveau Amber mais d’un autre côté il ne savait pas vraiment ce que signifiait réellement ce mot rempli de sous entendu.

    *Elle veut te sauter pov’ crétin.*

    Bon, d’accord, le jeune homme ne l’avait par contre pas du tout vu sous cet angle. Et c’est vrai que cela commençait à le stresser légèrement. C’était donc pour ça qu’elle avait insisté sur le fait qu’elle voulait qu’ils soient seulement tous les deux pour passer un bon petit moment ensemble. Tu m’étonne que ce soit un bon moment si elle pensait à ça. Mais Mathéo restait méfiant, il n’était pas réellement rassuré. Et la perspective de peut-être-coucher-avec-celle-qu-il-aime l’effrayait au plus haut point. Ce n’était pas n’importe qui. Ce n’était pas une pouf des Caraïbes. Ce n’était pas Rebecca. C’était tout simplement Amber donc elle était forcément un cran au dessus.

    On retrouve Mathéo quelques heures plus tard, à quinze heure et quart. Il tient le mot dans sa main et est assis sur son lit dans la salle commune des Serpentard. Non mais quel idiot franchement. On lui sous-entend de ne pas être en retard et que monsieur, il reste assis tranquillement sur son lit.

    *Bon d’accord c’est assez terrifiant comme situation. Tu l’aimes et ce n’est pas pareil. Mais mec on dit la même à n’importe qui, il sauterait littéralement sur l’occasion alors bouge ton cul. Et puis je te rappelle que t’as quand même 7 étage à monter si on compte le sous-sol.*

    D’accord. Il fallait quand même qu’il se réveille légèrement. Il prit donc le mot, l’enfonça dans sa poche et prit la route pour le sixième étage. Il se dépêcha de monter tous les étages car il n’allait quand même pas lui faire le même affront que lors de leur dispute la dernière fois. Ainsi c’st qu’avec une vingtaine de minutes qu’il arriva en retard à son rendez-vous. Il inspira une grande bouffée d’air et poussa la porte de cette salle vide.

    Amber était debout dans le fond de la salle. Elle observait l’extérieur par la fenêtre.

    – Euh … Désolé pour le retard.

    Lança t-il d’un ton tout naturel. Il avait trop l’habitude de dire cette phrase. Mais bon, elle n’allait quand même pas le prendre mal, du moins il l’espérait. Et puis après tout, il serait arrivé à l’heure si elle ne l’avait pas stressé avec son mot machiavélique.

    *Non mais c’est pas de sa faute si t’es parano et que tu nous développes une petite peur des attouchements. Comme si tu t’étais pas assez entrainé cet été …*

    N’importe quoi, rien à voir avec la peur. Mathéo c’était un dur quoi. Il n’avait pas peu d’une fille avec les hormones en folie quand même. Manquerait plus que ça. Mais sinon à part ça il gardait quand même une distance de sécurité. Vous voyez, simplement au cas où.

    – Enfin voilà tu m’avais donné une marge de Trois quart d’heure et j’ai finalement eu que vingt minutes de retard.

    Mauvaise excuse. Elle ne lui avait pas vraiment accordé une marge mais bon le p’tit loup avait encore du mal à saisir l’ironie, il fallait le comprendre il était encore jeune dans sa tête quand même. Pour se faire légèrement pardonné, il s’approcha quand même d’elle et lui déposa un baiser sur le front. Oui il aurait très bien pu le faire sur la bouche mais bon c’est Mathéo quoi, il ne faut pas chercher. Il lui fit un petit sourire avant de reculer de quelques pas légèrement mal à l’aise.

    – C’est sympa ce petit coin pour être tranquille tout les deux.

    Lança t-il d’un air assez gêné. Cela ne faisait pas vraiment naturel. Il reprenait quelques termes de son petit mot pour montrer qu’il l’avait bien lu quand même. Mais il avait peur également que ses paroles soient mal interprétées, que par exemple Amber lui saute dessus sans qu’il n’ait eu le temps de réagir.

    *T’as vraiment une imagination débordante.*

    – Et sinon Hermia va bien ?

    Et voilà qu’il lui parlait de sa petite sœur. Mas en même temps, ça lui montrerait qu’il s’intéressait quelque peu à elle et à sa famille et ce n’était pas plus mal. Et avec un peu de chance, ça retarderait le moment où elle commencerait à penser à son corps incroyablement attirant.

    *Exagère pas non plus, tu n’es quand même pas Mister Poudlard … *

    – Euh … T’es très belle aujourd’hui Amber.

    Le jeune homme alignait les phrases parce qu’en même temps, il avait peur que s’il s’arrêtait de parler, elle commence à trop avancer et tout. Donc il n’arrivait plus à s’arrêter de parler pour dire des choses plus ou moins intéressantes bien sur.


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Amber Fiamata Dia Capulet
Gryffondor-KilljoyGryffondor-Killjoy

MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Jeu 2 Mai - 18:49

A travers une fenêtre ouverte, elle observait, songeuse, le paysage qui lui était offert. A quoi elle pensait? Bien des choses en réalité. Et tant de choses qu'il serait difficile et compliqué à lister. L'encre d'une plume ne suffirait jamais à détailler ce qu'il se tramait dans l'esprit de la jeune Amber.
Le soleil, timidement présent, entrait dans son cœur et le soulevant comme une bulle. Bras croisés délicatement sur le rebord de la fenêtre, fermant les yeux, elle se délectait de ses quelques instants de solitude.

Mathéo n'était pas encore là, ce qui de toute évidence ne la surprenait pas le moins du monde. Elle lui avait d'ailleurs mentionné dans son mot qu'elle l' "attendrait le temps qu'il faudra". Avec cette petite note d'humour maladroit ajouté à la fin de son message... Lui rappelant son retard de trois-quarts d'heure d'autrefois. Amber en rougissait un peu, quelle sotte elle faisait. C'était vraiment ridicule et inutile d'avoir ajouté ça. Si elle oubliait les autres détails emplis de sous-entendus douteux dans ce bref mot...

Mais quand même... Avait-elle rêvé les avoir réellement entendu ces trois mots inespérés et tant désirés? Et toutes ces phrases et mots qu'elle avait ouïs de la part du jeune homme... Précieusement ancré dans sa mémoire, ces mots, avaient-ils aussi été aussi réellement dits comme elle, était réelle?

L'amour revêtait bien et tant d'aspects. Leur déclaration n'était que le premier d'une longue série à venir. Pourquoi quand le bonheur frappait à son cœur, Amber ne pouvait s'empêcher d'y redouter un imminent malheur? Alors qu'il n'avait peut-être pas lieu d'arriver. Et tout ça à cause de cet imbécile de mission pour ces détestés et redoutés Mangemorts. Tout le problème résidait donc dans le fait que Mathéo était pour son plus grand malheur, sa plus grande faiblesse. Il était cet obstacle douloureux qui pouvait la faire tomber. Celui dont le regard pénétrant pouvait déceler la moindre faille d'Amber et suffisait à lui faire perdre tout contrôle. Or il ne fallait pas! Il ne fallait absolument pas qu'il la soupçonne, pas lui. Sauf qu'elle avait eu l'affreuse malchance de le croiser avant son cours d'option. Pile au moment où le mur avait été peint de leur fameux mot menaçant. Et comme si ça ne suffisait pas, elle avait failli trébucher et laisser tomber son précieux masque de dissimulatrice. La peste soit ceux qui avaient osé la mettre dans une situation pareille!
Toutefois peu importe ce qu'il s'était passé, ce qui comptait c'était ce qu'il allait advenir, juste après. Quand il serait là. Si du moins il daignait arriver.

*Ma tête tourne à force de penser à trop de choses. Je dois me concentrer sur une seule chose. Une seule. *

L’espérance peu à peu de pouvoir passer un moment avec lui l'apaisait soudain. Oubliant par la même occasion qu'elle attendait depuis sûrement une dizaine de minutes déjà...
Elle regardait ainsi, immobile dans sa position de contemplatrice, retenant son souffle; admirant comme on admire, quand les yeux ne sont que la loupe du cœur. Le ciel était beau, l'air pur et frais, et elle se sentait presque bien, si l'on omettait qu'au fond d'elle-même elle avait un drôle de pressentiment. Lequel? Elle l'ignorait presque autant qu'elle ignorait quand il arriverait. Mais là n'était pas le plus important. En outre le fait qu'elle se répétait intérieurement qu'elle ne devait pas déraper dans son rôle de pion ou pantin de ses ennemis jurés, il lui taraudait un autre détail... Ils allaient se voir, oui, belle perspective mais qu'allaient-ils faire au juste? Papoter et se regarder ensuite dans le blanc des yeux? Non, plus sérieusement, Amber savait pertinemment qu'inconsciemment ou plutôt très consciemment - du moins elle se refusait de l'admettre telle une prude- que sa demande qu'il la rejoigne ici, dans une salle vide, encore plus loin des regards que si l'on était dans le parc, était loin d'être le fruit d'un heureux choix hasardeux. Le hic était qu'elle se questionnait sur le pourquoi du comment elle avait pu nourrir un désir aussi surprenant. Venant d'elle c'était si inattendu, étant donné que quand on la connaissait un tant soit peu, personne ne pouvait se douter qu'un air aussi angélique pouvait dissimuler un tel entrain. D'accord, elle n'était pas sainte-nitouche loin de nous cette idée par pitié, faut dire qu'elle cachait bien son jeu aussi des fois. Personne en réalité ne devait vraiment connaître Amber sous ses angles là. Il est vrai qu'elle ne s'amusait pas non plus à raconter ses histoires déviant sur le sujet "coucher". Elle n'était pas comme certaines jusqu'à en faire un cahier de proie. Sans vouloir viser quelqu'un en particulier [‹3].

*Non vraiment, on vient à peine de se retrouver et je m'imagine n'importe quoi.*

Se secouant la tête frénétiquement, elle inspira plusieurs fois pour enlever ce qu'elle avait dans son esprit. Sans succès.

Si le jeune homme savait exactement tous les tourments qu'il lui causait... Mathéo la rendait totalement folle, à tout point de vue. Et visiblement ça ne semblait pas s'arranger. Vu ces idées incroyablement alarmantes qui se tramaient dans sa tête. Mais en quoi c'était si alarmant d'ailleurs? N'était-ce pas normal de songer à... "ça" ?

*Oh mon Dieu j'vais trop loin.*

Ou alors c'était peut-être trop tôt. Mais comment savoir et être certain que ce serait le bon moment ou pas? Et si c'était le meilleur moment est-ce qu'on aura imaginé que ça l'était alors que non et au final on foire tout? Ou alors si c'était la meilleure occasion et finalement on la manque... Il se passerait quoi? Ça s'arrête là? La poisse. Amber ne savait plus quoi penser exactement et à un tel point que ces pensées devenaient prodigieusement confuses.

Un sourd grincement de porte l'extirpa alors de ses brèves songeries sulfureuses. Au bout du compte, à force de trouver des réponses sans réponses à des interrogations, elle en avait oublié son attente!

Mathéo venait de rentrer.

Pas possible! Non mais il est vrai qu'il n'allait pas non plus frapper ou attendre sur le seuil qu'elle daigne lui ouvrir. Logique quoi, elle n'était pas chez elle.

Respirant profondément pour... Mais pour quoi au juste? Reconnaissons tout de même qu'il y avait là rien d'extraordinaire ou d'anormal à ce qu'ils se voient. Donc quelle était cette obscure raison qui poussait la jeune fille à toujours inspirer comme si sa vie dépendrait de chaque tête-à-tête ou rendez-vous, appelez ça comme il vous plaira.

Calme. Sérénité. Tentant de barricader du mieux qu'elle pouvait se qui lui titillait sournoisement son esprit, se redressant de sa position précédemment accoudée, elle attendit, un petit sourire au bout des lèvres que le jeune homme s'avança jusqu'à elle.


- Euh...

*Attends, laisse moi devinez. T'es en retard et t'es désolé.*

- Désolé pour le retard.

Bingo. Tiens, étrangement cette phrase lui rappelait vaguement un scénario... Ne vous arriverait-il donc jamais d'avoir cette drôle impression de " déjà vécu" ? Là c'est le cas pour elle, par exemple. Mais cette fois-ci, Amber n'était pas surprise, non en réalité elle se fichait un peu de ce retard, avant même son arrivé il était déjà excusé. Une sorte d'habitude peut-être qui naissait.

Quelque chose cependant clochait. Il y avait un détail qui ne tournait pas rond. Était-ce volontaire cette distance entre eux à cet instant même?


*Craindrait-il par hasard que je lui octroie une gifle comme la dernière fois?*

Le pauvre, sincèrement, est-ce qu'il croyait réellement qu'elle serait assez bête pour être capable d'oser le gifler encore? Sous-prétexte qu'il était "encore" en retard. Alors qu'après tout, ça n'était que la deuxième fois théoriquement et Amber n'y prêtait aucunement attention ni d'importance. Du moment qu'il était là, c'était tout ce qui comptait. Lui. Là. Et donc le retard n'était qu'un insignifiant détail parmi tant d'autre. Elle se contenta simplement de garder son sourire pour tenter de le rassurer. Sauf que ça n'avait pas tout à fait l'effet escompté, il restait toujours aussi... éloigné.

-Enfin voilà tu m'avais donné une marge de trois quart d'heure...

*Ah oui? Mais je me souviens pas avoir écr...*

- ... et j'ai finalement que vingt minutes de retard.

*Oui juste vingt minutes. Quel exploit. C'est fou comme tu t'améliore au bout de deux rendez-vous. Encore quelques uns puis t'arriveras un jour à l'heure et on lancera des feux d'artifices.*

Non mais une marge... Ça n'était pas du tout ce qu'elle avait dit dans son mot. Amber manqua de s'esclaffer -pour changer- à cette excuse délirante et sa manière bien à lui d'interpréter les mots de la jeune fille. Sauf qu'elle eut à peine le temps de répliquer que déjà il s'avançait vers elle pour lui déposer un baiser sur le... Front? Inutile de vous décrire l'étonnement d'Amber. Enfin après tout elle avait "presque" l'habitude des faits et gestes décalés de Mathéo. Ça n'était pas comme si c'était la première fois qu'il la surprenait. En fait c'était même la troisième fois pour le coup du baiser sur le front. Oui elle avait compté... C'était une fille ne l'oublions pas. Et lui bien, c'était Mathéo. Il était toujours aussi lui.

Sur ces entrefaits, Mathéo se recula un peu, laissant de nouveau cet espace entre eux, mais moins grand qu'à son arrivée. C'était elle ou il avait l'air visiblement gêné? Amber n'allait pas lui sauter dessus ou le manger... Alors pourquoi cette sensation étrange d'avoir à faire à un Mathéo pas naturel? Ça n'était qu'elle devant lui. Justement c'était peut-être ça le problème.

Ça n'était qu'une salle de classe hein, rien d'extraordinaire non plus... C'est fou comme il était mignon, confus de la sorte. Mais était-il vraiment obligé de jouer ce jeu là? Pourquoi n'était-il pas lui même? Amber n'était pas non plus impressionnante pour qu'il se laisse déstabiliser comme ça... In-cro-ya-ble. L'envie de faire éclater un rire la prit soudainement. La façon dont il avait réutilisé les phrases de son message était trop comique. Mathéo n'en ratait jamais une. Toutefois, elle s'abstint de dire quoique ce soit, non pas qu'elle ne voulait pas parler, mais bizarrement, Mathéo semblait parti dans sa lancée. C'est qu'il avait la parlotte, pour une fois.[/i]

- Et sinon Hermia va bien?

*De quoi?*

Euh... C'est-à-dire que comment dire... Oui elle se portait à merveille. Mais il était vraiment sérieux en lui posant sa question? C'était vraiment le moment pour parler famille? Imaginer Amber lui demander comment allait sa mère. Mathéo la renverrait direct sur les roses oui, ou leurs épines plutôt. Enfin Hermia, Amber l'aimait de tout son être tandis que le jeune homme ce n’était pas la même chose pour sa mère. Et puis sœur et mère ça n'avait rien à voir aussi. Si elle lui renvoyait la question ce serait plus Aaron. Aaron. Stop! Elle n'était pas là pour penser à son DBF adoré.

-Euh... T'es très belle aujourd'hui Amber.

*Ah.*

Bien sur, ce compliment lui faisait extrêmement plaisir. La preuve, elle en rougissait... Mais il n’était tellement pas lui que ça la perturbait. D'ailleurs ça lui remémorait la fois où aux quatre balais, après avoir sorti bon nombre d'idioties, il lui avait déclaré dans sa gêne qu'elle était "jolie aujourd'hui" exactement de la même manière que maintenant. Sauf que là c'était "belle". Et bien entendu, un compliment ne pouvait que la rendre heureuse, surtout si elle avait choisi avec soin sa tenue. Ses longs cheveux toujours retombant gracieusement sur ses épaules, elle portait une chemise aux manches repliées de dentelle dont l'échancrure était légèrement ouverte et annelée d'une cravate aux tons variants de sa jupette carrelée d'écarlate diapré. Juste pour lui. Enfin laissons là tous ces brefs détails.

Amber n'avait pu placer une seule phrase ni même un seul mot depuis qu'il était là. Et cette envie de rire devant cette situation qui la prenait toujours. Avec Mathéo ça allait devenir un rituel à force, si ça ne l'était pas déjà...
Trop tard ce fut plus fort qu'elle encore, Amber émit un tout petit rire derrière une main à peine quelques secondes mais qui résonna quand même dans la pièce. Mais elle se stoppa vite, de peur de le mettre davantage troublé.


- Merci, répondit-elle simplement dans un sourire qui se voulait rassurant, ses joues légèrement empourprés d'un rougissement mal contenu.

Enfin elle pouvait parler. Ce n’était pas trop tôt. Et s'avançant à petit pas vers lui, toujours le sourire aux lèvres, elle se posta devant Mathéo, déposant un doigt sur sa bouche. Au cas où il l'empêche de dire quoique soit une nouvelle fois.


-Pour-quoi tu as l'air si bizarre aujourd'hui? Taquina la jeune fille en tentant de sonder ses pensées, le regardant droit dans les yeux. Enfin, c'est gentil de penser à ma petite sœur. Elle va très bien. Je lui passerai même un bonjour de ta part si tu veux, ajouta-t-elle souriante pour plaisanter. Mais je suis pas sûre que tu veuilles vraiment qu'on parle d'elle, non? conclut-elle sur un ton angélique.

Il y eut alors un lourd silence qui plomba l'ambiance, durement rattrapé par Amber dont le coeur battait brutalement d'une âpre rudesse.


- Mathéo, prononça-t-elle gravement dans un voluptueux murmure.

Étrangement, elle trouvait cela bien qu'il soit si distant, autant en tirer profit. Et tout en remontant clandestinement ses doigts fins sur son buste -donc sous sa chemise-:


- Qui est-ce que... je suis exactement pour toi là maintenant?

Son regard ancré dans le sien. C'étaient un acte charnel et paroles sans doute irréfléchi que de le surprendre d'une manière aussi convulsive et si directe. Mais ce fut une réaction spontanée. Cette écart que Mathéo semblait volontairement mettre entre eux deux la forçait à devenir entreprenante.

Elle voulait savoir. Savoir qu'est-ce qu'il se tramait précisément dans la tête du jeune homme. Et en même s'assurer de quelque chose... Un détail qui ne l'avait pas échappé la dernière fois dans le parc. Certes, en fait il pleuvait cd jour-là donc c'était compréhensible qu'il l'ai "repoussé" indirectement. Mais là c'était différent aujourd'hui, non? Alors comment allait-il réagir cette fois?
Amber avait beau être de nature plus calme en apparence seulement, elle le savait qu'elle possédait l'art de faire régner une "privauté" envers Mathéo, son plus bel et principal atout d'ailleurs et c'était le meilleur moment pour l'utiliser. Peu importe si ça aller l'inquiéter, elle ne détacherait pas une seconde son regard du sien. Révélant ainsi un lapsus qui menaçerait surement de s'épancher... Surtout si il continuerait à s'écarter. Elle, au contraire chercherait à voir ce qu'il cacherait.

Il était tellement beau aussi... Mathéo.

Même avec cet air foncièrement dénué.


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Mathéo Moreno
SerpentardSerpentard

MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Jeu 2 Mai - 19:44




    Mathéo était donc dans la pièce avec Amber et il se sentait bizarrement anormal. Il n’agissait vraiment pas avec naturel et cela devait se remarquer à mille lieux. Mais c’était idiot de réagir comme ça. Non mais franchement ce n’était pas comme si Amber était une tigresse, le genre de fille féline qui te saute dessus aussi vite qu’elle t’as vu. Le Serpentard était vraiment un personnage complexe. Tout allait bien l’autre jour, quand ils étaient tous les deux au parc, ils vivaient même un parfait moment et maintenant le jeune homme s’était fait plein d’idée et il n’agissait plus du tout de la même façon. Et puis après tout, peut-être qu’il avait mal interprété ces paroles, elle n’avait peut-être pas voulu faire passer ce genre de message. Et out cela était donc la faute à une mauvaise interprétation. Mais le jeune homme n’était pas idiot non plus. Ca faisait quand même un petit moment qu’ils étaient plus ou moins ensemble les deux tourtereaux, et ils étaient à un âge, où sortir ensemble c’était un peu plus que se tenir la main.

    *Non sans blague, moi je pensais que t’en étais toujours à l’inviter pour jouer à la dinette.*

    Non il n’était pas à penser que c’était mieux de rester en enfance et de s’en tenir aux bisous. Ce n’était pas comme s’il était pur et chaste. Mais c’était une situation nouvelle et inconnue. Et ce qui est inconnu fait souvent peur. L’amour lui avait fait souvent peur et finalement il avait sauté le pas. Mais quand on enlève une peur, d’autres se rajoutent. Il n’avait pas envie de parler de cette peur à Amber, mais agir comme ça ne ferait qu’éveiller ses soupçons. Pourquoi ne voulait-il pas lui dire ? A quoi cela servirait-il ? Elle s’en fichait peut-être. Ou alors prendrait-elle cela pour une multiple fantaisie de jeune homme et n’irait pas chercher plus loin.

    Et puis ce n’était pas forcément quelque chose qu’on avait envie d’avouer à voix haute. Quand on est jeune, on a peur de ce qui commence, on a peur de ce qu’on ne connait pas, on a peur tout simplement de ne pas maîtriser. Mais pourtant Mathéo connaissait ça. Ce n’était pas la nudité qui l’effrayait. Des inconnus l’avaient déjà vu et il s’en fichait royalement. Ce n’était pas non plus par peur de mal faire parce qu’il avait quand même un peu d’expérience. Il ne savait identifier cette peur. Et c’était elle qui déclenchait toutes ses émotions en lui.

    Amber était parfaite, il la désirait. On ne pourrait trouver plus belle, plus attirante. Il avait pensé à ce moment des millions de fois dans sa tête. Mais finalement quand il se retrouvait devant le fait, il était comme bloqué et entendre même que des suppositions de la part d’Amber le faisait paniquer. Mais comment faire pour remédier à ça ? En parler à Amber. Non il ne pouvait pas. Mais si ce n’était pas à Amber qu’il dirait à ca, ce serait à qui ?

    *Tu réfléchis trop Mathéo, ce n’est pas dans tes habitudes ça.*

    "Les gens ont peur d'eux-mêmes, de leur propre réalité ; par dessus tout de leurs sentiments." Jim Morrison.

    Les gens sont côtoyés en permanence par la peur. Y a-t-il un homme dans l’univers, et à travers l’univers, qui ait pu vivre sans avoir eu la moindre peur. C’est impossible, comment passé une vie sans avoir peur, comment passé une année sans avoir peur quand on regarde le monde qui nous entoure. Le jeune homme n’était pas tellement différent des autres sur ce point là. Il avait peut-être simplement peur des mauvaises choses, ou des choses auquel les gens ne réfléchissent tout simplement pas.

    Ce n’était pas si facile que ça l’amour finalement. Parce que chaque seconde de votre vie, l’amour qui était au départ un cadeau béni, vous rappelle toutes les épines que contiennent une rose. Parce que dans ce sentiment, il n’y a pas que du positif qui ressort tout le temps. Mathéo n’osait même pas imaginer si Amber pouvait lire dans les pensées. Elle le prendrait vraiment pour un imbécile de s’inquiéter pour des choses aussi bateau. Peut-être même lui dirait-elle que quand on a passé son été à faire ça, on a pu à avoir peur de la chose. Non ce n’était pas les paroles d’Amber ça. Mais quand même, toutes sortes idées plus idiotes les unes que les autres lui passaient par la tête. La peur d’être jugé. Et pourtant personne ne devrait avoir peur de l’inconnu parce que tout homme est capable de conquérir ce qu’il veut et ce qui lui est nécessaire.

    Elle était surement surprise. Surprise que Mathéo l’embrasse sur le front. Qu’il lui parle de sa sœur. Mais il cherchait juste un moyen de se canaliser. Il cherchait à se rassurer, et parler à outrance en faisait parti. Peut-être était-ce idiot d’avoir peur pour quelque chose de complètement naturel. Alors dans ce cas Mathéo était idiot.

    Changer de sujet. C’était peut-être le mieux pour l’instant, enfin jusqu’à que Mathéo trouve quelque chose de mieux à faire. Non mais si elle l’avait vraiment convoqué pour faire la chose, elle allait peut-être lui sauter dessus d’une minute à l’autre. Ouais on pourrait toujours croire que ce n’est pas le style d’Amber mais il y a des filles qui cachent bien leur jeu. Elles font leur sainte-nitouche en apparence et finalement ce sont de vraies tigresses. Ouais ne jamais croire aux apparences parce que croire qu’on tombe sur une gentille petite fille et se retrouver avec des griffures dans le dos le lendemain, ça fait bizarre.

    Il la regardait, prêt à esquiver au cas où. Non plus sérieusement. Elle souriait. Peut-être voulait-elle le rassurer ou alors c’était un piège pour l’attraper.

    *Non mais tu vas te calmer, on dirait un gamin. T’as déjà vu suffisamment de filles à poils pour pas avoir peur de celle-ci quand même. Alors d’une, tu vas essayer de paraître un peu plus naturel, de deux, tu parles avec elle tranquillement et tu vois où ça vous mène, et troisièmement, si elle finit quand même par te sauter dessus, tu te barres en courant tout simplement.*

    Ouais genre tout simplement. Amber n’allait pas du tout lui en tenir rigueur s’il se barrait en courant juste avant qu’il fasse potentiellement la chose. Elle était du genre à le baffer quand il arrivait quarante cinq minutes en retard, il n’allait quand même pas jouer avec le feu. Parce que sinon qu’est ce qu’elle lui ferait.

    *Elle va te les prendre pour en faire des porte-clés. Non sérieux, tu me fais pitié à stresser comme un pauvre puceau. Sois un mec un peu, un vrai.*

    Elle avançait vers lui, tout doucement, le sourire aux lèvres. Elle se posta devant Mathéo et

    *ATTENTION CONTACT*

    Elle posa un doigt sur sa bouche.

    *T’es sur que tu vas supporter ça, tu ne veux pas partir en courant maintenant ?*

    Bon le message semblait assez clair quand même. Elle avait remarqué qu’il ne faisait que parler et le doigt symbolisait qu’il ne devait pas essayer de changer de sujet, ou de parler, ou de la couper. Mince il ne pourrait plus tenter d’esquiver par la parole. Et si elle lui enlevait toutes ses armes aussi, comment allait-il faire. Il n’était pas Superman non plus. Euh … Bref, on divague. Visiblement, c’était au tour de l’ex-préfète de parler.

    *Elle aime dominer, ca lui rappelle son poste de l’année dernière … Muahahaha …*

    – Pour-quoi tu as l'air si bizarre aujourd'hui ? Enfin, c'est gentil de penser à ma petite sœur. Elle va très bien. Je lui passerai même un bonjour de ta part si tu veux. Mais je ne suis pas sûre que tu veuilles vraiment qu'on parle d'elle, non.

    Ah bingo. Elle avait bien remarqué qu’il était bizarre. Enfin en même temps comment échapper à la soudaine distance de cet empoté. Il n’était pas des plus discret allons nous dire. Mais bon c’était Mathéo et il ne fallait pas lui en vouloir, il était comme ça après tout et on n’allait pas le changer de si tôt le petit chou. Il y eut un silence de mort. Oui parce que Mathéo n’allait pas parler quand même. Alors il restait silencieux à la regarder, en attendant qu’elle dise ou fasse quelque chose. Non évidemment qu’il n’avait pas forcément envie de parler d’Hermia même si c’était une petite fille bien gentille et mignonne. Mais il était vrai que ce n’était pas le sujet du jour. C’était loin de l’être d’ailleurs. Mathéo espérait quand même que cette question sur sa famille ne la conduirait pas à en poser elle aussi sur la famille à Mathéo. Parce que s’il y avait bien quelque chose qui pouvait plomber l’ambiance au plus haut point, c’était de parler de sa famille, et de plus particulièrement sa mère.

    Et puis là, elle prononça la phrase :

    – Qui est ce que … je suis exactement pour toi là ?

    Sérieusement les filles, c’est la question que les mecs n’aiment pas forcément entendre. Parce qu’ils savent que la fille attend un genre de réponse bien spéciale et que s’il répond à côté de la plaque, il est grillé pendant un bon moment. Bon Mathéo n’échappe pas à la règle. Il la regardait mais restait quand même perplexe à cette question. Attendait-elle quelque chose de précis ? Et si le jeune homme tombait encore une fois à côté de la plaque ? C’était sa spécialité après tout. Et puis visiblement elle l’avait bien coincé sur le coup. Son regard était plongé dans celui de Mathéo et c’était comme s’il ne pouvait s’en défaire.

    – J'ai fait la chose la plus terrifiante et la plus dangereuse de ma vie quand je t'ai dit que je t'aimais. Mais ça valait le coup. J'ai réussi à surmonter ma peur pour toi...

    *Enfin pas complètement, hein mon gros ?*

    « Euh d’une je ne suis pas gros, et de deux je t’interdis de me trahir, espèce de conscience complètement pourri. »

    – Est-ce que l’on est obligé de tout définir ?

    Demanda t-il d’une voix douce. Ce n’était pas forcément un reproche. Mais Mathéo ne savait pas qui était exactement Amber pour elle. Bien sûr elle n’était pas qu’une simple amie. Mais le mot « copine » était tellement inapproprié. Une copine, ça faisait penser à quelqu’un qui n’était que de passage dans sa vie. Et Mathéo ne voulait pas de ça de la part d’Amber. Il ne voulait pas qu’elle soit simplement sa copine. Alors oui peut-être qu’elle ne comprendrait pas ses paroles. Mais finalement, elle est elle-même flatté quand Mathéo refuse de la désigner.

    Pour essayer qu’elle ne pense plus à lui poser des questions aussi casse-gueule, il lui déposa un tendre baiser sur les lèvres. Ouais ok, c’était la plus vieille des solutions pour faire taire une femme, mais c’était aussi la plus efficace. Oui j’avoue, c’est petit. Très petit même. Mais à la guerre comme à la guerre, non ?

    *T’es débile mon petit.*

    – Tu crois que si je te demandais qui j’étais pour toi, tu saurais me répondre ?


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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Dim 5 Mai - 19:04

Il suffisait d'un regard parfois pour que l'on puisse déceler ce qu'il y avait dans les pensée d'une personne, un regard pour que l'on se sente rassuré. Les regards valaient tellement plus que mille mots parfois. Et se regarder c'était encore plus beau. A chaque fois qu'Amber liait ses yeux aux siens, elle sentait qu'elle n'avait plus rien à craindre. A mesure que ses yeux croisaient ceux du jeune homme. Enfin, ici, la demoiselle empêchait peut-être Mathéo de détourner son regard autre part. Parce qu'elle avait beau essayer de le sonder, elle ne parvenait pas à comprendre ce qui pouvait expliquer sa possible gêne.

-J'ai fait la chose la plus terrifiante...

*Terrifiante?*

-... et la plus dangereuse...

*Dan..gereuse?*

-... de ma vie quand je t'ai dit que je t'aimais. Mais ça valait le coup. J'ai réussi à surmonter ma peur pour toi.

Ah... Bonté divine, l'espace d'une minute interminable, Amber avait cru qu'il était sur le point de revenir sur toutes ses paroles déclarées le jour où ils s'étaient retrouvés. C'est que son cœur avait fait un de ces arrêts violent contre sa poitrine aux mots "dangereux" et "terrifiante". Naturellement, elle n’avait pas encore bien saisi le côté terrifiant ni même dangereux. Mais elle se sentait déjà plus rassurée. «Il n'y a que le premier pas qui coûte.», sûrement ce qu'il voulait lui faire comprendre. Que le plus effrayant quand on y était pas préparé, et le plus difficile, était de se lancer dans un univers envié que l'on ne connaissait pas. Et c'était ce qui devait valoir le coup, non? De se jeter dans l'inconnu. Être propulsé et précipité dans un monde qui nous est totalement étranger. Mathéo avait dit "de ma vie", rien ne pouvait rendre la jeune fille plus heureuse. Certes elle avait eu pendant ses années à Poudlard des aventures par-ci par là, comme tout le monde, mais jamais elle n'avait ressenti ce qu'elle éprouvait pour Mathéo. Juste une fois peut-être, pour Jake, quand il était encore là avant de disparaître. Quoique plus tard, elle considéra plus cette affection pour son meilleur ami comme de l'admiration plutôt que de l'amour.

- Est-ce que l'on est obligé de tout définir?

Élémentaire mon cher Watson. Une fois de plus, Mathéo venait de répondre habilement à la question de sa question par une question. Ce qui laissait supposer qu'il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse ou plutôt qu'il y en avait des milliers. Mais dans l'esprit d'Amber, elle gardait tout de même une possibilité. Celle qu'il ne préférait ne rien dire sur ce sujet de peur de donner une nouvelle absurdité, ou mieux encore! Elle était si importante pour lui qu'il n'arrivait pas à avouer et exprimer correctement ce qu'elle était pour lui. No, Amber n'était pas égocentrique.
Finalement, elle se sentait extrêmement soulagée qu'il ne lui ait pas répondu. Maintenant elle se demandait si elle devait l’éclairer sur sa question ou non. Enfin, il devait se douter de ce qu'elle aurait pu lui dire. Un petit "non" sans doute. Bien sur qu'ils n'étaient pas forcés de toujours tout définir. Quelle corvée se serait si c'était le cas. Mais bon, Amber était connue pour être douée à poser des questions plus ou moins embarrassantes. En espérant souvent qu'on ne les lui retourne pas d'ailleurs, ses interrogations. Quoique pour le coup, c'était peut-être un peu trop compliqué pour Mathéo. C'est vrai que même pour elle... Qu'aurait-elle dit s'il lui aurait demandé?
Et tandis qu'elle tentait d'y songer, sa réflexion fut net stopper par l'approche inattendue du jeune homme. Elle sentit les lèvres de Mathéo se poser tendrement sur les siennes. A l'en faire défaillir. Bon, ça n'était pas comme s'il l'embrassait pour la première fois, et pourtant chaque mot, chaque geste de lui, donnaient ce doux sentiment de toujours le redécouvrir.


- Tu crois que si je te demandais qui j'étais pour toi, tu saurais me répondre?

Amber fit les gros yeux. Comme si cette phrase était devenue "charabia" alors que ce fut parfaitement explicite.

Oh mais quel tricheur! C'était pas du tout prévu qu'elle la reçoive sa propre question. Surtout qu'avec son brusque élan de tendresse, elle n'avait pas eu le temps d'y réfléchir. Juste avant, elle était soulagée qu'il ne daigne pas lui répondre, mais si lui, renvoyait la balle dans son camp, ça n'allait pas du tout! Pourquoi fallait-il constamment qu'il se plaise à la prendre au dépourvu de la sorte.

Arborant une moue à moitié boudeuse, le regard légèrement froncé, elle lui répondit:


- Tu triches. T'avais pas dit à l'instant qu'on était pas obligé de tout définir?

Oui, donc Amber admettait dans sa réponse qu'elle-même n'aurait pas su trouver de bonne réponse sur sa question existentielle.

*Trop forte Amber.*

Mathéo l'avait bien coincé. Quelle alternative à cela? Amber ne savait pas. Quelle mesquinerie. Mais toute énigme a une solution. Même si il ne s’agissait pas réellement d'une véritable énigme. Ou presque.

Mais oui, ça y est. Amber venait de trouver. Levant ses yeux innocents vers Mathéo, la demoiselle le fit reculer de quelques pas, juste un peu, ses deux mains posées sur les épaules du jeune homme pour le faire asseoir sur une chaise qui se trouvait derrière lui. Gentiment elle l' "installa" donc, puis à son tour, elle s'assit tranquillement sur lui. Ses deux jambes de part et d'autres de celles de Mathéo. Et tout en laissant échapper un "Hum..." de ses lèvres, feintant une brève réflexion, son regard levé vers le plafond avant de retourner son regard vers lui. Sûre d'elle.


- Mais si tu veux une réponse. Tu es..., mon... Ciel,finit-elle par déclarer dans une gaîté sensuelle.

Son ciel. Son monde. C'était ça. Maintenant allez savoir s'il allait saisir les dires de la demoiselle. Pour cela, Mathéo devrait retourner un chouïa en arrière, dans les placards de ses souvenirs et prendre le dossier "paroles débitées", et ensuite piocher dans celui où il avait déclaré faire de la jeune fille son étoile. Et donc là seulement il comprendrait.

Métaphorique ou non, ça lui était égal à Amber. Aussi éternelle qu'étaient les étoiles dans le ciel, elle désirait l'être pour lui dans son univers. En gros, c'était ça. Certes peut-être que c'était un peu étrange comme déclaration mais les phrases les plus simples cachent sans cesse des milliers de sens. Et si Mathéo ne le saisirait pas sur le moment, ça n'était pas grave.

Laissant alors libre court aux élans de son cœur, elle passa luxurieusement ses bras autour du jeune homme, les posant sur ses épaules autour de son cou.


- Mathéo, tu crois qu'ici on est vraiment tranquille, parce ce que... je n'avais pas trouvé de plus bel ou meilleur endroit, mais...

*Mon Dieu j'ai perdu le fil de ma phrase.*

Tant pis. Advienne que pourra. De toute évidence, elle s'était lancée donc autant continué. Mais et SI c'était un peu trop précipité? Amber devait admettre qu'ils venaient à peine de se retrouver quand même, alors pourquoi maintenant? Oh et puis à quoi bon réfléchir. Elle n'allait pas proposer de commettre un meurtre. Non... Elle voulait simplement (simplement ah ah) passer un moment intime et privilégié avec celui qu'elle aimait. Dans une salle de classe! Mais quoi de plus merveilleux? Cependant, si elle y songeait plus attentivement, à moins de s'infiltrer clandestinement dans son dortoir ou de l'inviter chez elle (oh la bonne plaisanterie), il n'y aurait jamais réellement de lieu approprié en fait... Seigneur mais à quoi elle pensait là? Ça ne lui ressemblait tellement pas. Trêve de bavardage, inutile de tergiverser là dessus plus longtemps.

- Que dirait-tu, d'aller danser? Murmura-t-elle dans le plus candide naturel.

Danser... Danser. Danser? Mais pourquoi avait-elle utilisé ce mot là? Il devait y avoir une erreur dans l'arrivage des mots qui sortaient des lèvres de la demoiselle. Soit elle s'était trompée. Soit elle l'avait inconsciemment fait exprès. Pour paraître moins choquante aux yeux du jeune homme peut-être. Ou pas. Ceci dit, tout était dit à présent. Pas tout à fait dans l'optique qu'elle s'était imaginée au début mais bon, tout se rejoignait. Et dans son sourire pétillant qui ne s'effaçait point, elle ne le lâchait pas des yeux.


________________Requiem for a Prophecy________________


Jake&Amby <3
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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Jeu 9 Mai - 7:09




    Seul avec Amber. C’était en même temps magnifique et flippant. Oui Magnifique parce qu’il aimait se retrouver seul avec elle. Parce qu’il l’aimait et qu’il était bien en sa compagnie. Parce qu’elle réchauffait ses journées et qu’elle embaumait ses nuits. Simplement parce qu’il ne pouvait pas se passer d’elle. A chaque fois qu’il la retrouvait, il était tellement heureux, il avait des papillons dans le ventre, son cœur battait encore plus vite et son cerveau se brouillait. Une sensation tellement agréable qu’il voulait la ressentir à chaque instant, chaque moment de sa vie. Il n’avait jamais ressenti ça auparavant et maintenant il ne regrettait pas de s’être plongé dans ce monde inconnu qu’est l’amour parce que c’était encore mieux que dans ses plus beaux rêves. Parce que c’était Amber tout simplement. Parce qu’elle était belle, gentille et parfaite.

    Mais bien sûr, il y avait les moments où elle devait partir. Parce qu’elle ne faisait plus partie entièrement du Monde Magique. Quand elle venait c’est génial mais quand elle partait, ça l’était beaucoup moins. Mathéo savait qu’elle ne pouvait pas rester indéfiniment à ses côtés, elle avait une vie dans le Monde Moldu. Elle avait ses cours de danses, sa famille. Mais même s’il savait qu’il était égoïste avec ses pensées, il l’aurait voulu avec lui en permanence. Sans elle, sa vie ne rimait pas à grand-chose. D’un côté, il avait l’impression qu’elle le faisait un peu grandir quand il était avec elle. Parce qu’il faisait plus attention. Il ne faisait pas d’énormes bêtises comme à son habitude. Il était posé. Bien sûr, ses vilains démons revenaient parfois mais beaucoup moins souvent. Quand elle n’était pas là, il accumulait les conneries et faisait tomber avec lui des gens, même s’il les appréciait. Il ne réfléchissait tout bonnement pas à ses actes.

    Mais seul avec Amber, c’était également flippant. Bien que magnifique ces moments qu’ils passaient ensembles. Se retrouver seulement avec elle avait quelque chose d’inconnu. L’inconnu fait peur aux gens. Le jeune homme n’avait pas vraiment peur d’elle, parce que c’était un ange et qu’elle ne pouvait faire peur à personne. Mais c’était la situation qui l’effrayait et ce dont elle était capable. C’était idiot d’avoir peur de quelque chose comme ça. Mais il était connu que le jeune homme était tout sauf quelqu’un de totalement normal après tout.

    *T’as peur du sexe maintenant ? On aura tout vu. Et avec tes grognasses, c’est qui qui allait les voir en premier ?*

    C’est vrai que pour les pouf hyper oxydés des Caraïbes, il avait fait le premier pas, et sans une once de peur. Mais ce n’était pas la même chose. Là, il avait eu le temps de réfléchir, et quand on réfléchit, c’est tout bonnement affreux. On se rend compte de pleins de choses. Et finalement on se dit qu’on aurait du foncé la tête baissé. Mais c’était trop tard pour Mathéo, il ne pouvait y aller en étant zen maintenant qu’il s’était questionné sur tout ça.

    Le jeune homme avait échappé à la question de qui elle était pour lui avec une phrase toute simple. En fait, il n’avait aucun mérite. Il avait entendu un des mecs de sa mère lui dire ça, avant qu’elle rencontre le père d’Aaron. Ouais sa mère était une espèce d’accro aux hommes. Elle n’était rien sans eux. Enfin ce n’était pas non plus comme si elle était quelque chose avec eux. Bref, pas besoin de penser à elle alors qu’il était avec Amber. Néanmoins quand il y pensait, sa mère n’avait jamais entendu le nom de la jeune fille. S’il en parlait un jour, elle se demanderait surement qui est cette jeune femme. Il ne partageait vraiment rien avec sa mère.

    Elle ne saurait pas lui répondre, si elle devait elle-même définir ce qu’il était pour elle, il en était certain. Petit copain/Petite copine ? Non c’était tellement idiot comme désignation. Les gens qui sortaient depuis deux jours ensembles simplement parce qu’ils voulaient faire les beaux devant leurs potes se nommaient ainsi. Cela aurait été une insulte à la relation qu’il entretenait avec la jeune fille. Mais bon, peut-être qu’Amber ne pensait pas comme lui. Il ne savait pas comment elle le prendrait mais de son point de vu, Mathéo trouvait ça nettement plus beau de ne pas pouvoir définir une relation que de mettre immédiatement des mots dessus.

    *Quel romantique ce petit, qui l’eut cru ?*

    Il ne voulait pas qu’elle lui réponde, il voulait juste lui faire comprendre que sa question n’avait pas lieu d’être. Juste lui montrer qu’elle était tout bonnement inutile. Parce qu’Amber n’était pas seulement sa petite amie. Elle était bien plus que ça. Mais les mots manquaient. Car il n’y avait pas assez de mots au monde pour décrire leur relation. C’est qui le mec qui invente les mots qu’on lui envoie une lettre. Est-ce qu’il a conscience qu’on manque trop souvent de mots quand on veut parler sérieusement à une personne. Qui décide que tel ou tel mot peut rentrer dans le dictionnaire ? Tellement de questions et pas de réponses.

    - Tu triches. T'avais pas dit à l'instant qu'on était pas obligé de tout définir?

    Non, il ne trichait pas parce qu’il ne lui avait jamais demandé de définir elle-même leur relation. Il lui avait dit simplement que c’était impossible. Et il était conscient de ça, alors il ne l’aurait certainement pas remis dans la même pagaille que lui auparavant. Peut-être ne l’avait-elle pas bien compris finalement. Ou peut-être avait-elle les pensées ailleurs. Mathéo ne savait pas vraiment mais en tout cas une chose était sur c’est qu’il n’avait pas triché. Il n’obligeait jamais les gens à répondre aux questions dont lui-même n’avait pas la réponse.

    Et puis certaines fois, les questions sans réponses doivent le rester. Car sans réponses on peut tout s’imaginer, on peut s’envoler et se laisser porter dans le doux chemin qu’est le songe. On est libre. Libre de choisir ce que l’on préfère. Quand on a donné une réponse à une question, on est cantonné à cette réponse et on ne peut plus choisir car quelqu’un l’a fait à notre place. Non Mathéo lui préférait cette liberté qui le portait doucement.

    – Je ne t’ai jamais dit de définir Amber, je te faisais simplement réfléchir.

    Annonça t-il calmement. Pour une fois qu’il avait l’air intelligent. Autant en profiter. Faire réfléchir les autres ? C’était rare puisque même lui ne se servait pas très souvent de son cerveau. Il préférait vivre sa vie sans se poser de questions. C’est pourquoi il était tellement étrange que Mathéo se pose autant de questions sur la suite avec Amber. Parce qu’ils n’allaient surement pas s’arrêter aux stades des bisous. C’était évident, ils n’étaient plus des gamins. Mais le jeune homme savait qu’il ne ferait pas tout de suite. Parce qu’il n’était pas prêt à partager cette intimité encore plus profonde avec Amber. Il lui avait déjà ouvert les portes de son cœur, il lui faudrait encore un peu de temps pour passer cette étape.

    *D’habitude c’est les filles qui sont réticentes, pas les mecs.*

    Oui peut-être que c’était le contraire en temps normal. Mais était-ce si mal que ça arrive aussi à un garçon ? Au moins, elle savait qu’il n’était pas avec elle que pour le sexe. Parce que c’était tellement plus qu’ils partageaient ensemble. Alors oui, il avait peur de s’ouvrir comme ça. Parce qu’il avait déjà l’impression d’être tellement vulnérable avec elle …

    - Mais si tu veux une réponse. Tu es..., mon... Ciel.

    Et toi tu es l’étoile de mon univers. Elle n’avait pas oublié les paroles que Mathéo lui avait dites quand il lui avait déclaré son amour. Ca le touchait qu’elle s’en souvienne et qu’elle en fasse allusion maintenant. D’ailleurs, ça le stressait moins qu’avant. Il ne pensait plus aux petits tracassements. Non, au contraire, il la regardé. Il se plongeait dans les yeux ambre de cette magnifique jeune fille unique.

    Si elle était son étoile et lui son ciel, ils étaient vraiment complémentaire et finalement ne pouvaient marcher l’un sans l’autre. Une étoile sans ciel ne pouvait briller et un ciel sans étoile n’était pas aussi beau, ne renvoyer pas autant de chose. Ils étaient deux. Mais deux personnes qui ne pouvaient se laissaient, qui ne pouvaient s’abandonner. S’ils étaient seuls, ils ne pourraient exister finalement. Et Mathéo l’avait attendu si longtemps son étoile et maintenant qu’il l’avait trouvé, il ne la laisserait pas s’échapper. Jamais.

    La belle jeune fille, dans un élan de tendresse passa ses mains et les posa sur les épaules du jeune homme qui frissonna à ce contact.

    - Mathéo, tu crois qu'ici on est vraiment tranquille, parce ce que... je n'avais pas trouvé de plus bel ou meilleur endroit, mais...

    *Que … Quoi …*

    Et voilà il n’en fallait pas plus pour faire à nouveau flipper le jeune homme. Bien sûr qu’ils étaient tranquille mais si quelqu’un arrivait ce n’était pas grave. D’ailleurs, ils n’avaient pas forcément besoin d’être tranquille. Elle n’avait quand même pas l’intention de faire l’amour ici, dans une salle de classe vide où ils avaient passé des moments forts désagréables il y a quelques années. Ou de nombreux élèves avaient transpirés de travail.

    [cente]*Et toi mon gars tu ne vas pas transpirer pour les mêmes raisons ?*[/center]

    Non. Non. Non.

    Et puis d’abord, il n’allait pas transpirer du tout, c’était hors de question. Ils allaient rester là tranquillement à discuter ou au pire s’embrasser mais rien de plus. Amber croyait-elle vraiment qu’une salle vide était la pièce idéale.

    - Que dirais-tu, d'aller danser?

    Mais qu’est ce qu’elle racontait. Et maintenant elle parlait de danse. Bon vu ce qu’elle avait dit avant, ce n’était pas trop dur de décoder son message. Mais quand même Mathéo préférait faire l’idiot qui ne comprenait pas. Au moins ca lui ferrait gagner un peu de temps pour réfléchir à comment s’y prendre pour ne pas faire la chose.

    – Euh, bah tu sais, il n’y a pas de musique.

    Dit-il d’un air sérieux. D’un côté, il aurait très bien pu répondre ça sans faire semblant, parce que si on s’intéressait simplement à la dernière phrase, c’est bien ce qu’elle disait. Le pire quand même c’est qu’Amber paraissait tellement naturelle à côté de lui. Comme si c’étai tout à fait normal pour elle. Amber ne le lâchait pas des yeux et de ce fait, Mathéo non plus.

    – Ce qui est bien aussi, c’est de s’assoir, de discuter, de s’embrasser …

    Dit-il tout en la faisant assoir avec lui.

    *Idiot, en laissant ta phrase en suspens comme ça, tu vas lui faire croire que toi aussi tu veux.*

    Ah oui mince il n’avait pas pensé à ça, mais qu’allait-il pouvoir faire, bon dieu. Il ne cherchait surtout pas à lui donner carte blanche. Au contraire, il voulait que ce soi une entrevue simple. Il ne l’avait pas retrouvé depuis longtemps et il voulait profiter d’elle mais pas de cette manière là.

    – Euh … Ou … J’ai mes cartes … On pourrait y jouer …

    Bizarrement il avait du comprendre la débilité de sa phrase puisqu’il avait baissé la voix.


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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Ven 10 Mai - 18:09

Contrairement à ce que pouvait laisser croire le passé de la demoiselle, on pouvait déduire de par ses agissements que l'ange qu'elle avait presque toujours été, avait bien dissimulé un autre caractère inconnu de sa personne. Certes, Amber n'était point bornée au point de concentrer tous ses désirs sur une seule chose et sur ce duel intérieur qui opposait sa prétendue innocence et ses pensées luxurieuses. Mais ce caractère là, elle l'avait gardé seulement pour une personne. Et c'était Mathéo. En sorte que ce qu'elle ressentait était inexplicable. Quand elle se trouvait avec Mathéo et surtout depuis qu'ils s'étaient retrouvés, une toute autre attirance encore caché auparavant avait fait surface. Un désir pur qui s'était éveillé en elle doucement, qui n'avait rien d'un caprice, ni d'une réponse à une jalousie, ou maladie de possessivité instable et obsessive en ayant eu connaissance du passé sulfureux du jeune homme. Non ça n'avait rien d'une pulsion soudaine qui ne ressemblait pas à Amber. Il s'agissait de tout autre chose, un souhait. Ce n'était plus une rêverie flottante et valsante, ni une brève tentation passagère. Maintenant elle ressentait ce désir, d'être avec lui, de partager avec lui ce qui dorénavant les liaient.

Seul petit souci, la manière dont elle l'avait laissé supposer n'était pas des plus adroites.

Un silence. Elle le regardait toujours, ils se regardaient toujours. Et Mathéo était si beau. Ce moment l'était d'ailleurs tout autant. Amber avait avec elle la personne qu'elle voulait, qu'elle aimait. Après avoir tant de mois enfin échapper aux barreaux de la prison de son cœur anciennement meurtri. A présent elle se sentait libre, elle pouvait le regarder de plus près, le sentir près d'elle, entendre le son caressant de sa voix. Emerveillée en tout point par lui.


- Euh... bah tu sais, il n'y a pas de musique.

Pouvait-on dire qu'elle s'y attendait? A force, oui. Surtout que cette intonation sérieuse dans sa voix ne put l'empêcher de croire qu'il n'avait pas saisi du tout le sens de sa question. Et puis évidemment, Amber avait comme d'habitude une soudaine envie de rire. Or si elle se mettait à s'esclaffer, Mathéo finirait certainement par définitivement se vexer ou le prendre mal. Il croirait qu'elle se moquerait de lui ouvertement, ce qui n'était pas tout à fait faux dans un sens... Son cœur riait devant le manque de discernement de Mathéo. Et seules ses lèvres légèrement pincées témoignaient de son envie de rire qu'elle s'efforçait de retenir. Elle s'imaginait qu'il avait pu croire qu'elle désirait danser avec lui au sens propre du terme et d'entamer un pas de deux par exemple... Ce qui pouvait être possible entre autre, vu que la danse était l'un de ses domaines de prédilection. Enfin tout de même! Amber n'aurait pas eu l'idée de se mettre à valser dans la salle avec lui.
Cependant il se pouvait aussi que le jeune homme eut compris ce qu'elle sous-entendait. Mais dans ce cas pourquoi aurait-il répondu à côté de la plaque?


- Ce qui est bien aussi, c'est de s'asseoir, de discuter, de s'embrasser...

Et tout en la ramenant près de lui, il la fit asseoir gentiment sur le sol. "Ce qui est bien aussi". Aussi. Ah donc cela signifiait ce qui est bien en dehors de danser dans le sens où Amber le souhaitait ou alors en dehors de danser, danser comme il paraissait l'avoir compris? Et sa phrase qui venait de laisser en suspens signifiait quelque chose ou non? Impossible, parce que si tel était le cas, ce serait contradictoire par rapport à sa première réponse. A moins bien entendu qu'il l'a faisait tourner en bourrique. Ce qui pouvait être fort probable aussi. Bon, Mathéo avait dit que ce qui était bien c'était de s'asseoir. Ils étaient assis maintenant, donc. Ensuite de discuter. Oui mais de quoi? Ils pouvaient aussi jouer à pierre-feuille-papier-ciseaux. Amber adorait ce jeu d'ailleurs. Avec Hermia et Heatcliff, ils y jouaient souvent, le perdant devait à chaque tour dévoiler un secret, une anecdote de sa vie ou autre. Bref, elle s'égarait. Et en dernier, le jeune homme avait parlé de s'embrasser... Cette idée ne lui déplaisait pas, nullement. Seulement s'ils passaient l'après-midi qu'à faire ça, ils iraient loin. Et à force de songer à tout un tas de possibilités, elle s'embrouillait complètement.
Ah oui, et ce nuage de suspens à la fin de sa phrase. Ça supposait quelque chose ou non du coup?


- Euh... Ou... J'ai mes cartes... On pourrait y jouer...

Évidemment, ça supposait rien du tout.
Et la première réaction d'Amber fut de le regarder plus intensément pour s'assurer qu'il ne lui faisait pas une blague. Mais étant donné l'inclination de sa voix lorsqu'il avait débité sa proposition, Mathéo devait être sérieux sans l'être pour autant. Sincèrement, est-ce qu'il tenait absolument à faire une partie de cartes, là tout de suite? Une image traversa les pensées de la demoiselle.


Lui et elle, tranquillement installés au beau milieu d'un rêve... Non de la salle plutôt, en train de se défier sur une partie de cartes. D'un côté ceci pouvait être divertissant voir même amusant, enfin il n’exagérait pas un peu?
Et comment se retenir de rire après ça, hein? Pourquoi parvenait sans cesse à lui donner l'envie de s'esclaffer? Ça devait inconsciemment être une idée fixe chez lui, obligé. Et assurément il s'agissait bien de quelque chose d’inné et bien ancré en Mathéo que d'être constamment aussi hilarant. A toujours sortir des répliques aussi tordues et de façon aussi naturelles et spontanées, il y avait de quoi être impressionné parfois, non? Amber le trouvait tellement craquant de le voir ainsi désorienté. Mais ça n'excusait pas le fait qu'elle ne comprenait pas pourquoi il paraissait fuir!

Elle devait en avoir le cœur net. Et toujours en le regardant dans le fond des yeux, elle lui murmura sur un ton angélique, essayant tant bien que mal de ne pas exploser de rire:


- T'as vraiment envie de jouer aux cartes?

Situation des plus comiques et des plus délicates... Amber se sentait parfaitement coincée. Pas de là à se sentir rejetée mais c'était tout proche. Très, très proche.
Et comme elle n'en pouvait plus, elle s'esclaffa modérément tant ce moment était tordant.


- J'ai la vague impression que quelque chose t'effraie, ou te dérange... reprit-elle en reprenant son souffle, sa voix soudainement plus grave.


Bien sur il n'y avait rien d'urgent dans cette histoire. Et certes, quand bien même l'on disait si souvent, ne jamais remettre à demain ce que l'on pouvait faire le jour-même, là ça n'avait rien à voir. C'était beaucoup plus important, et Amber en avait parfaitement conscience. Plus que son amour qu'elle lui vouait, plus que n'importe quel autre beau moment qu'elle pouvait dès à présent passer avec lui, Amber aspirait à ce besoin de volupté, à construire ce qui conduirait à les unir par cet élan où ils feraient plus qu'un. Sauf que lui semblait bien décider à dévier par tous les moyens ce sujet et ça commençait légèrement à inquiéter la jeune fille. Lui cacherait-il quelque chose? C'est qu'elle commençait sérieusement à se poser des questions.

Léger soupir.


- Jouerais-tu les coquets ou refuserais-tu réellement de commencer quelque chose avec moi hormis la partie de cartes? Y'a quelque chose qui ne va pas, c'est ça? conclut-elle dans un murmure à peine perceptible.

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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Sam 11 Mai - 16:03




    Mathéo était loin d’être un ange en temps normal dans les relations amoureuses. Sa première expérience sexuelle remontait à ses 15 ans. C’était lors de l’été. Sa mère l’avait envoyait en camp de vacances. Il n’avait pas envie d’y aller au début, mais bon à choisir entre rester à la maison en compagnie de sa « famille » et partir connaître des gens. Le choix n’avait pas été long. Donc le jeune homme était parti en France, dans un petit village paumé, à la colonie des éclaireurs. Il s’est vite fait des amis là-bas. Les gens étaient plutôt sympas. C’était énorme. Les ados faisaient des fêtes tous les soirs. L’alcool était planqué pour pas que les animateurs ne tombent dessus. Et donc c’était parti comme ça. Il s’était beaucoup rapprocher d’une jeune fille. Sarah, elle s’appelait. Elle était tellement belle. D’ailleurs elle ressemblait un petit peu à Amber. Elle avait aussi de longs cheveux noirs comme l’ébène. Mais Sarah avait les yeux bleus. Un bleu océan magnifique. Ils s’étaient éloignés du groupe un soir et était allé dans une cabane dans la forêt d’à côté. Oui c’était l’endroit que le jeune préféré au camp. C’était à l’écart et puis il venait souvent là quand il ne se sentait pas bien. Et ce soir là, il avait eu sa première fois avec Sarah. Cette jeune fille était tellement douce et mignonne qu’il avait franchi le pas. Et tout c’était bien passé. Ca remontait à deux ans maintenant. Mais le souvenir était encore bien présent dans sa tête. Il se souvient d’ailleurs des adieux déchirants avec la belle demoiselle quand la colonie s’était terminée. Le temps avait passé mais il avait encore des nouvelles de la belle jeune fille de temps en temps.

    Et puis depuis Sarah, il y en avait eu quelques unes. Il y avait eu Rebecca. Pas besoin de commentaire sur la sulfureuse Serdaigle. Et puis toutes les filles des Caraïbes. Quand il y repensait, il avait vraiment été trop stupide. Parce qu’aucune n’avait réussi à lui sortir Amber de la tête. Aucune n’arrivait à sa hauteur. D’ailleurs pendant ses vacances aux îles, il avait reçu une lettre de Sarah, et la pauvre s’était fait envoyé boulet méchamment. Mathéo devrait penser à lui envoyer une lettre d’excuse aussi. Oui, elle l’avait contacté alors qu’il était au plus mal. Et elle était trop gentille dans sa lettre. A ce moment précis, Mathéo voulait tout sauf qu’on soit sympa avec lui. Ouais c’est un mec étrange et alors.

    Et maintenant c’était Amber. Il savait qu’il passerait à l’acte un jour avec elle. Mais pas maintenant. Pas ce jour-là. Pourquoi ? Parce qu’il ne voulait pas se forcer. Il ne voulait pas repenser un jour à ce souvenir en se disant qu’il n’en avait pas vraiment envie ce jour-là, il voulait vraiment que ce soit particulier. Et puis le faire dans une salle vide. Non merci. Elle ne représentait absolument rien pour lui, ni pour elle d’ailleurs. Il n’y avait sans doute jamais mis les pieds ensemble, à part peut-être en cours. Alors merci pour le souvenir. D’habitude, c’était les filles qui pensaient à tous ces détails. Mais il voulait que ce soit encore plus spécial qu’avec Sarah. Avec elle, il l’avait fait à l’endroit où il s’était rencontré, à l’endroit où ils avaient échangé leur premier baiser, à l’endroit où ils avaient passé le plus clair de leur temps ensemble tout simplement.

    Quel était l’endroit le plus significatif pour les deux jeunes amoureux ? Mathéo ne se souvenait plus vraiment de la première fois où il l’avait vu. Oui honte à lui. Mais au début, il n’avait pas fait spécialement attention à elle. Parce que c’était une période où il ne s’intéressait qu’à lui et qu’à ses petits problèmes. Il l’avait remarqué bien plus tard. Il se souvenait de leur premier baiser dans la Cabane Hurlante. Lieu un peu étrange pour un premier baiser quand on y repense. Mais Mathéo n’aimait pas faire dans l’ordinaire. Et il avait réussi avec ce lieu plus ou moins terrifiant. Ce premier baiser avait été bref. Mais il l’avait marqué pendant longtemps. C’est surement ce jour là que Mathéo s’est intéressé d’avantage à la jeune fille. Parce que jamais avant, il n’avait voulu embrasser une fille comme ça.

    *T’es quelqu’un d’impulsif Mathéo.*

    - T'as vraiment envie de jouer aux cartes?

    Mais qu’est-ce qu’elle était en train de lui raconter ? Oui il fallait un peu de temps pour que Mathéo se concentre à nouveau sur Amber. Il s’était perdu dans ses pensées pendant ce temps là, et avait complètement oublié qu’il venait de lui proposer un jeu de cartes. Non mais où avait-il la tête quand il lui avait fait cette proposition complètement pourri. Non mais n’importe quoi celui là quand il s’y met quand même. Il ne savait plus quoi faire pour échapper aux avances de la jeune fille. Mais à force de sortir des débilités pareilles, il allait vraiment finir par attirer son attention sur ça. Mais elle était marrante aussi, ils n’allaient quand même pas le faire ici. Et puis des gens pouvaient entrer à leur guise quand même.

    Mathéo pensait qu’Amber était douce et sage. Et finalement, elle avait un côté démoniaque bien caché. Après ce côté ne le dérangerait pas du tout quand il aurait envie de le faire avec elle. Mais pour l’instant il ne voulait pas.

    *Enfin tu peux parler, tu lui as dit que tu t’étais tapé tous les Caraïbes, elle s’attendait à que tu sois un peu plus débauché.*

    Ouais aussi. Mais bon, il n’avait pas réfléchit à ça quand il lui avait sortit cette magnifique phrase. D’ailleurs il se demandait comme il avait échappé à la baffe ce jour là. C’était quand même énorme. Il se prend une baffe quand il a trois quart d’heures de retard et quand il lui annonce qu’il s’est tapé tous les Caraïbes, ca passe comme une lettre à la poste. Etrange, n’est ce pas ? Cette fille n’est pas normale.

    - J'ai la vague impression que quelque chose t'effraie, ou te dérange...

    « Moi pas du tout. J’ai juste peur que tu me sautes dessus d’ici 3 secondes et demi mais sinon tout va bien, hein, t’inquiète pas pour moi. »

    *Mais profite, tu vas passer un bon moment, et puis au moins ça te décoincera un peu.*

    « Je fais ce que je veux avec mon corps. Et j’ai décidé qu’aujourd’hui la marchandise resterait à l’intérieur. Na. »

    *T’es grave.*

    « Je sais et je m’en fous. »

    Elle avait l’air d’en avoir un peu marre. Les filles étaient vraiment chiantes quand elles s’y mettaient quand même. Elles ne pouvaient pas être simples et détendu au lieu de vouloir faire la psy en permanence. Mathéo allait très bien. Il voulait juste ne pas montrer son corps tout de suite.

    - Jouerais-tu les coquets ou refuserais-tu réellement de commencer quelque chose avec moi hormis la partie de cartes? Y'a quelque chose qui ne va pas, c'est ça?

    – Han mais elle me soule.

    *Tu sais que tu parles à voix haute là ?*

    MERDE. Ah beh là, il avait tout gagné. Au moins une chose était sur, c’est qu’elle ne voudra certainement plus coucher avec lui aujourd’hui. Non mais quel idiot. Allez, ça y est. Comment faire devenir une fille encore plus chiante qu’elle ne l’ait déjà. Mathéo vous donnera la solution. Il est trop fort quand même.

    *Prie pour qu’elle soit devenu sourde à ce moment précis.*

    « PITIE. »

    *Vas-y fais genre il s’est rien passé et continue à parler normal.*

    – Non non tout va bien, c’est juste que j’ai un peu mal à la tête aujourd’hui.

    *Le coup du mal à la tête, pas mal.*

    « Avec un peu de chance, elle gueulera moins fort comme ça. »

    Mathéo se sentait quand même bien idiot. En général on préfère que nos pensées restent personnelles. Parce que si les gens savaient ce qu’on disait en permanence dans notre tête, on aurait surement que très peu d’amis.

    – Parce que tu veux qu’on fasse quoi, parce que parler ca va cinq minutes.

    *ABRUTI. Même quand t’es à ras du sol, t’arrives encore à creuser pour t’enfoncer d’avantage.*


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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Lun 13 Mai - 18:12

Bizarre. C'était le meilleur qualificatif qui lui venait à l'esprit quand elle regardait Mathéo. Il était plus que bizarre. Cela présageait-il quelque chose de suspect? Comment le savoir, elle ne pouvait pas lire dans les pensées du jeune homme. Et la seule chose dont elle était encore capable était de subtiliser dans la moindre de ses paroles ou geste le plus infime détail qui pourrait le "trahir". C'est qu'il était tellement énigmatique par moment, à se demander s'il cachait plus de choses qu'elle-même ne lui cachait. Et dire que tout semblait être si paisible depuis que leurs deux cœurs s'étaient ouverts, étrangement elle avait l'affreux sentiment que ça commençait à devenir pire qu'avant. Allez savoir pourquoi elle devenait aussi pessimiste, mais elle pressentait un truc. Quelque chose ne tournait pas rond. C'était d'une telle évidence! Même un aveugle assistant à la scène le remarquerait. D'ailleurs c'était bien connu que les non-voyants détectaient plus souvent ce genre d'ambiance lourd. Mais laissons la morale où elle était.

Mathéo paraissait vraiment ailleurs, s'en était presque insupportable. Ils étaient proches, juste en face et bien qu'elle n'était qu'à quelques centimètres de lui, l'ambiance pesante était telle qu'on aurait qu'un mur invisible venait de tomber entre eux pour les séparer.


-Mathéo tu m'écoutes ou pas...

-Han mais elle me soule.

Elle écarquilla grands ses mirettes, en proie à une stupeur d'indignation monumentalement gigantesque. Était-ce l'une de ses nombreuses plaisanteries ou avait-elle bien entendu? A ce moment précis, Amber avait cru se recevoir de plein fouet une gifle. Impossible. Son ouïe devait lui jouer des tours. Il n'aurait pas osé dire ça... Et pourquoi "elle" et pas "tu"? Elle le soulait. Elle le soulait. Et cette phrase résonnait comme un écho inacceptable dans sa tête.

*Je le soule! Ih mon Dieu. Mais pourquoi, qu'est-ce que j'ai fait encore?*

Et s'il avait pensé tout haut ce qu'il pensait à l'origine pour lui-même dans son esprit? La ce serait cent mille fois plus pire. Amber en déduisit la terrible conclusion que sûrement, depuis tout à l'heure, elle n'avait cessé de l'exaspérer. Ce qui n'était qu'alors qu'un rêve devenait un véritable cauchemar. Remue-ménage complet dans les pensées de la jeune fille. Jamais elle ne s'était sentie aussi humiliée. Il devait y avoir une erreur. Elle n'avait pourtant rien fait de mal, ni même hurler dessus. Alors pourquoi elle le "soulait"? Ce verbe était si désagréable à entendre, surtout venant de lui qui ne le lui avait jamais sorti une réflexion pareille.
En tout cas, ce qui était sûr, c'est que ce lapsus d'abord blessant pour elle, l'avait ensuite complètement refroidie. Amber n'avait plus qu'une seule envie: qu'il aille se faire sa partie de cartes, seul! D'ailleurs ça permettrait à la demoiselle d'avoir un autre du coup... Rassurez-vous pas un autre dans le sens où elle irait chercher ailleurs et direct remplacer Mathéo. Loin de nous cette idée absurde, Amber n'était pas si stupide. Elle aimait Mathéo, mais y'avait des limites à la plaisanterie. En fait, il y avait que la Miss avait un autre rendez-vous en parallèle avec un inconnu. Dire qu'elle aurait voulu faire poireauter l'individu en question, elle finirait probablement par arriver avant lui. Quelle ironie. Néanmoins elle n'allait quand même pas quitter Mathéo maintenant. Attendre qu'il justifie ou tente de rattraper sa bévue serait des plus appréciables, si du moins il en était capable.


-Non, non tout va bien, c'est juste que j'ai un peu mal à la tête aujourd'hui.

Verdict: il n'en était pas capable. Et son cher interlocuteur n'avait rien trouvé de mieux que de prétexter un mal de tête en répondant à sa question précédente... Sans doute en espérant qu'elle oublie ce qu'il avait sorti tantôt et ainsi échapper au courroux de la belle. Sauf que les femmes ont tendances à avoir une excellente ouïe dans ce genre de moment. Mais quelle excuse... C'était le comble du ridicule.

-Parce que tu veux qu'on fasse quoi, parce que parler ça va cinq minutes.

Oh oui excellent! Et qui c'est qui avait dit il n'y avait pas deux minutes que "ce qui est bien aussi c'est de discuter"? Mais du genre extrêmement logique il gagnait le palmarès! S'il changeait d'avis comme de chemise, ils ne s'en sortiraient pas.
Amber avait du mal à garder plus longtemps son calme habituel maintenant... Mathéo venait d'appuyer surle bouton rouge interdit de la bombe à retardement.


- Oh alors ça c'est trop fort! Toi alors! T'en rates jamais une! s'exclama-t-elle outrée.

Ciel, elle venait d'hausser peut-être un peu trop le ton... Tant pis. Et tant pis aussi pour son soi-disant mal de tête, qu'il aille faire un tour à l'infirmerie quand elle partirait, si elle lui tapait autant sur les nerfs.


Puis comme piquée par des charbons ardents, Amber se releva en un bond:

-Mais va donc faire un tour à l'infirmerie ou retourne à ton dortoir pour te coucher!

Sous l'effet de sa demi-colère, douleur et incompréhension, ses mains froissaient sa jupette et en même cette lettre reçue où on lui avait demandé de rejoindre un certain... Zut c'était quoi son nom déjà? Aucune importance, peut-être s'agissait-il d'un pseudo, donc. C'était ridicule, mais elle mourrait d'envie d'inventer un prétexte sournois pour le laisser en plan, sauf que ça ne lui ressemblerait pas... Amber n'était pas du genre à vouloir rendre jaloux qui que ce soit. Mais quand même...

- T'es rien qu'une enflure. Et je ne suis pas sûre que ce soit ton prétendu mal de tête qui te rend comme ça. J'ai compris, c'est bon.

Dans son impulsivité, Amber n'avait pas réalisé qu'elle l'avait insulté... d'enflure. Bon ce qui était dit, était dit. Elle le soulait, c'était une enflure. La terre continuerait toujours à tourner. Personne n'était blessé si ce n'est peut-être intérieurement donc rien de bien grave... Oui oui tout allait à merveille en effet. Amber était tombée bien bas quand même. Encore une fois il se trouvait que la demoiselle soit tombée sur un jour de disgrâce. Elle allait finir par croire qu'elle était faite pour la malchance. Mais si au moins il avait eu la décence de lui faire part de ce qui n'allait vraiment pas! Elle l'aurait mieux pris, sans doute. D'accord, elle allait finir par le reconnaître, une salle vide n'avait rien de discret mais Mathéo avait une langue, un cerveau, il n'avait plus trois mois quoi. Il était bien apte de lui dire ce qu'il avait sur le coeur au lieu de mentir effrontément. C'était plus un nourrisson et Amber n'était pas une furie non plus prête à le brusquer. C'était une fille, ne l'oublions pas. C'était Amber. Et franchement ça n'était pas comme si elle était sur le point de le déflorer. Certes, quand elle y songeait, le moment était peut-être mal choisi au final... Ou alors l'endroit aussi. Ou les deux ensemble. Ce moment était censé devenir un "tout", quelque chose d'important et d'inoubliable. Et qui devrait s'ancrer dans le temps.

Le temps embellit les souvenirs.

Bonté divine, elle n'était pas sans l'ignorer ça en plus! Sauf que le détail du lieu ne l'avait pas affecté plus que cela au début - linotte comme elle l'était - avant qu'il le lui fasse comprendre inconsciemment en lui ouvrant les yeux sur sa bêtise. Oui mais si l'on poursuivait ce raisonnement là, ils n'aboutiraient jamais à rien ensemble. A moins qu'il l'emmène un jour dans son dortoir.


*N'importe quoi, mais quelle imagination débordante Amber.*

Fichtre. De toute façon, elle n'avait plus envie de réfléchir plus longtemps. La froideur de Mathéo l'avait profondément, refroidie. En même temps s'il l'avait réchauffé ça aurait été surprenant. Entendre de la part de la personne aimée qu'on lui tape sur les nerfs ne pouvait que vous laisser dans l'incompréhension la plus totale. Et comme toute Capulet qui se respecte, elle n'allait pas passer outre sa déclaration si franche avant de quitter les lieux la première. Oui cette fois-ci, elle n'allait pas lui laisser le loisir pour la sixième ou septième fois de s'enfuir. Oui pour ça aussi elle avait presque compté et garder ses départs dans sa mémoire...

Dans le Ciel ténébreux où elle brillait pourtant si bien, l'Étoile se sentait soudainement caché par une multitude de nuage.


-Et puisque je te soule, peut-être que je devrais y aller, non? De toute façon j'ai quelqu'un à voir en fait.

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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Sam 25 Mai - 12:18




    Bon d’accord, il avait été tout sauf délicat quand il avait dit à voix haute que la jeune fille le soulait. Avant tout c’était une vérité, il en avait marre qu’elle lui demande si tout allait bien toutes les trente secondes surtout qu’il lui avait dit qu’il allait bien. Alors elle aurait du comprendre que s’il ne lui avait pas dit c’est qu’il n’en avait pas envie tout simplement. Et puis qu’est ce que les filles étaient ennuyantes à toujours vouloir tout savoir. N’avait-il pas le droit d’avoir un jardin secret. Alors c’était ça être ensemble, devoir toujours tout dire à l’autre. Non Mathéo n’avait pas envie d’une relation comme ça. Et puis il avait le droit de dire ce qu’il pensait. Mais bon, il ignorait que les filles n’étaient pas du tout comme lui. Les filles et les garçons étaient surement incapables de se comprendre. Un garçon comprenait toujours un garçon. Une fille comprenait toujours une fille. Mais les deux étaient juste incapables de se comprendre l’un l’autre. Peut-être parce qu’ils étaient tout simplement trop différent.

    Vu comment elle écarquillait les yeux, elle ne s’attendait pas le moins du monde à cette affirmation par le Serpentard. Non d’ailleurs il ne se souvenait pas du tout de qu’elle lui avait dit auparavant, il ne l’avait pas très bien écouté. Malheureusement il savait comment cette entrevue allait finir maintenant qu’il l’avait blessé dans son amour propre. En plus, Amber n’était pas n’importe quelle fille. Elle était assez même parfois beaucoup trop susceptible. Le revers n’allait surement pas être très agréable. Mais bon il s’en fichait, la seule envie qu’il avait été de se barrer d’ici, d’aller se prendre un moment seul avec lui-même près du lac. Enfin d’être partout sauf ici. Il avait mal de tête à force de l’entendre parler. Elle était soulante, voilà ce qu’il avait sorti. Il tenait beaucoup à elle évidemment mais s’il devait arrêter de dire ce qu’il pense simplement parce qu’il ne fallait pas la vexer. Non ce n’était juste pas possible. Il ne voulait pas jouer les hypocrites toute sa vie tout simplement.

    Ce n’était pas le genre du jeune homme de jouer les mecs parfaits. Et ce n’était pas parce qu’il aimait Amber qu’il pouvait changer pour elle. Elle savait comme il était et l’avait accepté tel qu’il était. Alors il espérait tout simplement qu’elle l’avait pris avec ses défauts et ses qualités et qu’elle n’avait pas un jour, voulu le changer. Car non, il ne changerait pas. Il était comme ça, il était maladroit. Il avait beaucoup de défauts. Il manquait de délicatesse mais en tout cas il avait quelque chose pour lui, quelque chose que peu de monde avait. L’honnêteté. Il disait ce qu’il pensait même si ça faisait mal. Bon dés fois c’était quand même accidentel. Mais ce n’était pas son genre de mentir, tout simplement. Alors voilà, il allait surement payer le prix de son honnêteté dans quelques minutes mais tant pis.

    *Mathéo, on est dans un monde où les gens préfèrent leurs illusions à la réalité de la vie.*

    Depuis qu’il était arrivé, il ne se sentait pas bien ici. Il avait voulu venir la voir, il voulait venir ici pour elle, parce qu’il l’aimait parce qu’elle était son étoile. Parce qu’elle était juste quelqu’un de fantastique. Mais il n’était certainement pas venu pour qu’elle ne cesse de l’exaspérer. Et oui c’était dur à dire, dur à entendre. Et son amour propre en prenait peut-être un coup mais que fallait-il faire dans ces moments là. Malheureusement la vie n’était pas livrée avec une notice d’explications. Il n’y avait pas non plus de livres : « comment comprendre les filles ». Il aurait pu rattraper sa maladresse mais inconsciemment ou peut-être consciemment il n’en avait pas envie. Il ne voulait pas lui faire croire que non, elle était juste parfaite, qu’elle ne l’avait pas ennuyé une seule seconde. De toute façon, Mathéo ne savait pas mentir. Alors il prétexta une fatigue, un mal de tête, très peu crédible.

    - Oh alors ça c'est trop fort! Toi alors! T'en rate jamais une!

    Allez et ça y est, elle allait se mettre à hurler. Heureusement qu’il n’avait pas vraiment mal à la tête parce que sinon elle l’aurait vraiment tué à l’heure qu’il est. N’importe quoi de se mettre à crier pour une si petite chose. Elle se releva d’un bond. Mathéo ne put s’empêcher de souffler. Il n’avait vraiment pas envie de se prendre la tête une nouvelle fois avec elle. Le jeune homme se releva à son tour. Il n’allait pas rester assis par terre comme un imbécile. Bref, il la regardait, attendant tranquillement qu’elle s’énerve toute seule. Franchement il ne comprendrait vraiment rien aux filles. Ne pouvait-elle pas être simple comme les garçons. Mathéo n’avait franchement pas l’impression qu’ils étaient aussi compliqués qu’elles. Elles cherchaient tout le temps la petite bête là où il n’y avait pas lieu de la chercher.

    Essaie pas de comprendre les filles.*

    – Mais va donc faire un tour à l'infirmerie ou retourne à ton dortoir pour te coucher!
    – Ouais bah je pense que c’est ce que je vais faire.

    Si elle avait tant envie de ne plus être en sa compagnie, elle n’avait qu’à tout simplement se barrer au lieu de faire plein de chichi et de rester simplement pour qu’il se sente coupable. Ou alors elle aimait lui en mettre plein la gueule. Ou alors, elle aimait tellement les scènes de ménages qu’elle voulait la faire durer. Franchement, il ne la comprenait pas à ce moment précis. Ni l’un ni l’autre ne se comprenait. C’était comme s’il y avait une barrière invisible entre fille et garçon. Une barrière qui aurait pu parfois s’ébranler mais qui jamais ne s’ouvrira complètement.

    - T'es rien qu'une enflure. Et je ne suis pas sûre que ce soit ton prétendu mal de tête qui te rend comme ça. J'ai compris, c'est bon.

    Alors comme ça il était une enflure. Très bien. C’était parfait. Elle n’avait pas qu’à se mettre avec lui si elle était tellement mieux qu’une pauvre enflure. Personne ne l’avait obligé à s’attacher à Mathéo, à lui dire qu’elle l’aimait …

    – Ah ouais c’est ce que tu penses de moi ? Parfait. Tu sais quoi ? Si je suis aussi bas dans ton estime, je ne comprends pas pourquoi tu es avec moi aujourd’hui …

    *Mathéo dis pas des choses que tu vas regretter …*

    Non, là la colère dépassait tout, il avait tout sauf une voix amicale. Il ne pouvait pas, c’était au dessus de ses forces de paraître amicale et gentil alors qu’elle venait tout bonnement de l’insulter. Jamais lui ne se serait permis de la traiter d’idiote. Non c’était juste des mots maladroits. Mais bon, Amber ne comprenait pas. Tant pis pour elle. Mathéo en avait marre d’essayer. Il en avait marre de toujours aller contre sa nature pour lui faire plaisir, de toujours calculer le moindre de ses mots pour ne pas blesser la jeune fille. Là, ce n’était juste pas possible. Alors tant pis, il dirait ce qu’il avait sur le cœur, il le regretterait surement. Mais tant pis, ce serait fait et là elle saurait vraiment ce qu’il pensait. La colère fait dire pourtant ce que l’on ne pense pas forcément. Mais à quoi bon se calmer quand on est déjà beaucoup trop énervé.

    -Et puisque je te soule, peut-être que je devrais y aller, non? De toute façon j'ai quelqu'un à voir en fait.

    « Ouais c’est ça barre toi. Va voir le mec à qui t’a donné rendez vous juste après moi. » Elle le cherchait, c’était comme si elle avait envie qu’il s’énerve vraiment contre elle. C’était si jouissif que ça de voir Mathéo hors de lui. Non vraiment il y avait une cassure à ce moment précis. Et il ne pourrait sans doute rien rattraper aujourd’hui. Trop de choses avaient été dite.

    – Tu n’aurais peut-être juste pas du revenir …


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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Lun 10 Juin - 8:03

S'il existait une fille capable de toujours tout mettre en l'air avec virtuosité, on pouvait sans aucun doute décerner le meilleur prix de la capacité à y être tant doué en un temps record. Assurément ses paroles précédemment déclamé n'avait qu'augmenter le mur qui dorénavant s'installait de nouveau entre eux. Virtuellement il devait déjà dépasser les plus hautes montagnes et sa largeur devait bien faire la distance terre-soleil. Pas étonnant qu'ensuite Mathéo remette en question la raison qui avait conduit la demoiselle à " être " avec lui ... La surprise l'ayant pris si rapidement, sa réaction et ses paroles fuyèrent de ses lèvres aussi vite que l'éclair. Dire qu'un jour sa mère lui avait pourtant conseiller qu'une demoiselle de qualité devait éviter d'élever la voix plus haut que le doux murmure du vent dans les roseaux. Elle avait toujours eu cette poésie dans ses paroles qui lui plaisait tant. Le problème était que depuis qu'elle avait vécu à Poudlard, elle avait du omettre ses recommandations plus d'un millier de fois.

Et Amber le savait également qu'elle devait faire un effort pour ne pas s'emporter et se mettre en colère dès que sa fierté en prenait un coup. Mais que voulez-vous ? Elle avait toujours gardé son sang chaud de gryffondor. Et dans ce genre de moment, l'on dit toujours ce que l'on ne voudrait jamais dire. Et ça n'est toujours que plus tard, dans le silence des réflexions solitaire que l'on regrette ses dires et ses actes. Exactement comme cette réflexion qu'elle avait sortie en prétextant ce soi-disant rendez-vous avec quelqu'un alors qu'elle n'avait en réalité strictement rien à faire de l'inconnu. Sauf que la fureur l'ayant emporté sur sa sagesse, c'était sorti tout seul.

Brutalement, il lui sentait venir droit sur elle à la vitesse d'un cognard un tourment des plus nerveux. Amber éprouvait l'anxiété croissante de voir partir Mathéo d'une minute à l'autre comme toutes ces autres fois. Seulement elle ne désirait aucunement son départ et parallèlement elle ne voulait pas non plus faire l'effort de se rattraper pour le retenir. La raison étant assez simple, bien qu'elle était idiote : la jeune fille n'avait toujours pas encaisser la réflexion blessante de Mathéo.

La goutte fit alors déborder l'océan et le transforma en un tsunami de stupeur douloureuse quand il finit par lui déclarer nettement :


- Tu n'aurais peut-être pas du revenir ...

Pire que d'être englouti sous un déluge de reproche. Ce fut le choc total. Comment pouvait-il osé lui dire ça ? Est-ce qu'au moins il le pensait réellement, était-il sincère ? Amber ne comprenait plus rien. Elle avait du mal à se comprendre elle-même par moment et s'il fallait qu'elle cherche à décripter Mathéo en plus de cela. Cependant, ça allait quand même de soi, ce qu'il venait de dire n'avait complètement et logiquement aucun sens ! Il lui avait déclaré quelques jours avant qu'elle ne devait plus l'abandonner et la seconde d'après il changeait foncièrement de version. Merveilleux. Comment ne pas être joliment paumé après ?

Si l'on visualisait le ressenti d'Amber à cet instant, il aurait été décrit de la sorte : la demoiselle était comme échouée sur une plage au bord d'une île déserte, son bateau salvateur - qui n'était autre que Mathéo - s'éloignant au loin. Loin, loin vers l'horizon d'un ciel bleu sans nuage de son côté tandis que le sien ne devenait que ténèbres.

La gorge serrée, Amber se mit à déglutir difficilement, ses yeux à présent éteints de joie toujours braqués sur le Serpentard. Elle avait cette agonie insupportable d'un amour assassiné directement par l'être aimé sans aucun remords. Ses bras, demeuraient inertes le long de son corps tels des barques échoués. Les mots de Mathéo lui ralentissaient la cadence des battements de son coeur accompagnés de cet atroce et lointain écho de ses paroles qui se répétait en elle jusqu'à l'en étourdir.

Puis après avoir laissé un silence conséquent plané autour d'eux :


- Bien. Si c'est ce que tu penses vraiment, parvint-elle enfin à dire d'une voix étranglée. Un jour tu me sors un sonnet et le jour d'après tu me renvoies de la manière la plus vil qui puisse exister. Vous les hommes êtes si inconstants.

Et les femmes trop impulsives, réagissant toujours au quart de tour dès qu'un rien les froissaient. Surtour en ce qui concernait Amber à vrai dire. Pourtant chacun avait ses défauts et Amber était loin de faire exception. S'il fallait être aimé non pas pour soi mais malgré soi, ne devait-on pas passer outre ce qui nous faisait défauts et sonder la personne chérit avec un autre regard ? Amber aimait Mathéo peu importait tout ce qui n'allait pas chez lui. Mais ... Ça n' était peut-être pas pour autant qu'elle allait accepter sans broncher ses derniers propos. Lui non plus d'ailleurs, ne semblait pas vouloir faire un effort. Ils étaient tout deux trop têtus.
La perspective de passer un bel après-midi avec lui n'était plus qu'un amas désolant de doux souhaits... Amber réfléchissait. Mais aucune suite de mots raisonnables ne parvenaient à atteindre ses pensées pour rattraper la situation. Des regrets passaient en elle, au fond de ses yeux qui exprimaient une déception profonde. Cependant malgré cette blessure muette qui l'étraignait, elle était comme déjà lasse. Pourquoi fallait-il sans cesse qu'un bonheur s'achève à une si grande vitesse? Elle avait ce sentiment de courir sans jamais parvenir à réellement le rattraper, lui s'éloignant toujours davantage. Si loin. Et elle, rejetée dans les bas fonds d'un labyrinthe sans aucune issue où elle cherchait en vain la sortie qui la ramenerait à Mathéo. Aimer était peut-être le plus beau cadeau qu'une vie puisse offrir, mais il pouvait si vite se transformer en un terrible poison.

Maintenant, rester à savoir qui de ces deux là partireraient le premier ou mettrait fin à cette nouvelle et malheureuse mésentente.

Finalement elle finit par ajouter sur un ton rapide et à demi-contrarié :


- Peut-être que... je me suis emportée trop vite, mais si tu avais été moins injurieux, j'aurai sans doute réagi autrement.

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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Lun 10 Juin - 10:11




    Il venait de lui dire qu’elle n’aurait peut-être pas du revenir. C’était des paroles assez dures qu’il venait de prononcer, et il ne comprenait pas très bien non plus pourquoi il l’avait fait. Peut-être car elle commençait vraiment à l’énerver. Elle savait le mettre hors de lui et il avait l’impression qu’elle cherchait cela parfois. Bien sûr, il aimait sa relation avec Amber. C’était quelque chose de fantastique, il n’avait jamais vécu quelque chose d’aussi beau. Mais cette chose qui lui apportait un bonheur tellement intense, lui apportait avec ça des doutes et des peurs trop présentes aussi pour tenter de les ignorer. Mathéo ne savait pas comment expliquer cela et il ne voulait pas non plus lui en parler de peur, peut-être de passer pour un idiot. Il lui avait dit qu’il l’aimait et c’était le cas évidemment. Mais il savait que ce n’était pas simplement une amourette de passage, et cela aussi l’effrayait. Elle et lui. Lui et elle. Ca pouvait durer longtemps, il le savait. Mais il avait peur des perspectives d’avenir qui s’offraient à eux.

    Mathéo n’était pas comme tous les autres. Ce ne serait jamais le genre de garçon à dire « Ne t’inquiète pas, je ne te ferais jamais de mal » parce qu’il savait pertinemment qu’il était capable du meilleur comme du pire. Amber était douce et magnifique et même si tout le monde a un mauvais côté, il était assez dur de l’imaginer en la jeune fille. Mathéo avait fait de nombreuses choses plus ou moins graves dont il n’oserait jamais parler. Mais elle, il en était sur, elle n’avait rien à se reprocher. C’était peut-être ça qu’il l’avait attiré chez elle : sa douceur, sa gentillesse.

    Plus personne ne parlait dans cette salle vide du Sixième étage et ça ne présageait surement rien de bon. Tant pis, ce qui était dit était dit et même si on veut se rattraper, il est impossible de rattraper des mots qui sont déjà sortis de notre bouche. Alors oui, il lui avait dit qu’elle le soulait. Et après, qu’est ce que cela pouvait bien faire. Mathéo était comme ça, il disait ce qu’il pense c’est tout et s’il ne pouvait même plus faire ça, qu’est ce qu’il lui rester.

    - Bien. Si c'est ce que tu penses vraiment. Un jour tu me sors un sonnet et le jour d'après tu me renvoies de la manière la plus vil qui puisse exister. Vous les hommes êtes si inconstants.

    Alors, il serait obligé d’être gentil à vie avec elle parce qu’il lui avait avoué ses sentiments. Mathéo eut un sourire en coin. Mais pas un de ces sourires complètement sincère et beau. Non au contraire, c’était un sourire jaune, un sourire qui ne voulait rien dire. Reflétant complètement son agacement. Le jeune homme était tellement démonstratif que son visage le trahissait à chaque fois qu’il ressentait une émotion

    *Mathéo, lâche l’affaire, tu voix bien que ça sert à rien de parler avec les filles, elles veulent toujours avoir raison.*

    Et que pouvions nous dire des filles alors ? Qu’elles sont bien trop susceptible car même si l’on fait des dizaines de choses bien, elles ne retiendront que la seule chose mauvaise que l’on a fait. Mathéo était comme ça et il ne voulait pas changé. C’était comme si une jeune fille demandait à un fumeur d’arrêter de fumer sous prétexte qu’il l’aime. On ne prend pas seulement la personne en amour, on prend toutes ses attaches. Ses qualités, ses défauts, quand bien même nous ne les supportons pas. Oui Mathéo aussi était d’un susceptible. Il n’aimait pas se faire rabaisser comme la jeune fille venait de le faire.

    – Je suis désolé que tu ais mal pris mes paroles mais je ne les retirerais pas. Parce que si je ne peux plus être honnête, qu’est ce qu’il me reste ? Je me refuse à jouer les hypocrites et à garder mes pensées pour moi. Si c’est quelque chose que tu ne peux accepter, je ne t’obligerais pas à rester …

    Les mots étaient dits. C’était à elle de les interpréter comme elle le voulait maintenant. Non, il ne changerait pas sa façon d’être pour elle. Il ne pouvait pas l’exprimer plus clairement maintenant. Bizarrement il ne redoutait pas tant et plus que ça sa réaction. Il avait dit ce qu’il avait sur le cœur et pour une fois ça lui faisait un grand bien. C’était comme se libérer quelque peu de tous les désagréments que la vie nous faisait subir.

    - Peut-être que... je me suis emportée trop vite, mais si tu avais été moins injurieux, j'aurai sans doute réagi autrement.

    *Non sans blague ? …*

    Mais comment lui expliquer que c’était juste sorti de sa bouche comme ça, ce n’était pas comme s’il avait voulu lui faire mal exprès, ça lui avait échappé. Ca arrivait ce genre de chose, et elle devait le savoir depuis le temps. Oui, elle s’était emporté vite, Mathéo n’avait pas forcément besoin de se prendre ses foudres sur le dos en ce moment. Mais bon, les filles étaient si émotives. On ne peut pas leur en vouloir trop longtemps, ça fait parti d’elles.

    *Et si tu te décidais à lui dire de quoi tout ça est parti.*

    – Si tu ne m’envoyais pas tous ces signaux sexuels aussi …

    *Je voulais dire tremper un doigt de pieds dans l’eau, t’avais pas besoin de jeter dans le précipice tout de suite.*

    Bon là, il lui envoyait par la figure qu’elle voulait littéralement coucher avec lui et que tous ces signaux le déconcertait quelque peu. Après tout, ça allait peut-être débloquer la situation un peu parce que vu où ils en étaient, ils ne pourraient surement pas faire pire de toute façon.

    Pauvre Mathéo, il faudrait un jour arrêter de dire tout ce qu’on a dans la tête. Pour certaines personnes, ça peut passer pour de l’honnêteté mais pour la plupart des gens, et surtout des filles, elles prennent ça pour une agression. Pauvre chéri, peut être qu’un jour ou l’autre, tu apprendras un peu de choses sur les femmes. J’imagine que ca pourrait grandement t’aider vu ton niveau pitoyable.

    – J’ai l’impression que tu veux brûler les étapes …


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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Jeu 15 Aoû - 6:52

A force de trop réfléchir, Amber avait cette sensation agaçante d'avoir un oiseau qui lui tapait du bout du bec sur la tête. Bien sur, elle n'avait jamais été sans ignorer qu'une relation avait ses hauts et ses bas, et serait non exempt de malentendus. Mais avec Mathéo, il lui semblait que cela arrivait plus que de coutume. Comme s'ils étaient obligés de se prendre la tête pour un rien dès que l'occasion se présentait. D'autant plus qu'Amber se sentait être la source de ces litiges, plus que lui. Quand l'ambiance était enfin propice à la quiétude, il fallait dans sa maladresse qu'elle renverse par inadvertance une bougie et enflamme tout sur son passage. Sans qu'elle puisse ensuite trouver l'eau nécessaire pour éteindre son massacre. 

Peut-être que 
les gens la considéraient comme une fille principalement douce et généreuse. Pourtant n'être vu que sous ce genre d'angle avait ses inconvénients et pouvait s'avérer être épuisant et exaspérant. Cela ne pourrait jamais rendre compte de ce qu'elle avait le droit d'être sans ces dites qualités là. Il suffisait qu'Amber se mette dans une colère noire, agisse par impulsivité, par orgueil ou fasse le moindre faux pas pour qu'elle perde sa crédibilité de fille « sage ». Comme s'il ne lui était pas permis de faire des erreurs. 

Amber était loin d'être une rose inerme.

Et Mathéo ne devait pas oublier qu'elle avait également ses défauts et qu'il devait les accepter, comme elle, elle avait accepté les siens.

Maintenant, la franchise de Mathéo avait tout de même profondément atteint la 
jeune fille. Non qu'elle n'admettait pas ses paroles qui reflétaient une once de vérité, simplement il arrive souvent que les vérités blessent lorsque l'on s'y attend le moins. Et les blessures étaient peut-être plus importantes quand cela sortait des lèvres d'une personne auquel on tenait énormément.
Mathéo l'avait peut-être invité à quitter les lieux, Amber n'en trouvait pas la force. Cependant il était si manifeste qu'ils finiraient par se quitter et achever cette entrevue 
dans les délais les plus courts et départs les plus mortifiants. Et qui sait, si c'était ce qu'ils souhaitaient ? Pour elle, bien sur que non qu'elle ne le désirait pas. Mais quand la déception, la rancœur, la rancune ou la colère enflamme un être, ce dernier, s'il ne fait pas preuvr d'un quelconque effort aura toujours du mal à donner une fin radieuse lors d'une embrouille. Toutes ces funestes pensées d'une fin imminente furent confirmées à la minute où Mathéo prononça l'ultime phrase de sa sentence verbale :


- Si tu

Amber crut sentir tout son être défaillir sous l'insulte. Du reste si elle avait pu se désintégrer et disparaître pour devenir aussi microscopique qu'un atome, ô comme elle aurait aimé pouvoir le faire sans perdre un instant. Malheureusement c'était loin d'être possible, et elle devait encaisser ce qu'elle qualifiait intérieurement d'humiliation. Le sang lui montait aux joues comme un volcan en irruption, sa tête bourdonnante de pensées confuses et honteuses. La demoiselle ne savait plus quel comportement adopter ni réponse donner. Pour sur on ne pouvait pas lui reprocher d'être hypocrite. Mathéo venait de lui exposer clairement et sans détour ce qui à la fois le soulait, le dérangeait et probablement le tracassait aussi. Elle n'aurait pu imaginé pire scénario. Passer pour une parfaite fille obscène et vicieuse du genre de Rebecca. Oui parce qu'à l'écoute de la réponse du jeune homme, pour Amber c'était tout à fait cette optique là qu'il lui donnzit d'elle. De quoi se sentir aussi déroutée que s'il l'avait traité de tous les noms. 
En revanche, il ne faisait qu'attiser également des doutes qu'elle s'était pourtant promis de ne plus faire ressurgir. Car s'il venait d'être totalement sincere avec elle, cela ouvrait deux possibilités de raisons à ce qui le gênait et rebutait... De deux choses l'une, ou il ne voulait pas, disons, précipiter les choses dans la crainte de la mettre ensuite dans la même case que les autres, ce qui, dans un sens était beau à penser. Mais qui dit que c'était ça ? Ou alors dans la pire des visions, il avait d'autres filles en vue. Ou bien, en troisième solution, il avait juste peur. Mais peur de quoi dans ces cas là ?


- J'ai

Le coup de grâce. Avait-il réellement besoin d'être aussi clash avec elle ? Qu'avait-elle bien pu lui faire pour qu'il devienne aussi désagréable et blessant ? 
Dire qu'ils venaient récemment de se déclarer l'un à l'autre, la passion vis-à-vis de chacun semblait si forte, au point de la ternir de paroles sombres et incontrôlés. Et ils n'eurent donc d'autres choix - ou inconsciemment - que d'apaiser cette envolée paisible d'être à deux par des litiges prompt à la dérision. Un acte paradoxal alors que naissait à peine leur amour.
Plongeant dans un tourbillon de perplexité, Amber se questionnait sur ce qu'il entendait par brûler les étapes. 

 
 *Non non non. Je dois retenir les leçons de ma mère. Ne pas se laisser abattre et prendre les moindres paroles importantes ou aussi insignifiantes soient elles toujours de manière à positiver. Même si elles s'avèrent être cinglantes aux premiers abords. *

Oui mais comment voir sa réplique sous un angle positif quand on vous reproche clairement d'être à la limite d'une perverse ?

- C'est bon j'ai compris, finit-elle par répondre sèchement et difficilement, sa gorge nouée par un lourd 
sentiment qui l'écrasait.

Tandis qu'elle tressaillait et saignait encore de ce rejet et de la brutalité de ses vérités blessantes, elle parvint à trouver le courage de cacher sa torture sous son masque habituel de douceur. Étant considéré comme tel, autant continuer à l'arborer, au point où ils en étaient, à quoi bon hausser davantage le ton et envenimer la situation ?
tables en tailleur, bras croisés, son regard toujours tourné vers lui. Inspirant faiblement :

- Alors... Je t'écoute Mathéo. Ça veut dire quoi pour toi brûler les étapes ? murmura Amber doucement, le 
visage impassible.

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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Jeu 15 Aoû - 7:30




    La conversation ne semblait mener à rien. Plus ils parlaient, moins les deux adolescents se comprenaient. Le jeune homme avait voulu lui expliquer ce qu’il avait su le cœur mais finalement c’était beaucoup plus dur que prévu. Mathéo avait toujours été maladroit et il semblait qu’avec Amber, il l’était encore plus. Ce qui commençait à le déranger, c’est qu’il avait la sale impression que la jeune fille pensait qu’il changeait d’avis. Que les sentiments qu’il lui avait dévoilés n’étaient que des mots. Mais c’était faux, le jeune homme n’avait jamais rien ressenti d’aussi fort pour une fille. Ce n’était plus n’importe qui pour lui.

    Le jeune homme supportait mal les jours où il ne pouvait pas la voir. Mais ces journées devenaient de plus en plus fréquentes puisque la jeune fille avait choisi de stopper en parti ses études dans le monde magique. Elle ne revenait ici environ qu’une seule fois par semaine. Le jeune homme ne lui avait jamais rien dit sur ça. Mais c’est vrai que ça commençait à lui peser. Pourquoi devait-il vivre aussi loin d’elle aussi souvent. Etait-ce une façon de tester leur amour.

    *Tu crois que c’est elle, que c’est la bonne ?*

    A vrai dire, Mathéo n’y avait jamais vraiment réfléchit. Pour lui Amber était sa pus belle rencontre et celle qui illuminait sa vie. Il ne pensait pas vivre sans elle pour l’instant mais il avait vu ses parents s’aimer comme des fous puis se déchirer au départ de son père. Donc un amour qui dure toute la vie, Mathéo n’était plus vraiment sur d’y croire. C’était devenu bien trop rare de nos jours. Sa mère avait bien retrouvé un mari et bâtit une nouvelle famille avec lui. Mais cela allait-il durer ? Il en douter encore. Qui voudrait rester avec elle toute une vie ? Personne évidemment.

    Sortons nous de nos pensées pour revenir au Sixième étage, dans une salle de classe vide. Amber semblait de plus en plus en colère et vexé par tout ce que Mathéo venait de lui dire. C’est vrai que ce qu’il venait de lui dire était assez vexant. En effet, il la faisait passer pour une fille accro au sexe, voulant absolument lui sauter dessus. Pour une fille qui se respecte, c’est assez dégradant comme image, il fallait le reconnaître. Elle répondait sèchement et lançait des regards noirs. Mathéo lui, était, toujours debout à attendre le moment propice pour s’en aller le plus loin possible de cette embrouille imminente.

    - Alors... Je t'écoute Mathéo. Ça veut dire quoi pour toi brûler les étapes ?

    Murmura-t-elle doucement, le visage impassible. Maintenant il était dos au mur, il devait s’expliquer, il n’avait désormais plus le choix. Il se sentait un peu coincé sur le coup. Mais finalement, ce n’était pas mieux de se confier sur tout ce qui le tracassait. Peut-être comprendrait-elle mieux le jeune homme s’il lui disait ce qu’il ressentait à ce moment précis. Mathéo qui prônait la sincérité devait l’être maintenant. Parce que s’il continuait à cache ce qui n’allait pas, leur relation allait tout droit à la perte.

    *Prends ton courage à deux mains. Vu la situation, tu n’as pas grand-chose à perdre de toute façon.*

    Elle attendait. C’était à Mathéo de parler cette fois-ci. Lui qui n’avait pas l’habitude de parler de lui, de ses sentiments, de ce qu’il ressentait devait le faire. Il la regardait dans les yeux. Son visage était aussi impassible que celui d’Amber. Il ne voulait pas lui montrer quelconque sentiments. Pas maintenant, pas avant de dire ce qu’il s’apprêtait à lui annoncer.

    – J’ai pas envie de coucher avec toi.

    *Non mais t’es un abruti fini ou quoi Mathéo. D’accord, je t’ai conseillé de tout lui avouer mais ça c’est vraiment la pire façon de le faire.*

    Le jeune homme n’avait jamais été fin et cela se montrait encore une fois aujourd’hui. Non mais quel idiot franchement. Comment mettre une fille plus bas que terre. En lui disant qu’on ne veut pas coucher avec elle, comme ça elle perd toute confiance en elle, elle croit qu’elle n’est pas assez désirable.

    Amber savait qu’il avait couché avec Rebecca et allait peut-être se dire qu’il préférait se taper des poufs plutôt que de coucher avec elle. Il fallait absolument qu’il lui explique plus en détail pourquoi.

    – Je suis pas prêt à le faire avec toi, c’est tout.

    *T’as pas l’impression que plus tu parles, plus tu t’enfonces.*

    – Je veux que ce soit un peu spéciale … Pas comme avec toutes les autres …

    * Toute les autres ? On dirait à t’entendre que tu t’es tapé la terre entière. A quelque chose près ce n’est pas tout à fait faux mais les filles préfèrent entendre qu’elles sont les seules et uniques.*

    – Ca te va comme explication ?

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Amber Fiamata Dia Capulet
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Sam 17 Aoû - 17:23

Dos au mur, Amber s'apercevait bien que cette posture prévoyait une imminente explication face à son comportement. Et la demoiselle attendait, assise sur cette table, qu'il daigne éclairer les choses plus précisément dans le but de la rassurer ou encore d'éteindre ses soupçons qui titillait son esprit.

Tous deux semblait sur la même longueur d'onde à présent, l'expression faciale aussi impassible pour l'un que pour l'autre. Comme s'ils avaient enfoui bien loin ce qui pourtant les avaient réuni ici à l'origine. Il était donc bien difficile voir même impossible pour Amber de déceler le moindre indice ou sentiment que Mathéo ressentait à cet instant. C'était quelque peu déstabilisant pour elle, mais guère prête à le montrer, comme lui, elle tentait tant bien que mal de renflouer sa déception et tout ce qui lui passait par la tête.

Quand la sentence, tel une guillotine qui vous tombe droit sur sur votre nuque, sans un bruit autour ni douleur, se précipita droit sur elle, de manière directe et sincère :


– J’ai pas envie de coucher avec toi.

Depuis le temps, bon nombre de fois elle avait du être habituée par la franhise toujours surprenante de Mathéo, tantôt accablante, tantôt amusante. Maintenant il s'agissait plus d'un massacre verbale dans cette simple phrase. Phrase qui sous-entendait et pouvait sous-entendre tellement de choses à la fois. De quoi faire descendre Amber dans un gouffre de perdition à ne plus savoir comment en sortir. Elle ne se souvenait pas d'un jour précis où elle avait pu être extrêmement humilié mais sur le coup, aujourd'hui était sans doute la pire de toutes. Et devant Mathéo à cause d'elle et de la réponse de ce dernier. C'était bel et bien le " ou comment se rendre prodigieusement ridicule devant celui qu'on aime en un temps record" . La Capulet venait de gagner le palmarès de la fille la plus déplacée et perverse, prix reçu gratuitement et sans gêne par Mathéo, celui qui faisait battre son coeur.
Alors venait des tas et des milliers de suppositions face à ce refus radicale et catégorique de la part du beau jeune homme. Mais quelle était la bonne ? Un manque de douceur de la part de l'ex-gryffondor ? Préférait-il rejoindre Rebecca au final ? Etait-il déjà lasse de la demoiselle ? Ou pire. Peut-être ne supportait-il pas de ne plus la voir aussi souvent et préférait mettre un terme à tout cela... S'en était tellement insupportable qu'Amber se demandait vraiment qu'elle était son problème avec elle. Certes la sincérité est une chose qu'elle appréciait de la part de Mathéo, mais il y avait parfois une limite.


– Je suis pas prêt à le faire avec toi, c’est tout.

L'envie de déglutir et de détourner son regard la prit brusquement. Mais la jeune fille se retenait fortement, elle ne devait absolument pas craquer. Elle avait déjà tellement encaisser de vérité depuis leur arrivée dans la salle, que la suite ne risquait pas d'empirer ... Un seul outil lui manquait, c'était une pelle pour pouvoir s'enterrer plus bas que terre.

– Je veux que ce soit un peu spéciale … Pas comme avec toutes les autres …

Alors c'était donc ça, l'explication finale de Mathéo ? En tant normal, ça l'aurait peu être flattée ou fait plaisir cependant, cette réplique avait eu sur elle le goût amer d'un immense reproche. En résumé, Mathéo avait réussi à lui faire comprendre avec efficacité et une honneteté déconcertante qu'elle était ici même une fille impulsive, impatiente, irréfléchie, et aux idées obscènes. Conclusion, jamais elle ne s'était sentie aussi abattue.
Le temps avait passé depuis le départ d'Amber mais même après son retour, rien ne parassait avoir évolué tant que ça. Elle redevenait de nouveau la cause de leur litige habituel, comme toujours.


– Ca te va comme explication ?

Désarçonnée, elle était totalement désarçonnée au point d'avoir sa gorge terriblement nouée. Empêchant tous sons de sortir de ses lèvres pour dire ne serait-ce qu'un " oui " . Ce fut sa tête qui bougea en premier, acquiesçant sans un mot d'abord, lentement pour lui faire comprendre qu'elle avait parfaitement saisie ce qu'il venait de lui dire. Avant de finir par prendre à son tour la parole après un silence écrasant, chose qui dérivait d'un miracle si elle parvenait à aligner une phrase sans se planter et plonger davantage dans le ridicule.

- Oui. Ca me... va, murmura-t-elle difficilement.

Amber n'arrivait même plus à réfléchir à quoi que ce soit. Son coeur était bien trop meurtri pour qu'elle puisse se mettre en colère ou partir en furie. Elle préférait laisser ce Destin si sournois achever cette torture. Et attendre que ce cauchemar finisse et lui permette de se réveiller. Pourtant c'était la triste réalité et elle ne pouvait rien y changer, si ce n'est faire confiance à son instinct et suivre le cours des choses sans s'éterniser davantage sur ce qui l'anéantissait. Attendre que tout s'arrange, que tout redevienne normal encore une fois ?Mais jusqu'à quand ?


- Je crois qu'entre ce que je pense... ce que j'aimerai dire, ce que je crois dire, ce que je dis ... ce que tu devais entendre, ce que tu as entendu... ce que tu as compris. Il ya des possibilités que nous ayons tous les deux des difficultés à communiquer et à ce faire comprendre. Je suis désolée.




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Mathéo Moreno
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MessageSujet: Re: [Amber/Mathéo] Au secours Maman, j'ai peur ...    Dim 27 Oct - 16:49




    Le faire avec Amber maintenant était juste impossible. Si ca avait été une personne insignifiante, il l’aurait fait, il s’en fichait. Mais elle non. Ce n’était pas possible de la traiter comme une vulgaire chose, ou de la mettre au même niveau que les filles des Caraïbes cet été. Alors il lui avait enfin avoué qu’il n’avait pas envie de coucher avec elle. Bien sur, il ne fallait pas le prendre mal, il n’y avait absolument rien d’insultant dans sa phrase, il fallait plus prendre ça comme un honneur, cela voulait dire qu’elle comptait assez pour lui pour être différente des précédentes. C’était peut être idiot mais il voulait que ce soit un peu spécial, après tout ce serait leur première fois ensemble, il fallait que ce soit mémorable dans le bon sens. S’ils avaient fait ça, là, maintenant, dans cette salle vide, cela ôtait un peu tout le caractère magique.

    D’un autre côté, il devait avouer que ça le stressait aussi un peu. Le jeune homme était loin d’être pudique mais aux côté d’Amber, il redevenait cet enfant peu sur de lui, à se poser un tas de question. Et si je ne lui plaisais pas ? Et si elle s’attendait à mieux ? Mathéo était heureux de l’avoir retrouvé et même s’il y avait souvent des disputes, il savait qu’il l’aimait vraiment et qu’il ne la lâcherait pas. Il voulait la garder avec lui. Il aurait tellement aimé pouvoir être avec elle tout le temps, mais bon, la distance renforce les liens du cœur, à ce qu’on dit.

    Le jeune homme s’était évadé dans ses pensées. Mais il était toujours là, dans cette classe vide en compagnie d’Amber, avec cette charmante conversation sur le sexe. Il venait de lui demander si ses explications lui allaient. Bon, elle n’était pas des plus charmantes. Assez maladroite comme d’habitude. Mais, elle avait eu un certain effet sur la belle jeune fille puisqu’elle n’osait dire mot. Elle acquiesça d’abord d’un signe de tête avant d’aligner trois mots par la suite.

    Elle retrouva enfin la parole pour sortir une phrase bien complexe. Bon heureusement le jeune homme en comprit le fond. En gros, elle lui disait qu’ils avaient des problèmes de communication. Elle n’avait pas tout à fait tord d’ailleurs. Parce qu’ils ne se comprenaient pas toujours certes. Amber prenait d’ailleurs assez souvent mal ce que disait Mathéo.

    *En même temps, dés fois tu es un peu trop franc mon petit.*

    Le jeune homme s’en fichait. Après tout, c’est ce qui faisait le caractère unique de leur couple. Et puis des disputes de temps en temps, ça ne pouvait faire que du bien, non ? Le jeune homme s’approcha d’Amber et lui posa un baiser sur le front.

    – Peu importe qu’on ne se comprenne pas toujours, l’important c’est qu’on finisse toujours par s’expliquer. Tu me pousses à exprimer clairement le fond de ma pensée, même sur des sujets dont je n’aime pas forcément parler, et je trouve ça bien. Tu m’apportes du positif, et c’est pour ça que tu n’as pas à t’excuser.

    Annonça le jeune homme, avec un petit sourire au bout des lèvres.

    – Tu sais quoi ? Reste ici, surtout ne bouge pas, et rejoins moi dans le parc, à notre endroit, dans un quart d’heure !

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