Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 Requiem for Prosperity.

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Jonathan Crane
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MessageSujet: Requiem for Prosperity.   Lun 15 Avr - 21:11

- LAISSEZ-MOI... ALLEZ TOUS CREVER...

- Il délire complètement, annonça le Magicomage aux deux sorciers qui attendaient le diagnostique, l'ayant déjà constaté par avance. Je suis désolé, mais vous ne pourrez pas l'interroger, pas aujourd'hui.

- LACHEZ-MOI... ME TOUCHEZ PAS SALES SORCIERS.

Les derniers cris inhumains du patient s'étouffèrent lorsqu'ils sortirent de la chambre en le laissant en compagnie du personnel, qui tentait de le maintenir sur le lit. On finit par lancer un Incarcerem qui le ligota sur place, ce qui accentua son hystérie.

- Étrange... C'est comme s'il avait été prévenu de nôtre arrivée.
- Il aura bu un de ses liquides qui fait perdre la raison, dans son atelier... Qu'est-ce qu'ils feraient pas pour échapper au Magenmagot...
- Hewlett ne voulait pas le donner au Ministère ! Il voulait seulement qu'on l'interroge à propos de la jeune Alice... Et quelque part, je le comprends. T'as vu l'état de l'endroit où ils vivaient ?
- Tu veux dire... Où il la séquestrait ?
- Une équipe est en train de fouiner... En espérant qu'les Aurors ne viennent pas y mettre leurs sales nez.
- C'est drôle de se dire que tous nos anciens collègues nous tournent le dos maintenant...
- Tss... Ses vieux sacs de bombabouses vont regretter de pas avoir changé de camps au bon moment !
- Je vois Dumbledore en lui.
- En Frank ? Potter m'a dit pareil... Mais c'était avant... Tu sais quoi.
- Ah non, on va pas recommencer ce genre de code !
- Mais roh... Son divorce.
- Ginny et Harry vont... !
- Nom d'un Scroutt à Pétard, bien sûr que non ! Je parlais de Frank et Marina...
- Oh... Oh !
- Ne sois pas si étonnée... A mon avis quand on est en guerre, c'est difficile d'entretenir une vie de couple !
- Bah, et nous alors ?
- Nous ? Bah nous on est l'exception, et puis on est pas à la tête des Forces Sorcières, ni d'une l'école de magie.
- C'est pas faux
, approuva la sorcière avec un hochement de tête franc. Tiens, voilà le docteur Alan à la rescousse !

A l'intérieur de la chambre, rien ne s'était arrangé. Jonathan Crane était en plein combat avec ses démons, inconscient de l'agitation générale qu'il produisait... Mais c'était bel et bien lui, en pleine conscience, qui avait décidé, non pas de boire un élixir, mais de se pulvériser son propre gaz hallucinogène sur son visage, en comprenant que la fin de tout ses projets arrivaient. Lorsque les quelques FSI chargés de l'interroger se trouvaient dans l'enceinte du vieil hôpital désaffecté, Crane était déjà parti très loin dans son état second. Les FSI n'avaient eu d'autres choix que de le confier à Sainte-Mangouste, en assistant impuissant à la liberté que le docteur s'offrait... Car la jeune Alice n'avait pas voulu déposer plainte. Mais la jeune Alice n'avait, elle aussi, pas toute sa tête.
Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le produit qu'il avait inhalé s'estompait avec le temps, – car pas encore au point – et que Crane comptait sur les ennemis de ses ennemis pour l'accueillir en ami, pour ne plus jamais... jamais... se retrouver en prison.
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Alan P. Misfits
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MessageSujet: Re: Requiem for Prosperity.   Mer 17 Avr - 11:00

- Tiens, voilà le docteur Alan à la rescousse !

Essouflé, Alan courrait le long du couloir pour tenter de gérer son collègue - et ami ? - Jonathan Crane. Il s'était beaucoup inquiété pour lui, depuis sa disparition, et s'était même permis des doutes à propos de leur jeune patiente instable. Doutes insensés, il le savait bien, car elle n'avait jamais tenté de fuir... Et lorsqu'elle s'était représentée aux FSI, juste avant la rentrée, elle avait tout raconté. D'une manière absolument désintéressée, comme si rien ne l'affectait dans ce récit sordide la concernant. Ils décidèrent donc de la renvoyer à Poudlard sous l'oeil attentif de Carlie Miller, et d'aller chercher Crane dans cette clinique désaffectée. Malheureusement, Alan ne faisait pas partie de la délégation, et ses pires craintes se confirmèrent... Après tout, il avait été le psychomage de son collègue durant sa détention.

- Co... Comment...?

Mains sur les genoux, à bout de souffle, il leva les yeux vers la sorcière désolée, qui lui indiqua la porte fermée d'un geste du pouce. Respirant un grand coup, il pressa la poignée, accueilli par des cris hystériques. Les larmes lui montèrent aux yeux, et il chassa tout le monde à l'exception d'un médicomage pour l'assister.

- Qu'as-tu donc fait...

Sa voix était douce, et Crane semblait la reconnaître un peu car malgré son agitation terrible, il cessa d'hurler.

- C'est ça, professeur Crane. Tout ira bien.

Précautionneusement, il défaisait les liens qui le maintenaient allongé, camisole de force tenue prête par le stagiaire. Il observa son patient : son regard trop clair était insensé, et Alan espérait, espérait vraiment pouvoir l'aider.
Quoi qu'il ait fait à la jeune Alice, il ne méritait pas de perdre la raison. Ni la liberté.

Aidé par le médicomage stagiaire visiblement impressionné, ils conduisirent Crane dans une chambre isolée alors qu'il se remettait à vociférer avec horreur dès qu'Alan cessait de lui parler.

- Tout va bien Jonathan... Tout va bien...
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Jonathan Crane
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MessageSujet: Re: Requiem for Prosperity.   Mer 17 Avr - 19:03

Inquiet, extrêmement inquiet... Il ne voulait pas... Il ne voulait pas se trouver parmi eux...
Crane se tordait de douleur à présent, et il était toujours impossible de le faire taire d'un Silencio - les médicomages ayant reçu l'ordre de ne plus utiliser de magie sur lui, car son état semblait empirer en présence baguette magique...

Une voix, ou une présence près de lui le rassura momentanément, il suffoqua, les yeux toujours exorbités. Les idées complètement embrouillées, ils voyaient des personnes défiler sans jamais les reconnaître... Et il voyait la camisole... non...

- Non... pas la camisole... Non... NON !

Mais il se laissa pourtant emmener, sans vraiment réfléchir.

- Tout va bien Jonathan... Tout va bien...

Crane s'agrippait comme un môme au bras de Misfits, incapable de cligner des yeux et visiblement inconscient de ses actes, même si son cerveau se trouvait très reposé à cet instant, près d'une personne qui lui était familière.

- Maman... Maman... Ramène-moi... à la maison...

D'un seul coup sa tête lancina, plusieurs flash l'obligeaient à se contorsionner... Il souffrait le martyr, une douleur insupportable... Sa dernière patiente, envolée... Son puissant gaz hallucinogène... L'hôpital pour sorciers... Le docteur Alan, à ses côtés... Tout lui revenait, absolument tout. Misfits l'aida à se relever, Crane resta silencieux, il devait simuler les effets de son gaz. La porte s'ouvrit, il se réfugia subitement dans les bras de son ancien partenaire de recherche - pour qui il éprouvait un respect incroyable, pour un sorcier ! - avec anxiété (était-ce encore de la comédie ?).

Du coin de l'oeil, Crane reconnut von Gotha, le père d'Alice, la jeune fille sur qui il avait expérimenté. A vrai dire il ne lui en voulait même pas de l'avoir abandonné et dénoncé, après tout ce qu'il lui avait fait subir après tout... Ils étaient quittes, à peu près... Du moins jusqu'à ce que son cher père débarque. A ce moment précis, peu sûr des attentions de ce duc de l'Est, il hésitait à s'enfuir ou à faire confiance à Alan.
Le docteur Jonathan Crane jugeât bon de confier sa vie à cet ami improbable... ce sorcier qui se distinguait des autres par son intelligence et sa sagesse.
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Ludwig Von Gotha
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Requiem for Prosperity.   Mar 23 Avr - 10:18

- Elle est toujours à Poudlard, sir. Aucune anomalie comportementale recensée.

- Très bien.


Merlin, qu'il en voulait à sa fille. Elle demeurait ce qu'il avait de plus cher à son coeur, mais lui pardonner sa disparition, son fol enrôlement dans le groupuscule Mangemort - qui n'était pas une place pour une femme, après tout même la terrible Katheryn Davidson y avait perdu sa place, morte ou prostituée, qui savait à part McBlake ? - et son manquement à la discipline que son rôle de père lui imposait... Von Gotha n'était pas connu pour pardonner quoi que ce soit. Avec le temps, sans doute sa fille ferait-elle exception.

Si elle se pliait à ses devoirs et au rôle qui était sien.
Mais fort heureusement, les rapports médicomagiques de la thérapie qu'elle suivait à Poudlard n'étaient pas alarmants, son dossier scolaire toujours brillant malgré son trimestre manqué.

- ... l'a trouvé là-bas dedans, pas difficile vu les cris qu'il poussait, en même temps pour être honnête je me suis toujours demandé ce que vous trouviez de bon à travailler avec ce moldu bizarre...

- Le Docteur Crane est un sorcier, et ses compétences dépassent de loin toutes celles des psychomages de cet hôpital. Quel niveau ?

- Troisième.


Le duc von Gotha tendit l'oreille aux mots "docteur Crane". Ils l'avaient retrouvé...

- Merci pour votre travail. Je reviendrais la semaine prochaine.

Mais au lieu de prendre la porte, il suivit Misfits au troisième étage. Il était partagé entre l'idée que ce répugnant moldu de Crane avait osé toucher à sa fille bien-aimée et le fait que son arme soit la plus puissante et la plus complexe jamais imaginée... Deux penchants ramenant à une même conclusion : ce type devait être ramené au QG. Il poussa fermement la porte, bien décidé à s'imposer... Et assista au touchant spectacle d'un homme démoli, fermement accroché au seul qu'il semblait capable de reconnaître... Von Gotha plissa les yeux.

- Oh non. Se l'est-il infligé à lui-même ?

Misfits se frotta le nez dans un geste de nervosité, visiblement confus. Il ne semblait pas être au courant de toutes les expérimentations de son copain... Très bien. Le duc réfléchissait à toute vitesse. Il s'approcha, força Crane à relever la tête pour sonder son regard mort - dégoûté par ce contact - et eut l'impression que tout n'était pas perdu - notamment parce qu'il n'hurlait plus d'incohérences, en fait.

- Qu'a-t-il pris selon vous ?

Von Gotha leva son regard d'un vert violent vers le médicomage alarmé, et prétendit :

- Monsieur Crane est de ces potionnistes qui aiment expérimenter. Nous étions plus ou moins... en contact, lui et moi. Je veux dire, nous nous communiquions des informations par hibou, précisa-t-il en surprenant un geste protecteur de Misfits à l'égard du psychologue. Il travaille depuis des années sur un filtre complexe qu'il a pu inhaler par inadvertance... Et je pense pouvoir le ramener à lui-même, si vous me permettez de le transférer dans mon... laboratoire personnel.

Misfits le sondait littéralement. Un homme intelligent, mais qui semblait étrangement attaché à ce misanthrope de sous-moldu. Sans doute faisait-il la part des choses... Sans lâcher son collègue/patient, il se décida après une bonne minute de réflexion intensive.

- Soit. Mais je vous accompagne. Le Docteur Crane est mon patient et je ne le lâcherais pas d'une semelle. Sous aucun prétexte.

Une poignée de main plus tard, Crane était installé sur une chaise roulante très molduesque pour éviter toute crise, et les trois hommes s'apprêtaient à quitter l'hôpital...
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Jonathan Crane
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MessageSujet: Re: Requiem for Prosperity.   Mer 8 Mai - 14:40

- Oh non. Se l'est-il infligé à lui-même ?

Crane releva la tête, les yeux perdus. Il était très facile pour lui de mimer la folie, on se demande bien pourquoi... Jusqu'à ce que von Gotha décide de l'examiner, car Crane avait une envie irrépressible de sourire - ou de lui gerber dessus.

Je n'ai pas pu te détruire, toi. Mais ta fille...

- Qu'a-t-il pris selon vous ?

Au moment même où il n'arrivait plus à se retenir, merci Alan. Celui-ci s'occupa de lui, tandis que von Gotha lui réservait ses plus belles félonies.

- Monsieur Crane est de ces potionnistes qui aiment expérimenter. Nous étions plus ou moins... en contact, lui et moi. Je veux dire, nous nous communiquions des informations par hibou.

Tu t'en sors toujours, n'est-ce pas ?

- Il travaille depuis des années sur un filtre complexe qu'il a pu inhaler par inadvertance... Et je pense pouvoir le ramener à lui-même, si vous me permettez de le transférer dans mon... laboratoire personnel.

Crane aurait tout donné pour continuer ses recherches et finir son poison... Il avait pensé un instant que ce duc de l'Est lui rendait visite pour venger sa fille, alors qu'en réalité il lui offrait une liberté qu'il ne pouvait absolument pas refuser. Ici, dans cet hôpital monstrueux, on aurait fini par découvrir qu'il avait recouvré un état normal... Et on l'aurait enfermé de nouveau dans sa cellule.
Mais, connaissant l'intérêt des mangemorts pour son invention - qui lui avait d'ailleurs déjà coûté sa liberté il y a quelques années - il savait qu'il pourrait la terminer s'il s'alliait à eux momentanément. Et von Gotha savait que Crane n'y résisterait pas, celui-ci priait d'ailleurs pour qu'Alan ne s'y oppose pas, le fixant de ses grands yeux vides, légèrement touché qu'il mette autant de temps à prendre une décision.

- Soit. Mais je vous accompagne. Le Docteur Crane est mon patient et je ne le lâcherais pas d'une semelle. Sous aucun prétexte.

Ça ne lui posait pas de problème, au contraire, mais lui savait-il dans quoi il s'engageait ? Il lui rendrait la pareille, en prétextant avoir besoin d'assistance pour mettre au point son gaz de peur instantanée.
On l'installa sur une chaise roulante, à l'évidence enthousiasmé de pouvoir enfin quitter cet endroit... Mais il comptait encore profiter de cette situation.

- ATTENDEZ. Ludwig ?... vêtements. Je veux... mes vêtements.

Remarquant le silence perplexe qui s'installait, il feignit la crise. En réalité il se fichait pas mal de cette blouse verte, mais un psychologue de sa renommée pouvait très bien refuser de sortir dehors dans cette tenue caractéristique des malades qu'il était censé soigner d'habitude.

- JE VEUX MES VÊTEMENTS. J'LES VEUX J'LES VEUX J'LES VEUX ! cria-t-il en s'agitant comme un épileptique.

Lorsqu'ils passèrent la vitrine ensorcelée, le soleil l'aveugla - un court très court instant. Car le ciel s'assombrissait, non pas de nuages, mais de volutes de fumée épaisse, noire. Il avait déjà pu observer ce phénomène, et son corps se raidit intantanémment.

- Mangemorts, murmura-t-il, crispé dans sa chaise.

Les gens autour d'eux regardaient le ciel, commençaient à s'inquiéter... Et ils n'avaient pas idée d'à quel point ils avaient raison.
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