Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫

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Mackenzy White
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MessageSujet: « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫   Lun 4 Mar - 14:48

Une silhouette haute marchait d'un pas hésitant dans les couloirs déserts du château. Seule la lune déjà bien haut dans le ciel trahissait l'heure tardive et cette présence qui se détachait sur les murs nus du premier étage. Les traits du professeur Mackenzy était tirée par une douleur que la femme tentait de contenir vainement, ses cheveux tombaient sur son visage, une main crispait sur son abdomen. Elle prit appuis quelques minutes sur un mur pour reprendre son souffle, regarda la lune sans réellement la voir, l'astre nacrée se reflétait dans son regard dorée. La femme ne se rendit pas compte tout de suite qu'elle était plaqué contre la porte en bois de l'infirmerie. Elle la fixa, l'esprit totalement vide, avant de poser une main sur la poignée froide, doucement. Elle entra à pas de loup, inspectant les lieux pour vérifier s'il n'y avait personne. Fort heureusement pour elle, aucuns élèves n'avaient décidés de tomber malade ou de faire exploser un chaudron en cours de Potion ainsi les lits étaient-ils parfaitement aligner, au carré, les draps blancs, les oreilles gonflaient correctement, les paravents repliaient. Mackenzy avança surement, la lueur de la lune éclairait parfaitement l'endroit à travers les fenêtres. Elle se risqua un regard vers l'extérieur, en direction de la Forêt Interdite avant qu'une douleur lancinante lui rappelle pourquoi elle se trouvait ici. Au cours de sa jeunesse, la jeune femme avait souvent aidé Mrs Pomfresh dans le rangement de l'Infirmerie, ainsi connaissait-elle les lieux comme sa poche... Ou presque. Elle tenta d'ouvrir la porte du bureau, fermait à clé pour son plus grand malheureux. Elle chercha à tâtons sa baguette avant de se souvenir qu'elle l'avait glissée dans sa jarretelle et la prit d'une main tremblante, mais tout de même ferme et la pointa vers la porte.

-Alohomora,
murmura-t-elle et la porte s'ouvrit.

D'un coup de baguette, elle alluma les bougies présentent, apportant un peu plus de lumière. Mackenzy jeta sa baguette sur le bureau et commença à ouvrir les placards un à un. Elle prit tous les flocons qui lui tombaient sous la main, puis les reposa aussitôt, frustrée de ne pas trouver ce qu'elle cherchait et s'attaqua à un autre placard. Habituellement, il y avait toujours de l'onguent quelque part ou autre chose pour soigner les plaies mais le professeur n'arrivait pas à mettre la main dessus. Elle avait déjà utilisé tout le stock qu'elle avait dans son bureau et malheureusement, elle n'avait pas les ingrédients nécessaires pour préparer la recette miracle de sa grand-mère. Et même si elle en avait eu les ingrédients, ça aurait été le temps qui lui aurait manqué. Elle claqua la dernière porte sans rien trouver, passa une main dans ses cheveux, son front couvert de sueur alors que sa main était glacée. Finalement, elle s'assit sur la chaise, ne tenant presque plus sur ses jambes, respirant profondément. Elle enleva son chemisier, le lança sur le bureau et porta un regard un regard vers son abdomen. Un bandage l'entourait, rouge de sang et Mackenzy jura. Elle tenta de l'enlever mais la force lui manquait. On voyait clairement la trace de la blessure à travers la forme du sang. Une morsure. Une vieille morsure de loup-garou qui n'avait jamais réellement réussit à cicatrisé et qui s'était ré-ouverte depuis peu. Une blessure empoisonnée. Soudain, son ouïe fine de loup l'avertie qu'il y avait du mouvement dans l'Infirmerie. Avec le bruit qu'elle avait dû faire en claquant les placards, elle avait dû réveiller l'infirmière, surtout qu'elle n'avait pas refermé la porte. Mackenzy attrapa son chemisier, le remis tant bien que mal, n'ayant guère envie qu'on la retrouve dans cet état. Demain matin, ça irait mieux. Comme toujours. Du moins l'espérait-elle...

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Carlie R. Miller
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MessageSujet: Re: « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫   Lun 4 Mar - 16:16

Encore une nuit de plus qui se promettait d'être longue. Peut-être trop longue. Le jour, elle attendait impatiemment la nuit. Et la nuit, elle attendait impatiemment le jour. Etrange, n'est-ce pas ? Pas tellement que ça, finalement. Carlie fatiguait de plus en plus, et pourtant, elle ne changerait de métier pour rien au monde. Elle aimait son travail et elle comptait bien le garder. Malheureusement, elle avait cette impression que plus le temps passait, plus ses journées s'agrandissaient. Les élèves se faisaient de plus en plus nombreux en un minimum d'heures et elle était toujours occupée, presque constamment en train de courir. Mais il le fallait et n'allait pas se plaindre. Mais ces temps-ci, même ses nuits se faisait désirer. Les enfants avaient commencer à prendre l'habitude de venir de plus en plus tard, si bien que son sommeil se cassait de plus en plus souvent, plus régulièrement, maintenant.

Mais ce soir là, aucun élève ne vint. Il semblait être passer un ouragan qui avait chassé chaque adolescent et qui rendait l'Infirmerie complètement vide. Elle avait alors prit ce temps libre qu'on lui offrait pour ranger la grande pièce de fond en comble. Elle en avait également profité pour se coucher plus tôt et ainsi pouvoir profiter de la nuit qui s'annonçait. Mais cette fameuse nuit ne semblait pas pointer le bout de son nez et le sommeil ne se trouva pas au rendez-vous. Carlie se dit que le repos était peut-être une perte de temps s'il n'était pas réel. Durant des heures, elle fermait et rouvrait les yeux, avait chaud, avait froid, et changeant de positions jusqu'à presque avoir fait le tour de son lit. Long et profond soupir qui ne signifiait rien d'autre qu'une terrible exaspération.

Alors qu'elle scrutait le plafond semblant vouloir le déchiffrer, elle resta aux aguets quelques secondes, retenant sa respiration. Un cliquetis avait attiré son attention et elle releva la tête, puis la nuque ainsi que le buste de son lit, se retrouvant assise sur sa paillasse. Elle allumer la lampe de chevet. Un élève ? Curieux, habituellement, ils venaient directement la voir, puisqu'ils savaient pertinemment où elle passait ses nuits. De temps à autre, une tête dépassait de la porte entrouverte et chuchotait "Mademoiselle Miller ? Mademoiselle Miller, j'ai mal à la tête..." et lorsque cela arrivait, elle y trouvait un merveilleux prétexte pour pouvoir sortir de son lit et faire autre chose qu'essayer de dormir vainement. Mais cette nuit là, elle avait beau fixer la porte avec insistance, elle ne s'ouvrit pas. Et aucun visage n'apparut.
Trop interrogatrice, elle se leva.

Recouvrant le lit de ses draps blancs, elle prit ensuite soin d'attraper sa robe de chambre afin de recouvrir sa nuisette en voile blanc ( Rolling Eyes) juste avant de marcher discrètement en direction de la porte, sur la pointe des pieds. Tâtant la poignée, elle finit par la tourner, non sans provoquer un léger cliquetis qui lui fit faire la grimace. Ouvrant machinalement la porte, elle s'arrêta un instant.
A quoi elle s'attendait au juste ? A un homme qui allait lui faire face, armé de sa canne ? Remarque, ça lui était déjà arrivé, pas plus tard que quelques jours avec ce professeur de métamorphose, monsieur Mattheson... Etrange cet homme.

Ouvrant la porte une bonne fois pour toute en cessant d'utiliser cette naïve discrétion et se remettant sur ses deux pieds, elle examina l'Infirmerie un instant. Les bougies étaient toutes allumées, et les placards et tiroirs de l'Infirmerie : ouverts. Avec une expression de dépit - oui, elle allait une fois de plus devoir tout ranger - elle découvrit la seule personne envisageable d'avoir fait tout ce raffut : Mackenzy White, professeur d'étude des Runes et directrice de la maison Serdaigle, se tenait là, assise sur l'un des lit aux draps blanc de l'Infirmerie, comme si c'était tout à fait normal à une heure pareille. Comme quoi les adultes avaient parfois une attitude plus saugrenue que celle des enfants... Faisant quelques pas en sa direction, ses sourcils se froncèrent légèrement en signe d'incompréhension, tandis qu'elle croisa les bras sur sa poitrine.

- Mackenzy ?

Se plaçant debout à ses côtés, elle reprit, sans attendre une quelconque approbation de sa part :

- Que faites vous ici ?

Elle la dévisagea un instant ; passant de ses yeux, à tout son visage, remarquant les traces de sueur qui perlaient sur son visage, ses cheveux bruns qu'elle s'étonna à souhaiter vouloir en tenir quelques mèches entre ses mains, puis son cou, son cou si pâle. Elle revint sur son visage. Lui aussi était pâle. Elle se mit ensuite à contempler le haut de son corps, son buste, lorgnant sa poitrine qui se soulevait à chaque respiration, puis....

- Que s'est-il passé ?

Ses sourcils se froncèrent rapidement, si fort qu'ils se rejoignirent presque, alors qu'elle observait avec horreur le chemin que traçait tout ce sang par dessus le chemisier du professeur White.

- Que vous est-il arrivé ?

L'inquiétude se ressentait maintenant dans sa voix qui tremblait légèrement, redoutant la réponse de la jeune femme. La nature de celle-ci n'était pas une énigme pour elle, puisque Frank Hewlett lui en avait intimé le secret dès son arrivée ici, répétant qu'elle était "dorénavant l'Infirmière de l'école et qu'elle était dans le devoir de savoir". La louve-garou n'avait jamais passé les portes de l'Infirmerie - du moins depuis qu'elle était là - et elle n'avait jamais vraiment prit le temps d'en savoir un peu plus sur elle. Elle aurait pensé à l'aider dans sa potion tue-loup mais apparemment, elle savait le faire elle-même. Il fallait préciser que la brune avait cet aura mystérieux qui se dégageait puissamment d'elle, et n'était apparemment pas l'une de ces personne qui s'attardait trop longtemps sur son intimité.
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Mackenzy White
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MessageSujet: Re: « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫   Lun 1 Avr - 15:56

Mackenzy termina d'attaché les derniers boutons de son chemisier, d'ailleurs certains n'étaient pas dans le bon trou mais qu'importe, elle n'avait pas envie de rester plus longtemps, au risque d'importuner l'infirmière de garde, ce qu'elle ne souhaitait guère. Elle se releva de la chaise, referma le plus de placards qu'elle le pouvait, attrapa sa baguette au passage et sortie du bureau. Elle referma la porte puis se figea, l'oreille à l'aguet. Il lui semblait que finalement l'infirmière s'était réveillée. Ou peut-être ne dormait-elle pas depuis le début? Peu importe, Macky ne se serait pas rendue au catimini dans sa chambre pour vérifier si oui ou non elle dormait, elle avait d'autres chats à fouetter... Enfin d'autres loups mais c'était sans grande importance. Ce ne sont que des divagations de son esprit affaibli. La femme ne put s'empêchée de laisser s'échapper un profond soupire de désespoir. Le plus silencieusement possible, elle fit demi-tour et commença à marcher entre les lits pour quitter l'infirmerie quand de nouveau la douleur lancinante se fit ressentir, la faisant de plier en deux, ne pouvant s'empêcher de jurer en roumain, au grand damne de son arrière-grand-mère moldue qui lui aurait très certainement passé un sévère savon. Tentant la main à l'aveugle pour enfin se saisir du bord en métal froid d'un des lits, la femme s'y assit, la tête rejetait en arrière, respirant profondément et calmement. Son ombre se reflétait, fantomatique, sur les murs de pierre de la salle, vacillante à la lueur des bougies, accentuant l'aura mystérieuse de la femme, comme si elle n'était qu'une illusion parmi ce décor de draps blanc.

-Mackenzy ?

La femme leva les yeux vers la jeune femme qui lui faisait face. Carlie Miller, la nouvelle infirmière, ne semblait pas de ravie de la voir mais restait tout de même très ravissante. Surtout en nuisette qu'elle distinguait sous sa robe de chambre. Le professeur baissa les yeux et détourna la tête, la main toujours sur son abdomen, la mâchoire serrait. Évidement que Carlie ne devait pas être ravie de la voir, surtout en pleine nuit, qu'elle avait mis une partie de l'infirmerie en bordel et surement qu'elle avait dû la réveiller. Même si la jeune blonde semblait parfaitement réveiller. Elle sentie que l'infirmière se posa à côté d'elle, la question sur la raison de sa présence ici mais Macky garda le visage détournait, ne voulant surtout pas qu'elle la voit dans cet état. Elle aurait dû se lever et partie, mais avant même qu'elle n'amorce le moindre mouvement, la jeune femme se rendit compte que quelque chose n'allait pas et son ton changea aussitôt. Trop tard. Logique, c'était son métier après tout, quelle pensée stupide. L'esprit de Mackenzy sembla se déconnecté petit à petit, elle n'entendait même plus les questions de l'infirmière. Lui avait-elle au moins posé des questions? Était-elle sur le bord du lit ou vraiment sur? Faisait-il nuit ou jour? Elle porta la main sur son front, sentie comme quelque chose d'étrange, la passa devant ses yeux. Ils s'écarquillèrent d'horreur en voyant le sang.

-Non non non non...

La femme se releva brusquement, paniquée, fixant ce sang. Le souvenir douloureux d'une nuit de son adolescence, la douleur lancinante dans tout son corps, la peur. Elle se voyait encore courir dans cette forêt durant ses vacances d'été, poursuivit par un loup-garou pendant que le Seigneur des Ténèbres étaient au pouvoir. Elle n'avait eut la vie sauve que grâce à l'intervention in extremis de son père. Mais c'était trop tard, elle était déjà mordu et deviendrait un peu plus lycanthrope qu'elle ne l'était déjà. Un souvenir bien douloureux en soit. De plus, ce n'était pas le genre de Macky se laisser ainsi dominer par ses sentiments, elle si souvent discrète et réservée, un mystère que bon nombre de personne ont tentés de comprendre. A leurs risque et périls. C'était surtout face aux autres que Mackenzy cachait ses faiblesses. Pourquoi? Personne ne serait le dire. Peut-être qu'elle même l'ignore. Peut-être a-t-elle grandit trop vite, en perdant ses parents jeunes et devant s'occuper de son petit frère, pour ne pas l'inquiéter. La femme chancela et tomba dans les bras de Carlie, s'accrochant à elle pour ne pas tomber. Mais maintenant, le petit frère était devenu jeune homme, elle n'avait plus besoin de s'inquiéter pour lui. Tu dois vivre, tu sais Mac. Cessez de sans cesse t’inquiéter pour les autres. Juste toi. La femme lâcha un hoquet de surprise, son esprit divaguant jusqu'aux paroles d'un mort qui lui était si cher. Tellement cher.

-Aide-moi...

Un appel à l'aide. Un simple murmure, à peine perceptible. Mais elle l'avait entendu. Elle le savait. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues, comme si en cette nuit bien étrange, la femme forte dévoilait enfin ses faiblesses, craquait après tant d'années. Ce n'était pas seulement une blessure physique qui s'était ré ouverte, mais bien plus encore...


ps: désolé pour la loooooooongue attente et c'est assez court x_x et p'être un peu décousue désolé =°

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Carlie R. Miller
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MessageSujet: Re: « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫   Dim 28 Avr - 13:20

    - Non, non, non, non...

    Mackenzy White semblait plus mal en point que jamais. La femme, d'habitude si calme et sûre d'elle paraissait si paniquée à cet instant qu'elle parvenait sans mal à transmettre son émoi à la jeune infirmière qui ne comprenait pas assez la situation pour se sentir apaisée. La professeur de runes se releva brusquement du lit aux draps blanc, faisant sursauter sans le vouloir Carlie qui était à l'affut du moindre geste anormale de la part de la brune. Celle-ci aurait voulu faire quelque chose, mais quoi ? Que pouvait-elle donc faire si ce n'était observée le spectacle qui se déroulait sous ses yeux et en silence ? Elle était impuissante et se sentait plus inutile que jamais. Elle était inquiète et incapable de cacher toutes les sortes d'émotions qui la traversaient en ce moment-même.

    -Aide-moi...

    L'infirmière fronça les sourcils de désarroi. L'aider ? Mais comment ? Bon sang, elle était perdue, complètement perdue. Elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose, n'importe quoi, simplement agir et ce, au plus vite. Mais elle n'était au courant de rien, la femme restait mystérieuse même dans ses instants de trouble et ne lui avait encore fait part d'aucun indice qui aurait pu lui faire passer un message, quel qu'il soit.

    Carlie émit un léger soupir nerveux juste avant de passer l'une de ses main sur la joue pâle et glacée de Mackenzy. C'était fou à dire mais celle-ci avait l'air encore plus belle qu'à l'accoutumée. Ses grands yeux gris la vrillait et ils avaient beau être accompagné de cette étrange lueur... Celle-ci les faisait paraître encore plus brillants, que... oui, c'était dingue.
    Puis doucement, elle posa ses deux mains sur les épaules de la jeune femme qui s'était rassis, les bras tendus vers elle alors qu'elle ne cessait de l'observer, mettant son visage au niveau du sien, la forçant, elle, à la regarder.

    - Mackenzy, parlez moi.

    Qu'elle lui parle... C'était bien une étrange façon de la prier de se confier. Mais que pouvait-elle dire d'autre, après tout ? Elle se sentait mal, si mal... Face à sa collègue si faible. Et elle se sentait faible, elle aussi. Mais que se passait-il ? Pourquoi diable cette nuit ne s'était pas passé comme elle l'aurait dû ? Parce que rien ne se passait comme prévu, à Poudlard, pardi.

    - Dites moi ce qui se passe.

    Etait-ce un conseil ? Un conseil dissimulé sous un ordre, probablement. Mais que faisait-elle..? Depuis quand donnait-elle des ordres, au juste ? Et à une femme plus mûre qu'elle, qui plus est. Mais sa curiosité avait été piqué à vif à un moment où elle ne s'y attendait pas. Elle ne s'y attendait plus. Et maintenant, il fallait qu'elle sache. Elle devait savoir. Pour l'aider, elle.

    - Que vous est-il arrivé ? Il faut que je sache.

    *...pour vous.*

    Son mal être était si perceptible que ça la faisait presque souffrir tout autant. Qu'attendait-elle, maintenant ? Espérait-elle vraiment qu'elle se confie à elle dans un long monologue ? Elle n'en savait rien. Pour une fois, elle ignorait tout et elle ne savait pas quoi faire. Pour une fois, elle n'avait pas la situation bien en main. Elle ne maîtrisait rien du tout.

    - S'il vous plaît..., avait-elle murmuré, la gorge sèche.
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Mackenzy White
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MessageSujet: Re: « Soyons jeunes et surtout, faisons face à tout, faisons nous mordre le cou ! » ♪ ♫   Jeu 2 Mai - 16:19

La chaleur du vent qui faisait volé ses cheveux, la douceur de la lumière des étoiles sur sa peau. Les yeux clos, elle respirait l'air iodé à pleins poumons. Un éclat de rire derrière elle, le feu qui crépitait, la douceur de sa main sur sa joue. Un soupir, un sourire. Même sans le voir, elle pouvait dessiner les moindres contours de son visage. Elle était tellement bien et pourtant. Quand ses yeux se rouvrirent, la chaleur devient glacial, la sueur collait ses cheveux, elle ne sentait plus que l'odeur des médicaments et seul la lune éclairait le visage soucieux face à elle. Mackenzy cligna plusieurs fois des yeux, quelque peu perdu. Elle était de nouveau assise et Carlie lui faisait face, son visage en face du sien, ses mains passant de son visage à ses épaules. Elle la détailla attentivement, une partie d'elle-même fasciner par cette apparition si bienveillante et douce, sans comprendre, avant de se souvenir du mal-être qui l'a saisissait. Comment avait-elle pu oublier?!

-Mackenzy, parlez-moi.

Parler? Parler, mais pour dire quoi? Tellement de chose et au final, rien du tout? La femme avait la bouche entre ouverte, remuant parfois les lèvres sans qu'un seul son ne sorte pour ensuite la refermer. C'était étrange comme situation, jamais auparavant elle ne se serait confier à quelqu'un. Si, une fois, il y a de cela bien longtemps. Du moins, en avait-elle l'impression. Mackenzy ne quittait pas la jeune femme du regard, qui ne semblait désemparer et elle s'en voulut. Le professeur White, avoir des remords, une conscience?!

-Dites-moi ce qui se passe. Que vous est-il arrivé ? Il faut que je sache.

C'était plus un conseil que réellement un ordre et Mackenzy se détendit, reprenant peu à peu ses esprits, même si une partie restait déconnecté de la réalité. Comme une tentative de fuite involontaire peut être? Comme ceux qui perdaient la mémoire après un violent traumatisme. La femme fronça les sourcils, un peu hébété, passa une main hésitante dans ses cheveux mouillés. Elle avait toujours mal mais c'était supportable. Physiquement du moins. Elle était là pour ça au départ, non? Pour une vieille douleur physique. Moralement parlant, son mal-être était bien plus profond. Inconsciemment, son esprit cherchait-il de l'aide?

-S'il vous plaît..., avait murmuré Carlie, la gorge sèche.

Mackenzy releva les yeux vers l'infirmière sexy qui l'avait tiré de ses interrogations. Elle voulait l'aidé, elle le voyait très clairement mais la pauvre ne savait comment faire, alors qu'elle-même ne savait comme se venir soi-même en aide. Les yeux de Mackensy semblaient hésités entre leurs doux gris habituelles et le majestueux doré de loup, accentuant la tristesse de son regard. Puis, sans un mot, elle déboutonna son chemisier taché de sang (strip-tease o/), qu'elle enleva difficilement, tout son corps la tirant, et le laissa tomber sur le lit, laissant son buste simplement recouvert d'un soutien-gorge bleu pâle en dentelle ainsi que son pansement de fortune autour de son abdomen. Elle l'enleva, retenant difficilement des grimaces de douleurs sur son visage. Au moment, où elle allait enlevé le dernier tour de ruban, la femme leva les yeux vers la blonde, qui semblait non seulement inquiète, mais aussi curieuse et son regard s'assombrit.

-Ce n'est pas très beau à voir, prévient-elle alors qu'elle enleva les derniers centimètres de tissu.

Le sang commençait à coagulé sur les grossières cicatrices mais on voyait encore très clairement la marque des crocs laissait pas le loup-garou dans la chair de la femme. Elle avançait ses doigts sans oser toucher sa peau meurtrie, lâchant un profond soupir, n'osant lever les yeux vers Carlie. Peut-être avait-elle honte? Sans ce rendre compte, les larmes commençaient à couler de nouveau sur son visage pâle, glissant vers ses joues puis venir s’écraser sur sa poitrine, avant de les chasser rageusement, prenant ses cheveux entre ses mains, pour les passer de l'autre côté de son visage.

-C'est étrange de ce dire que cette simple morsure à complétement changer ma vie, murmura-t-elle de façon étrangler. Mon père était aussi un loup-garou mais je n'avais pas hérité de la totalité de son Mal... Mais évidemment, il y avait toujours un petit Malin pour changer la donne. ... J'avais tout juste douze ans, à peine arrivait à Poudlard. Quel ironie, ria-t-elle avant de porter une nouvelle fois sa main sur son front, la tête lui tourna.

Elle s’allongea sur le lit, posa la tête sur l'oreiller, fixa le plafond sans réellement le voir. Sans même réellement voir l'infirmière, qui devait très certainement s'affairer à chercher un remède pour la vieille blessure du professeur. Étrangement, elle se sentait de nouveau bien, elle souriait même, détendue, comme une enfant malade qui voulait rassurer ses parents sur son sort. Parler lui faisait du bien en vérité, Son corps se détendit et elle se mit de nouveau à rire, avant de reporter son attention vers Carlie, vers qui elle tendait la main, bienveillante.

-Tu sais quoi? Je n'ai jamais su si, ce qu'il s'était passé cette nuit-là, était une bonne chose ou pas pour moi. Je veux dire.... Devenir totalement un loup-garou. Elle laissa plané un léger silencieuse, avant de reprendre, soucieuse: Tu en penses quoi?

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