Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller

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Lawrence A. Mattheson
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MessageSujet: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Sam 2 Mar - 18:08

    Saloperie... Saloperie, putain de saloperie de merde ! Que de pensées profondes et philosophiques, le nouveau professeur de métamorphose aurait préféré gambadait innocemment dans les couloirs comme toutes ces gamines de première année qui passaient à coté de lui en souriant gaiement comme pour se foutre de sa gueule. Il haïssait les enfants. Mauvaise expérience, dirons-nous. Non seulement à l'école, moldue comme sorcière, tout le monde se moquait de lui et l'obligeait à faire leurs devoirs mais en plus, sa propre fille le haïssait profondément. Sentiment presque partagé car, sa cracmole de fille n'était pas une sainte et en avait fait voir de toutes les couloirs à ses parents lorsqu'elle n'était pas plus grande qu'un gnome. Il se plaisait d'ailleurs à la comparer à ces créatures nordiques, mêlant les surnoms offensants dont sa femme lui priait de ne plus répéter à tue-tête pour enguirlander sa fille. Naine, gnome, lutine, gobeline, tout y passer ! Même en famille, il conservait son caractère des plus agaçants. Ce n'était donc pas fait exprès pour martyriser ses élèves en fin de compte, même si il y mettait un peu du sien pour les embêter, ou les faire chiez comme ils le disent si bien.

    Quoi qu'il en soit, il n'en était pas encore à ses cours. Il avait finit sa saloperie de journée avec un mal horrible au niveau de sa jambe droite. Il avait l'impression que le métal lui rentrait dans la peau, c'était peut-être un nerf mal connecté ou alors tout simplement un putain de problème avec cette prothèse. Pourtant, il avait le souvenir que son médecin lui avait dit il n'y a même pas une semaine de cela que tout irait bien. Mais surement lui a t-il dit cela pour le chasser de son cabinet, il est vrai que les autres patients semblaient dépérir littéralement en salle d'attente aux cotés de Lawrence. Quand il ne lisait pas par dessus l'épaule de son voisin ou qu'il ne demandait pas à un asthmatique de respirer moins fort, il tentait d'attraper un magazine avec sa canne en dérangeant les autres patients en gigotant ou même en les agressant avec sa canne pour qu'ils se bougent. Il espérait en tout cas que l'infirmière de Poudlard serrait plus franche avec lui et qu'elle pourrait au moins réparer cette saloperie de jambe artificielle. De sa démarche digne d'un pingouin, bien qu'il n'en est pas l'élégance, l'envoyé ministériel se hâta de son mieux pour atteindre les escaliers avant qu'ils ne décident à nouveau de changer leur trajectoire. Il ne se gêna donc pas pour pousser, voir même faire tomber quelques élèves sur son passage, même que certains se faisaient balancer hors de son passage, histoire qu'il ne marche pas sur l'un d'eux. Ce n'est pas qu'il marcherait encore plus difficilement, c'est qu'il tenait au cirage de ses chaussures. Enfin, il arriva aux escaliers, il se posa sur la première marche et vint même jusqu'à s'asseoir dessus pour se reposer, sous le regard interrogatif de certains élèves à ses cotés :

    - Un problème, mesdames ? Vous voulez peut-être un Troll à votre prochain examen de métamorphose ou alors vous allez peut-être arrêter de me dévisager de la sorte. Cordialement, votre professeur qui vous emmerde. Ça avait le mérite d'être franc et direct. Pas comme son médecin... Après un dernier sourire aux deux jeunes filles, il se releva en reprenant son air maussade et s'imposa pour passer en premier, leur barrant le passage avec sa canne.

    Mais même si cela l'amusait beaucoup, cela ne l'aiderait pas à se sentir un peu mieux. Sa putain de jambe continuait de le faire souffrir atrocement et il ne pouvait rien y faire. Grogner ? Hurler ? Jurer ? Pourquoi pas, mais ça ne lui ferrait aucun bien. Alors l'ex-Langue de Plomb souffrit en silence. Bien sur, ce n'est pas la pire de toutes les douleurs qu'il a eut à encourir. Après ses longues et fidèles années en tant que Langue de Plomb, il avait apprit à dompter la douleur et celle ci n'était rien comparé à d'autres châtiments qu'il eut connu par le passé. Mais n'empêche, ce que ça faisait mal !

    Il arriva donc enfin à l'infirmerie. Déserte. Pas une trace de l'infirmière. Un patient tout à fait normal aurait attendu bien sagement, assit sur un siège à lire un magazine mais malheureusement pour cette infirmerie, elle était désormais entre les mains de Lawrence Mattheson. Et Dieu seul sait qu'il n'est pas comme les autres... A dire vrai, tout le monde le sait qu'il n'est pas normal. Alors, il se dirigea vers les tiroirs de l'infirmerie, il les ouvrit à tour de rôle chacun en cherchant après des anti-douleurs ou un truc que les moldus appelés : morphine. Ça, c'était une bonne invention moldue ! Mais apparemment, Carlie n'était pas le dealer du coin, mais il continua désespérément ses recherches et tomba sur des choses auxquelles il ne s'attendait pas du tout comme des plantes tout ce qu'il y a de plus étrange, faites pour soigner des douleurs intestinales, d'après l'étiquette collait sur le bocal où elles étaient enfermées. En imitant piètrement un agent secret, il se déplaça rapidement en pas-chassés et vérifia si l'accès était libre et s'avança prudemment en tenant sa canne comme une arme à feu. Cela dit, il ne s'attendait pas vraiment à tomber nez à nez avec l'infirmière... Comment expliquer son attitude et le carnage qui avait eut lieu dans l'infirmerie ? Faisant mine de sourire, il tenta de se justifier mais, même avec un bon avocat il n'aurait jamais put faire gober ça à quelqu'un :

    - R.A.S, aucun sortilège n'a été détecté. Vous avez eut de la chance que je sois arrivé avant vous, imaginez un peu si un mage noir aurez voulu vous tendre un piège, auriez-vous eut l'idée de vérifier chaque recoin de la pièce avec précaution ? Non, bien sur que non. Heureusement, l'oeil avisé d'un expert est passé par là ! Fit-il en faisant un tour sur lui-même. Si vous le permettez, je retourne préparer mes cours. Mais c'est la douleur qui lui rappela ce pourquoi il était venu : Ah ! J'oubliais, un de vos amis médecins m'a apparemment mal remit ma prothèse alors peut-être que vous pourriez y regarder vu que de mon coté j'aurais put vous sauver la vie !

    Sans attendre l'invitation de l'infirmière, il s'installa lourdement sur le fauteuil et écrasa tout aussi lourdement sa jambe de métal sur le bas du fauteuil, plaçant ses bras derrière son crâne en attendant qu'elle fasse son boulot. Bien évidemment, sous son jean, elle ne verrait jamais la fameuse jambe de métal...
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Carlie R. Miller
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MessageSujet: Re: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Dim 3 Mar - 11:46

Travail, travail, travail...
Sommeil, sommeil, sommeil...
Travail, travail, travail...
Sommeil, sommeil, sommeil...

*Reste éveillée.*

Les yeux clairs de Carlie se rouvrirent brusquement. Assise sur son lit à moitié défait, elle respirait. Ni plus, ni moins. Sa poitrine se levait et s'abaissait à chaque souffle et elle luttait contre ses paupières qui persistaient à se fermer. Le boulot, toujours le boulot, et elle n'en voyait plus le bout. Où était donc cette lumière qui se trouvait quelque part dans le tunnel ? Non, pas cette lumière là qui l'emmènerait au Paradis, mais l'autre. A quand pourrait-elle se reposer ? Les vacances venaient presque de se terminer et elle avait l'impression qu'elles n'avaient jamais eu lieu. La rentrée avait à peine repris que les élèves entraient et sortaient déjà de l'Infirmerie, comme avant. Chaque élève venait pour une raison différente, des plus anodines, aux plus stupides ou aux plus graves. Et ce, à n'importe quelle heure. C'était bien ça, le problème : le temps.
...Ou le manque de temps. Si seulement, elle pouvait...

Un bruit singulier vint déranger sa réflexion et elle fronça simplement les sourcils, avant d'en hausser un, suspicieuse. Elle se trouvait dans la chambre qui elle-même se trouvait juste derrière l'Infirmerie, là où une seule et unique porte départageait ces deux pièces. C'était plutôt logique, où dormir sinon ? Elle aurait tout à fait pu s'installer dans l'un des appartement reservé au personnel de l'école, mais ce n'était pas vraiment intelligent. Lorsqu'elle disait que les élèves rentrait ici comme ils rentreraient dans l'endroit le plus sûr du monde et à tout heure, cela comprenait bien évidemment la nuit, à n'importe quelle heure. Il fallait bien qu'elle soit présente ici et régulière dans ses heures. Ils avaient trop besoin d'elle. Parfois, elle n'avait même plus l'impression d'être l'Infirmière mais la psychologue de cette école. Oui parce que certains enfants affirmait qu'ils étaient blessés "à l'intérieur". Et refuser de les écouter ferait d'elle un être sans cœur.

Quoiqu'il en soit, elle se leva enfin de son lit, endroit où elle avait trouvé une once de réconfort - puisque le repos n'avait pas été au rendez-vous - et s'était permis de s'enfermer, puisque les seuls et quelques élèves posés à l'Infirmerie dormaient. Apparemment, le boulot reprenait. Et puis qu'est-ce que c'était que ce bouquant ? D'une main, elle tourna la petite poignée ronde tout en ouvrant la porte, tombant tout juste face au professeur Mattheson... Qui tenait sa canne entre ses mains, la jaugeant du regard, tel un petit garçon qui venait de se faire prendre : la main dans le sac.
Que faisait-il ici, celui là ? Fronçant légèrement les sourcils, son cerveau lui intima de positionner son regard derrière cet homme, c'est-à-dire examiner la salle. Ses yeux s'ouvrirent grands et elle lorgna tour à tour la pièce où elle passait la plupart de son temps, puis Lawrence. Très bien. Qu'avaient-ils tous à la prendre pour la bonne de service ? Parce que c'était-elle qui allait devoir tout ranger, n'est-ce pas ? Elle dévisageait maintenant ce monsieur avec un visage plus que blasé et peut-être un peu froid. Il cherchait quelque chose en particulier ou il souhaitait juste fouiller pour trouver un matériel dont elle n'avait pas le droit de se servir ?
Elle voulut prendre la parole, mais apparemment, il avait prit l'initiative de se justifier, ce qui l'enfonça bien plus :

- R.A.S, aucun sortilège n'a été détecté. Vous avez eu de la chance que je sois arrivé avant vous, imaginez un peu si un mage noir avait voulu vous tendre un piège, auriez-vous eu l'idée de vérifier chaque recoin de la pièce avec précaution ? Non, bien sûr que non. Heureusement, l'œil avisé d'un expert est passé par là !

Aussi dingue que cela puisse paraître, il fit un tour sur lui-même, chose qui impressionna la jeune femme.
Il avait quel âge, déjà..?

- Si vous le permettez, je retourne préparer mes cours.

*D'a-ccord...*

- Ah ! J'oubliais, un de vos amis médecin m'a apparemment mal remit ma prothèse alors peut-être que vous pourriez y regarder, vu que de mon coté j'aurais pu vous sauver la vie !

Etonnée par son comportement, elle ne comprit pas immédiatement la signification de ses paroles. Il était assez idiot pour penser qu'elle avait gobé tout ce qu'il lui avait raconté, ou..? Et qui était cet ami médecin ? Comme si elle les connaissait tous ! Incroyable, cet homme mettait tout le monde dans le même sac, apparemment. Elle ne savait absolument pas quelle attitude adopter avec ce professeur et elle n'eut, une fois de plus, pas le temps d'en placer une, puisqu'il s'assit - ou plutôt s'affala - sur le fauteuil le plus proche, tendant l'une de ses jambe (probablement la concernée), mains derrière la tête. Il attendait.

Elle fixa avec stupeur sa jambe, puis son visage, puis sa jambe, puis son visage, comme si elle attendait qu'il se lève et qu'il s'excuse en en plaisantant d'une mauvaise blague. Chose qu'il ne fit absolument pas, puisqu'il continuait à patienter.

*Reste calme.*

On disait d'elle qu'elle s'énervait vite. Mais il y avait de quoi, là ! Surtout qu'elle se rendit compte qu'il avait apparemment besoin d'un quelconque soin sur sa prothèse et qu'il n'avait même pas eu la politesse de relever son pantalon. Il attendait qu'elle le fasse. Elle était peut-être Infirmière, mais pas stupide et il était hors de question qu'elle s'agenouille devant cet homme et qu'elle lui prodigue une once de son temps. Pour qui il se prenait ? Ni bonjour, ni s'il vous plaît, ni même merde.

Toujours face à lui, elle se contenta de répliquer, essayant de garder la voix la plus neutre possible :

- Je n'ai pas de temps à perdre.

Elle scruta la pièce en désordre.
Bon.

- Pendant que je range vos bêtises, peut-être auriez-vous l'amabilité de relever votre pantalon afin que je jette un coup d'œil à cette prothèse ?

Sourire formel et hypocrite.
Une once de mépris se distinguait dans sa voix mais elle n'y fit pas attention.

Sans tarder, elle se mit à fermer chaque tiroirs et placards de la pièce, n'osant même pas demander à cet homme ce qu'il avait cherché et apparemment pas trouvé.
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Lawrence A. Mattheson
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MessageSujet: Re: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Lun 4 Mar - 18:46

    Pendant que l'infirmière s'occupait du rangement, lui, il s'étendait bien tranquillement dans le fauteuil sans se donner la peine de l'aider alors qu'il était à l'origine du carnage. Il ne se sentait d'ailleurs pas plus coupable que ça, c'est à peine si il se rendait compte qu'il énervait sa collègue. L'impolitesse légendaire de Lawrence était connue de tous mais pourtant, certaines personnes comme Carlie, ici présente, semblaient ne pas avoir ouïe de cela. Du coup, elle allait devoir payer les pots cassés, et ce n'était pas que du sens figuré ici. Il avait bel et bien cassé quelques pots sur son passage. Quelques morceaux de verre reposaient encore au sol et menaçaient de couper ceux qui s'aventuraient ici à pieds nus, à condition qu'ils n'avaient pas une jambe de métal comme le professeur de métamorphose. Mais alors qu'il se reposait et profitez du fauteuil, bien qu'il eut connu des sièges plus confortables que celui ci, l'infirmière de Poudlard se tourna enfin vers lui et et lui dit qu'elle n'avait pas de temps à perdre. Il ne put alors retenir :

    - Parfait, moi aussi, donc au boulot. J'ai encore tout un tas de papiers à m'occuper. Fit-il en attendant que l'infirmière commence à vérifier sa saloperie prothèse et puisse l'aider à aller mieux.

    En effet, il avait encore plusieurs parchemins à corriger. Enfin, corriger était un bien grand mot. Mais même si cela l'emmerder profondément de devoir corriger pareils torchons, il eut plaisir à voir naître sur le visage des élèves l'étonnement et la panique lorsqu'il leur a fait une interrogation surprise le jour de la rentrée. Alors que tous les autres professeurs, eux, se contentaient des présentations ou alors de la vérification du matériel demandé, lui, il sortait l'artillerie lourde dés le début. Autant les habituer après tout car ce serrait la même chose tout au long de l'année scolaire. Il n'y allait pas avec des pincettes ce bon vieux Mattheson ! Les fantômes et tableaux du manoir ne reconnaissaient plus le petit Lawrence inoffensif avec de grosses lunettes rondes qui était la risée de ses camarades. Aujourd'hui, c'était lui qui se riait des autres. Quel changement radical... Mais en même temps, quel pur bonheur d'être désormais ainsi ! Si personne n'appréciait vraiment ce vieux bougre, lui s'appréciait comme il était, sans pour autant être narcissique ou imbue de sa personne. Même si il pouvait dire haut et fort qu'il s'aimait.

    Puis, l'infirmière lui demanda si il pouvait prendre l'initiative de remonter son pantalon. Mais son ton était bien moins égayé que ce qu'aurait put imaginé le professeur, elle semblait agacé, un peu énervé. Il haussa alors un sourcil en regardant cette dernière s'abaissait pour ramasser toutes les affaires qui gisaient à même le sol carrelé et froid de l'infirmerie. L'enseignant commença donc à remonter difficilement son jean pour laisser distinguer son horrible guibolle de fer. Elle ne semblait pas être très soigné, faites d'un fer particulièrement sombre, à la frontière entre le gris et le noir, elle n'était pas faites avec les détails que pouvait ajouté un expert. Peut-être parce que le vieillard avait fait son Harpagon en refusant de verser un sous de plus pour sa prothèse. Il estimait même qu'on devrait lui offrir, après tout il était tout de même un agent du ministère qui avait risqué sa vie pour celle des autres. C'était un argument de taille lorsqu'il a essayé de convaincre ce (censuré) de vendeur ! Ainsi la jambe de substitution de l'ancienne Langue de Plomb était ouverte au niveau du tibia et laissait donc paraître quelques fils rouges et bleus qui s'entrelaçaient à l'intérieur, on voyait également le mécanisme de la jambe mais au moindre mouvement de celle ci, un affreux grincement s'en suivait, un grincement à en glacer le sang à un nordique ! Lawrence eut soudain sa jambe qui le démangea, il la gratta donc et en profita pour allez se gratter les parties. Fichue démangeaison ! Il se gratta si fort qu'il se tordit en deux en crispant son visage, déjà ridé par l'âge. Comment expliquez à Carlie, venant tout juste de se tourner vers lui, que ses bourses le démangeait horriblement alors qu'elle était baissée pour ramasser les médicaments ? Elle ne fut donc pas la seule à écarquiller les yeux, mais la seule a laissé passer un hoquet de surprise hors de ses lèvres. Lui voilà maintenant gratifié d'une bonne réputation de pervers qui le suivrait bien longtemps, du moins, c'est ce que lui inspiré l'air qui planait sur le visage de la semi-vélane. Mieux vaut ne pas s'enfoncer plus bas que terre, il se redressa convenablement en retirant sa main de son pantalon et retourna s'allonger sur le fauteuil qu'il fit tourner en direction de l'infirmière en se contentant de dire :

    - A en voir votre réaction, on a pas assisté à la même scène ou en tout cas, on l'a pas comprit de la même manière. Même si je dois avouer que vous avez un cul fort inspirant. Lâcha t-il avec légèreté, sans aucune gêne, gardant le même regard, un regard dur. Il ne riait pas, il ne mentait pas, il laissait juste ses pensées s'exprimer par l'intermédiaire de sa bouche. Bon, avant que vous ne succombiez à mon charme, on pourrez peut-être s'y mettre ? Ironique... Il lui faudrait certainement fort longtemps pour y succomber.

    Dévisageant l'infirmière, il attendait impatiemment maintenant qu'elle se mette enfin au boulot ! Il lui semblait pourtant lui avoir dit qu'il n'avait pas que ça à faire et que cette affaire était urgente. D'après lui, deux tours de tournevis, un coup de main par ci (à la jambe, on s'entend bien !) et le tour était joué ! Mais apparemment, il s'imaginait les choses bien trop simplement...
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Carlie R. Miller
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MessageSujet: Re: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Lun 4 Mar - 20:24

Il y avait des jours où Carlie se demandait pourquoi elle faisait ce métier. Etre constamment au service des autres, devoir sourire et rester polie... C'était trop pour elle. Et les seules idées qu'elle avait en tête à cet instant pour se sentir mieux étaient bien trop noires pour être mises à exécution.
...Et elle concernait toutes l'homme qui se tenait dans cette pièce à ce moment même... Non mais pour qui se prenait-il ? Il était vrai qu'elle avait entendu beaucoup de choses à son sujet et pas forcément très gentilles... Bon d'accord, seulement négatives. Mais tout de même. Elle n'avait pas dû bien calculer la chose, et n'aurait jamais pu imaginer une telle... prétention ! Elle s'était dit que ses collègues exagéraient lorsqu'ils disaient qu'ils ne concevaient même pas le fait que Frank Hewlett ait pu l'engager parmi leur troupe, mais là... Elle ne pu qu'approuver tous ces dires et pour la première fois, contredire l'un des choix de son supérieur.

Fermant brusquement le dernier placard ouvert de la pièce, elle se tourna d'un air renfrogné et constata avec dépit qu'elle n'avait pas terminé. Bon sang ! Où s'était-il cru, au juste ?
AUCUN RESPECT.
Elle fixa le professeur d'un air méprisant tout au plus, se demandant comment il pouvait à ce point ignorer le travail d'autrui. Mais il ne daigna même pas porter son regard sur elle, bien trop occupé avec sa jambe de bois. Euh, de métal. Vraisemblablement vexée par le manque d'attention que cet homme lui portait, elle reprit ses activités, la mine boudeuse.

Elle se rendit compte que Mattheson, avait cassé trois vases en tout et pour tout, ainsi qu'un bol d'eau rempli qui appartenait à l'un des patient de l'Infirmerie. Non seulement elle dû faire attention à ramasser tous les morceaux de verre qui gisaient sur le sol, mais en plus, elle dû s'attarder à éponger toute cette eau, avant que quelqu'un ne glisse dessus.
MERCI BIEN.

Soupirant, blasée, elle commençait à sentir cette routine peser sur elle. Elle était infirmière, pas femme de ménage, si seulement chacun pouvait enfin essayer de se rentrer ceci dans le crâne...

Faisant le tour de la pièce, tout était propre. A nouveau. Si elle ne demandait de l'aide à personne et se contentait de tout faire elle-même, ce n'était pas parce qu'elle n'en avait pas le pouvoir, mais simplement qu'elle ne pouvait supporter l'idée que quelqu'un touche, range et nettoie à sa manière. Enfin, d'une autre façon que celle de Carlie, du moins. Elle aimait tout faire par elle-même, et, si c'était fatiguant, ça avait le mérite d'être fait à la perfection ! Plus rien ne trainait sur le sol et chaque objet restait droit, symétrique et parallèle à l'autre. Tout, sauf un dernier objet de cassé qui avait manifestement fait plus de dégâts que tous les autres réunis. Elle reprit ses outils en mains et vint s'agenouiller sur le sol - qui était brillant de propreté, cela va de soi - afin de nettoyer les derniers dérangements, causés par ce monsieur qui se l'a coulait douce derrière elle.

Une fois fini, elle se tourna vers le principal concerné, et sa vision se figea d'horreur, tandis que son visage se décomposait.

*Oh. Mon. Dieu.*

Elle déglutit bruyamment.

*Pitié, dites moi que je rêve...*

Elle n'arrivait même pas à détacher son regard de...
...Hum, lui. Comment osait-il..? Comment pouvait-il..? Enfin... Maintenant ! Et... Ici ! C'était impossible d'être dérangé à ce point ! Elle pouvait tout à fait concevoir que les hommes avaient leurs besoins et elle ne leur en voulait absolument pas pour cela. Elle n'était pas si naïve que l'on pouvait penser et était tout à fait en état de comprendre. Mais... Faire ça... Dans son Infirmerie... A 50 ans et des poussières, il fallait vraiment avoir un grain !

- A en voir votre réaction, on a pas assisté à la même scène...

*J'ai bien peur que si...*

- ...ou en tout cas, on l'a pas comprit de la même manière.

Y avait-il réellement plusieurs manières de comprendre ?

- Même si je dois avouer que vous avez un cul fort inspirant.

Ses yeux s'écarquillèrent et sa bouche forma un 'o' parfait.

Ce type là n'avait-il véritablement aucune gêne ?
Bon dieu, il avait dans la cinquantaine et il parlait comme si...
Il se croyait si...
Elle ne pouvait le nier, cet homme avait une allure plutôt séduisante et un charme vraisemblablement présent...
Mais ce n'était sûrement pas une raison ! Et il y avait bien d'autres manières, certainement plus approprié, de faire des compliments.
Elle ne voulait pas être rabat-joie, mais un minimum de savoir-vivre, était-ce trop demandé ?

- Je vous interdis de...

- Bon, avant que vous ne succombiez à mon charme, on pourrez peut-être s'y mettre ?

Agacée, elle soupira.

- Très bien.

Autant faire son boulot et il pourra ensuite s'en aller, une bonne fois pour toute. Autant s'en débarrasser maintenant. Elle fit un pas de plus en sa direction, retrouvant un visage neutre, essayant même de paraître aimable. Elle examina un moment cette fameuse jambe de fer, qui était bien malgré, forte intéressante. Il fallait dire qu'elle ne voyait pas des jambes en métal tous les jours !

- Je vois...

Oui, mais elle voyait quoi ?

- Je crois qu'elle est simplement mal fermée.

C'était sacrément mal fichu. Les fils censés tenir la prothèse ne tenaient plus entre eux et c'était à peine s'ils tenaient la jambe... Si elle ne faisait pas quelque chose, il était fort probable que le membre du vieil homme ne se détache de lui à un moment où il s'y attendrait le moins... Et cette jambe en métal avait comme qui dirait besoin d'un coup de neuf.

- Il va falloir l'enlever...
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Lawrence A. Mattheson
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MessageSujet: Re: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Jeu 21 Mar - 17:14

    Toute personne aurait été gênée d'être découverte dans cette position inadéquate, surtout devant une dame. Une dame qui en plus de tout cela devait se savoir fort belle et sexy, comme disent les jeunes de nos jours. Aux yeux de Lawrence, cela n'avait rien d'embarrassant et il se redressa comme si de rien n'était alors que son interlocutrice elle, déglutit bruyamment comme pour éveiller chez le professeur un peu d'embarras. Rien, rien de rien. Il ne dit rien. Pas même une excuse, ni même une justification qui pourrait le sauver. Tout ce qu'il trouvait à dire c'est qu'il n'avait pas à se justifier car elle ne le croirait pas, ça c'était sûr et certain, elle-même le confierait via ses yeux écarquillés, sa bouche en cul de poule et son ravalement de salive tellement bruyant qu'on l'a entendu à l'autre bout du château. Histoire de conclure en beauté, il vint maintenant la complimenter sur son popotin. Un cul bien rebondit qui avait attiré l'attention de ce dernier. Autant lui rendre hommage tant que possible, ce qui eut pour effet d'étonner encore plus la blonde. Certainement devait-elle se dire que ce vieux crouton était en train de lui faire des avances, et pourtant non. Pas encore. Il n'était pas encore assez conquit par les beaux yeux de Dame Vélane pour venir l'aguicher. Technique de drague ratée en tout cas, quelle qu'elle soit ! Avec toutes les bourdes qu'il accumulait, la douce ne se laisserait pas avoir telle une catin dans un bordel la nuit. Peut-être qu'avant toutes ces péripéties, il aurait put tenter...

    Son humour reprit le dessus. Il invita l'infirmière à commençait enfin son travail, après tout, il n'était pas très patient comme patient... Jeu de mot. Il s'installa donc lourdement sur le siège baissé, ayant l'impression qu'il allait tombé à la renverse tellement il était penché. Tant de sensations, non pas seulement au niveau de son entre-jambe mais aussi au niveau de son pauvre petit coeur de vieillard qui pourrait lâcher en ayant la tête ainsi renversée par le mécanisme du fauteuil qui le faisait pivoter légèrement en arrière. De quoi lui faire faire une crise cardiaque ! Ô ciel ! Elle essayait maintenant d'avoir sa peau. Cette fille n'avait donc aucun humour et elle s'apprêtait à faire perdre à ce moment le plus grand de tous les hommes que cette terre ait connue ! Tant de monde le regrettera, le pleurera... Lui-même aurait put en avoir la larme à l'oeil. On chantera ses louanges jusque dans sa tombe, à ce grand homme qu'est Lawrence Abraham Mattheson ! Non, il n'a prit aucun stupéfient, il s'imagine bien cela tout seul. Quoi qu'il en soit, elle commença enfin à lui tripoter sa jambe -et non autre chose-. Mais elle n'y allait pas de main morte, elle ne se privait pas de la prendre à pleine main et de la manipuler à son aise -on parle toujours de la jambe-. Elle voyait, disait-elle. Mais quoi ? Une jambe de métal ? Ce serrait déjà bon signe, car là elle était plus en train de se servir de la prothèse comme d'un jouet que d'un outil pour marcher. Histoire de ne pas tomber, il devait suivre chaque mouvement qu'elle effectuait et placer son poids sur le coté opposé afin de ne pas chuter, mais après tout ce qu'il lui a déjà fait voir, elle ne serrait certainement pas surprise de le voir s'écraser piètrement au sol en gémissant. D'après elle, elle est mal fermée. Il essaya de voir sa jambe afin de constater cela. Outch ! Craquement de dos. Un léger gémissement lui échappa, il posa sa main sur sa côte gauche et se replaça lentement contre le dossier en retenant un cri de douleur intense. Mais elle voulait vraiment le tuer. D'après elle, on allait devoir lui retirer sa prothèse. Il se releva brusquement et son dos craqua à nouveau :

    - Quoi, comment ça on... Ouille ! Mon dos... Mon dos... Gémit-il. Vous voulez vraiment ma mort, hein ? Cria t-il en se relevant rapidement du siège, tournant autour d'elle en se maintenant le dos, le tout en boitant.

    Son visage se crispa encore plus que d'habitude. Ses rides commençaient à se faire bien creuses sur son visage de marbre, on avait l'impression qu'il essayait de faire une mauvaise grimace. Jamais elle ne lui retirerait sa putain de jambe de fer ! Non de non ! C'était bien la seule chose qui lui permettait de marcher à peu près convenablement. Même s'il boitait encore et avait une démarche digne d'un pingouin. Ainsi monsieur Mattheson resta à distance d'elle, comme si elle était une prédatrice voulant lui arracher sa jambe, il avait presque l'air paranoïaque. Moment de silence intense où leurs regards se croisaient. Bien qu'il avait tendance à osciller jusqu'à la poitrine de la demoiselle, chez Lawrence. Pendant ce temps, alors qu'il était en face à face avec elle, comme dans un vieux western où les deux adversaires se tenaient tête. Mais là, sa jambe se décrocha soudainement et s'écrasa brutalement au sol, obligeant son possesseur à sautiller un peu pour garder l'équilibre en jurant à nouveau. Elle était donc vraiment mal fermée ?
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Carlie R. Miller
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MessageSujet: Re: Une jambe de métal | Pv. Carlie Miller   Sam 30 Mar - 12:32

Une petite voix intérieur - aussi minime soit-elle - lui disait de chasser ce vieil homme à coup de talons aux fesses. Mais son statut d'infirmière aimable et toujours prête à aider les autres prit le dessus... A son plus grand dam. En fait, elle ne pensait pas sérieusement à lui retirer sa protèse, c'était juste une sorte de... vengance ? Disons plutôt un léger amusement. Se payer sa tête serait même plus franc. Et pourtant, elle ne jouait pas la comédie lorsqu'elle disait que sa jambe de métal était mal fermée : ça au moins, elle en était persuadée. Restait à la verrouiler convenablement de sorte à ce qu'elle ne le gêne plus et il pourrait enfin s'en aller. Cette idée la soulagea indéniablement. Il allait pouvoir partir et la laisser vaquer à ses occupations.

Sauf que ce Mattheson avait l'air d'avoir prit ses paroles au sérieux. Voilà qui promettait d'être drôle. Cette seule idée eu un effet considérable sur celui-ci, puisqu'il se leva d'un bond du fauteuil. Ou, du moins, comme un vieil homme en était capable. Carlie ne bougeait pas de sa place, se tenant toujours face à lui, bras croisés sur sa poitrine, droite et rigide, elle attendait. Et la patience ne faisait en rien partie de ses qualités. Lawrence s'était levé avec difficulté et à présent, sa jambe ne semblait, hélas, pas être la seule faiblesse du cher professeur.

- Quoi, comment ça on... Ouille ! Mon dos... Mon dos...

L'infirmière soupira d'agacement. De toute sa carrière, elle n'avait jamais eu affaire à pareil homme. Et pourtant, elle en avait croisé bien des tas... Elle ignorait s'il le faisait exprès ou non, mais ce monsieur était bien un spectacle à lui tout seul. Elle se demandait bien comment ses cours se déroulait avec lui... Il devait terroriser ses élèves, non ? Oh et puis au diable les élèves, c'était elle qu'il terrorisait de désespoir, à présent.

- Vous voulez vraiment ma mort, hein ?

*Disons que je ne pleurerai pas sur votre tombe...*

Une main sur son dos, la jambe boiteuse, voilà qu'il tournait autour d'elle comme un vautour, maintenant... En aucun cas, elle ne baisserait les yeux devant lui, surtout qu'il n'était pas près à le faire non plus, apparemment - sauf lorsque ses yeux divaguaient légerement vers sa poitrine, mais ça, c'était une autre histoire. En tant normal, elle aurait été révolté d'un aussi manque de discrétion mais à cet instant, elle s'en fichait éperdumment. Elle souhaitait simplement que quelque chose se passe et qu'elle puisse retourner au travail, ou quelque chose comme ça.

Et dire qu'elle ne s'attendait pas à la suite des évenements serait un euphémisme. Bon sang ! Un bruit fracassant la sortit de la torpeur, la faisant sursauter avant de baisser les yeux vers la seule chose capable de s'être abattue sur le sol. La prothèse de ce cher monsieur venait tout bonnement de se décrocher, un peu comme elle l'avait prédit, sauf qu'elle n'était absolument pas sérieuse, même quand elle avait fait allusion à la lui retirer. Carlie observait tour à tour la jambe de métal posé à terre puis monsieur Mattheson, la mine quelque peu horrifiée et décomposée par la surprise, une main devant la bouche qui cachait la forme en 'O' que formait ses lèvres. Inutile de l'enlever maintenant, elle s'était arrachée toute seule et Lawrence sautillait sur une jambe comme une pauvre grenouille, les jurons en plus.

L'infirmière soupira calmement afin de reprendre ses esprits et vint aider machinalement le pauvre homme, le faisant prendre appuie sur ses frêles épaules juste avant de le ré-assoir sur le fauteuil.

Elle se tourna ensuite vers la prothèse paumée sur le sol de l'infirmerie avant de se plier pour la prendre d'une main, puis de revenir vers le professeur, hôchant la tête de dépis. Elle s'agenouilla près de lui comme précédamment afin de ré-attacher cette jambe artificielle. Et correctement cette fois ! Elle s'assura de la solidité des liens, une façon d'être certaine qu'il ne reviendrait plus la déranger, du moins pas pour ce problème.

Mademoiselle Miller se releva en prenant appui sur ses genoux, puis tint ses bras derrière son dos, la mine réjouie.

- Je crois que ça ira, elle ne risque plus de s'enlever, maintenant... Du moins, sans mon autorisation , crut-elle bon d'ajouter, un sourire collé aux lèvres qui était, peut-être, un peu forcé.

Après le "bref" passage de ce cher Mattheson, la journée promettait d'être longue...
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