Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 Death of the sun.

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Ludwig Von Gotha
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Death of the sun.   Sam 14 Avr - 16:36


Une semaine, depuis cette lettre, le départ de Victor et la disparition de sa fille. Ou quasi-disparition. Le lendemain, il s'était rendu à Poudlard, espérant la récupérer, suite à quoi on lui avait indiqué qu'elle faisait partie des élèves manquant à l'appel après l'assassinat d'un insignifiant sang-de-bourbe. Pire : qu'elle était la seule que l'on n'avait pas réussi à localiser...

Le duc s'était alors emporté contre le directeur de Poudlard, l'inquiétude soudaine lui faisant perdre momentanément l'esprit... Et s'ils retrouvaient le corps d'Alice égaré dans un autre coin du château...? Le fait était que la jeune fille était désormais recherchée - et un passage au ministère l'informa que ce n'était pas seulement pour fugue... Et, même s'il lui en coûtait, il dut reconnaitre avec amertume que son ignorance les protégeait autant l'un que l'autre. Par la suite, il s'abstint de la faire rechercher de son côté ou de contacter les Mangemorts à son sujet - après tout elle avait voulu attenter aux jours de Marius Sheffield... Un jeune homme aux nobles principes, distingué, qu'il appréciait autant que Victor et qu'il avait également tendance à considérer comme ce fils qu'il aurait désiré avoir.

La situation était atrocement compliquée. Mais tant qu'il ignorerait les raisons de la tentative déraisonnable de sa fille unique, il ne pouvait changer d'opinion sur cet homme qu'il estimait, et continuait à mener sa tâche avec soin...

Et deux jours après, il reçu une seconde lettre, de son neveu, alors qu'il s'était isolé dans les Carpates pour évacuer sa rage et son insupportable incompréhension. Il avait retrouvé Alice, restait à ses côté, et la présentait comme affaiblie et plus ou moins convalescente, sans s'étaler sur les raisons... Von Gotha connaissait suffisamment sa fille pour savoir qu'elle refusait de s'expliquer dans une lettre, et qu'elle avait elle-même empêché Victor de lui livrer des détails qu'elle estimait lâche de ne pas éclaircir elle-même...

Oui, le duc faisait partie de cette catégorie de personne persuadées que les caractère et les destinées sont héréditaires - ce qui pouvait être assez effrayant quand il songeait au patrimoine génétique qu'Alison et lui-même lui avaient légué.

Alors soit, il patienterait, il n'y avait bien que pour elle qu'il pouvait faire une telle exception... En attendant, sa tâche était enfin achevée, après des mois et des mois de préparation. Mais il était bien conscient que lui seul avait les qualifications pour s'en occuper... La recette de cette potion obscure dénichée par Fride au département des mystères était incomplète, et il espérait que sa science était suffisante, et fiable, surtout. Personne n'avait réalisé une telle expérience de mémoire d'homme, et s'il s'avérait qu'il se soit trompé quelque part, alors...


*Alors ce brave Marius n'y survivra pas.*

En effet, la décision de Sheffield de se porter volontaire le désignait presque plus comme téméraire que courageux.

C'était un véritable demi-suicide. Sacrifice nécessaire à la réalisation de la prophétie... Cette prophétie en laquelle von Gotha plaçait tous ses espoirs, qui l'avait guidé dans son oeuvre, qui le poussait à croire avec fièvre que ça ne pouvait pas échouer...

Et cette nuit, enfin... Au coeur d'une terre de génies ancestraux, dans le froid silence du désert et avec la bénédiction contrainte de ces grands sorciers à présent momifiés, celui que la prophétie source de leur foi appelait l'Empereur allait enfin renaitre de ses cendres.

Tout était prêt. La table, le verre à pied solennellement disposé en son centre. Lui même portait sur lui plusieurs doses de la potion, et le jeune Marius était en charge de la pierre de Résurrection, comme pour le faire méditer sa décision jusqu'au dernier instant. Sans doute le groupuscule britannique ne tarderait plus à se montrer, chaque organisation transplanant à des horaires différents pour ne pas attirer l'attention... Plusieurs dizaines de mages noirs en tenue d’apparat, venus d'Europe de l'Est et du Moyen-Orient pour leur grande majorité, étaient déjà présent. A la grande satisfaction du Duc, pas un membre des factions austro-allemandes (dont il était un des trois dirigeants) ne manquait à l'appel...


- Les britanniques sont les prochains, Monsieur le Duc.

- Merci Monsieur Goetz.

Von Gotha se dirigea vers l'entrée monumentale du temple qu'ils avaient choisi. Lieu symbolique, qui concentrait une intense magie obscure entre ses murs, dont chacun pouvait ressentir les vibrations... Et enfin, la série de craquements caractéristiques fit apparaitre quelques dizaines de nouveaux arrivants, encagoulés pour la plupart, sorte de tradition à laquelle ils tenaient depuis le règne de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Marius faisait exception, se laissant immédiatement repérer au sein du groupe. De sa démarche noble et digne, le duc se dirigea vers lui, le prenant chaleureusement par l'épaule, comme pour lui montrer une nouvelle fois son soutien inconditionnel.


- Je ne vous le répèterais jamais assez, mon cher Marius, vous êtes plus que qualifié pour tenir ce rôle...


Le retenant un peu à l'extérieur tandis que le reste du groupe pénétrait dans le temple, il ajouta :

- J'admire votre courage. Mais je vous pose une dernière fois cette question : vous avez conscience que vous abandonnerez tout derrière vous, une fois que vous aurez avalé ce filtre ?... Je veux dire... Votre esprit ne dominera plus votre corps, mais restera là, entravé dans l'esprit du Seigneur des Ténèbres... L'honneur ultime, je vous l'accorde. Mais cela signifie également renoncer à votre personnalité et... A votre famille.

*Et à ton fils, mon cher Marius...*

Le duc, comme la plupart des autres, ignorait que l'honteuse engeance de Sheffield avait été portée par une sang-de-bourbe, et il prétendait se mettre à sa place... Seule l'existence d'Alice l'avait empêché de se porter volontaire pour porter en lui l'esprit de leur maitre.
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Marius Sheffield
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Jeu 19 Avr - 20:46

"Sauras-tu suivre, là où je vais ?
Seras-tu là ?"

J'avance, comme nous avancions aux funérailles de mon vieille ami. J'attends la Mort, ou quelque chose approchant. Tout est si nouveau, à commencer par ce cadre exotique et cette chaleur insupportable. Mes oreilles sifflent, mes yeux se dilatent dans l'obscurité du caveau... Tout est si nouveau, et pourtant si lointain... J'entre dans l'arène.

Cela faisait plusieurs semaines que Sheffield se torturait l'esprit, à la recherche d'une rédemption efficace... Mais aucune option s'ouvrait à lui, sinon celle de la Mort. Cette honte le pourrissait de l'intérieur, le rendait fou au point de se mutiler... S'il y avait mort, il fallait au moins qu'elle soit utile, à l'image de lui-même et de sa vie tourmentée.
Cette mort qui laisse une trace indélébile dans le monde vivant. Il l'avait étudiée longuement, il avait ces nuits à cette réflexion fatale.

On lui avait tout pré-mâché, il n'avait plus qu'à avaler... Boire, et s'en aller.
Ne plus rien ressentir. Ni les regrets, ni la haine, ni les souvenirs. Partir dans les limbes d'une vie atrocement invécue. Souffrir une dernière fois, juste une dernière fois.


Je ne serais pas lâche, cette fois.

Marius Sheffield mettait donc fin à ses jours, sous les yeux de ses comparses, en cette nuit de printemps, et d'une manière affreusement douloureuse.

Je ne fais que payer le prix de mes actes.

- Je ne vous le répèterais jamais assez, mon cher Marius, vous êtes plus que qualifié pour tenir ce rôle...

Balbutiements... Un "oui, sûrement" inaudible. Le Mangemort n'avait pas entretenu sa barbe, les torches flamboyantes luisaient dans ses yeux noirs et lui donnaient un teint plus halé, car en réalité, il était très pâle.
Les autres pénétrèrent dans le temple, mais lui fut arrêté avant. Il se laissait guider, cet homme qui lui parlait, avait-il réellement de bonnes attentions ? Sa paranoïa s'était accrue depuis quelques semaines... Il ne voulait plus voir personne, criait le nom du diable dans son sommeil, ne mangeait quasiment plus et envoyait des hiboux mystérieux dans la nuit. On le retrouvait souvent en sueur le lendemain, des piles de notes incompréhensibles éparpillées tout autour de lui...


- J'admire votre courage. Mais je vous pose une dernière fois cette question : vous avez conscience que vous abandonnerez tout derrière vous, une fois que vous aurez avalé ce filtre ?

Dans la poche de son long manteau noir, sa main s'activait à triturer une petite pierre dans un mouchoir... Sheffield affichait toujours cet air grave, mais semblait avoir perdu arrogance et mépris.

- Je veux dire... Votre esprit ne dominera plus votre corps, mais restera là, entravé dans l'esprit du Seigneur des Ténèbres... L'honneur ultime, je vous l'accorde. Mais cela signifie également renoncer à votre personnalité et... A votre famille.

Oui, tout perdre sans jamais mourir réellement, c'était son ultime chance sur la voie de la rédemption.
Le suicide de sa femme, qui avait suivi le meurtre de son seul véritable ami, avait été l'élément déclencheur. Selon les lois moldus et sorcières, la garde du bébé lui revenait entièrement. Ce fils qu'il avait renié grandira dans une famille d'accueil, sans jamais savoir qui était réellement son père... Plus tard, comme définitivement rejeté, on ne décela aucune trace de magie en lui.

D'une voix éteinte, mais toujours teintée de respect et de gravité, Marius s'adressa au Duc, grâce à qui il pouvait enfin réaliser ses projets.


- Pour devenir le Guide de nos frères, je suis prêt à me perdre. Je vous assure mon cher Ludwig que je suis tout désigné pour cette tâche et que je la mènerais jusqu'au bout.

Ils marchaient jusqu'au centre d'une pièce illuminée par quelques torches. Des peintures colorées ornaient les murs, elles représentaient le passage dans l'autre Monde, le jugement dernier, la pesée du coeur contre la plume, et l'ultime supplice...
Marius s'approcha un peu de la table sur laquelle était disposé un verre d'artillerie ancienne. Il tourna lentement autour de cet objet si simple en apparence.
Devait-il prononcer un discours ? Des adieux ? Au-dessus des chuchotements, sa voix grave et tourmentée résonna :


- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu... Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.

Ses yeux se baladèrent brièvement sur les visages pour la plupart masqués, avant de finalement s'arrêter sur ceux du Duc von Gotha.

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Il s'arrêta ainsi de parler et regarda mélancoliquement ce verre posé juste au-dessous de lui, à présent. Peut-être que quelqu'un s'opposerait à cette idée ? Mais non. Le seul qui aurait pu était Lucifer Mogg, et il n'était plus là.
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Jake Wood
Serdaigle-KilljoyavatarSerdaigle-Killjoy



MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 21 Avr - 20:18

Un nouveau jour, pour une nouvelle ère sombre et appréciée de tous les mangemorts. L’heure était au pouvoir, et cette fois-ci rien ne semblait pouvoir venir perturber cette offrande. Ils possédaient toutes les cartes en main, pour enfin atteindre leur but, redonner la vie à leur créateur, leur maître. Jake avait eu écho de celui qui se dévouait pour être l’hôte du seigneur des ténèbres, et cela le laissait indifférent, quelconque, sans sentiment. Jake possédait très peu d’amis au sens propre dans le groupuscule. Il les considérait beaucoup plus comme des collègues, des coéquipiers que comme des amis sur qui il pouvait compter, semblable à Amber. Ce cher Marius qui avait failli perdre la vie à cause de cette chère Alice, semblait être l’heureux élu. Néanmoins, Jake éprouvait une sorte de gratitude envers celui-ci, car se dévouer pour perdre toute personnalité était un acte courageux qui se devait d’être admiré pour son manque de facilité.
Sans perdre de temps, Jake s’était rapidement préparé, profitant que les autres soient encore en cours pour pouvoir se vêtir selon la situation, qui ici amené à porter un masque, simple précaution, mesure de sécurité. Saisissant ses affaires, il déambulait dans les escaliers de Poudlard et se diriger vers le passage secret qu’il avait précédemment emprunté lors de l’évasion d’Alice. Lors des débuts de soirée, très peu d’élèves se manifester dans les couloirs, souvent beaucoup trop préoccupés à réaliser des choses plus intéressantes.
D’un coup de baguette, il fit jaillir une lumière bleu éclatante de celle-ci afin de dévoiler le chemin qui commençait à se faire connaître par cœur de celui-ci. Peu de temps après, il se retrouvait déjà chez HoneyDukes, d’où il tentait de sortir discrètement, tout en enfilant sa capuche noire afin de ne pas être repéré par d’éventuels professeurs, car c’était sans compter les risques qu’il prenait. Si un quelconque professeur venait à le surprendre, il était certain que ses heures de colle ne cesseraient de doubler. Il avait déjà été collé avec Moreno, puis une seconde fois pour la réunion du nouveau groupe lors du meurtre de Dimitri. Les professeurs n’avaient-ils donc comme seules ambitions celles de punir les élèves ? Pathétique et probablement inutile, en ce qui concernait Jake. Il n’avait jamais apprécié être réprimandé, et dans ces situations là, il jouait au rebelle intenable qui possédait des oreilles désemparées de tout l'ouïe.
Se dirigeant vers le point de rendez-vous fixé avec l’un de ses semblables, il passait à travers la foule minime, essentiellement remplie d’adultes. Celui qu’il attendait été déjà présent, sans doute ne voulant s’emparer d’aucun retard, car c’était un évènement de taille qui se préparait.
Serrant la main à Greg’, il lui adressait un sourire amical. S’il y avait bien une personne dans leur groupuscule avec qui il s’entendait étrangement bien, c’était sans aucun doute celui-ci, sans compter Erwan. Il possédait un caractère que Jake appréciait et qui lui permettait de s’évader de temps à autre.

-Toujours aussi rayonnant Greg’ ! Ca fait plaisir de te voir.


Après quelques salutations, sans perdre la moindre minute, ils transplanèrent tous deux, en direction du pays des anciens pharaons, proposant des déserts de sable chaud, agréable à la vue. L’Egypte, un des plus beaux pays sans doute, offrant ses plus beaux trésors qu’étaient l’antiquité. En une courte durée qui lui était inconnu, ils arrivèrent à destination, et à peine le pied posé au sol, que la chaleur se faisait déjà sentir. La nuit était déjà tombée, et le soleil envolé, mais la chaleur ne semblait pas vouloir baisser de quelques degré.
Se dirigeant tous deux vers le temple majestueux qui en ce soir lugubre ferait office de berceau, il songeait alors à leur groupuscule, chassant toutes traces de sentiments causés par les personnes étant à Poudlard, effaçant ses angoisses et sa colère. Puis, il ajouta à l’égard du jeune homme tout en lui adressant un clin d’œil sur un ton humoristique :

-Si tu veux mon avis, ce soir on ne risque pas de mourir assommer par une femme mais plutôt à cause de cette chaleur suffocante.


Pénétrant dans le temple, l’intérieur offrait une atmosphère beaucoup plus agréable, fraîche et froide. Des fresques, gravures et flambeaux de l’ancien temps venaient décorer ce monument égyptien. S’engouffrant tel l’air dans celui-ci, les deux mangemorts se dirigeaient vers là où semblait se trouver l’élu qui paraissait être prêt à s’offrir aux ténèbres purs. Aucuns sentiments de peurs ne se lisaient sur son visage, et la détermination semblait s’emparer de lui, si bien qu’il commença à s’adresser à tout le monde :

- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu... Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.


« Mes amis ». Une appellation que Jake n’appréciait pas vraiment, et encore moins venant de celui-ci, mais son constat ne pouvait être qu’approuvé de Jake. Le temps leur était compté, et malheureusement pour eux, la vie éternelle ne se présentait pas devant eux.

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Des paroles justes de sens, réalistes, et probablement judicieuses. Jake pouvait apercevoir de sa position la fiole qui contenait le mélange qui serait la réussite de cette soirée. Soudain, son regard se déporta vers ce qui semblait être le Duc Von Gotha, le père de cette sang-pur qu’il avait aidé à se rendre à Poudlard. Savait-il le destin de sa fille ? Aucune réponse ne lui venait à l’esprit, c’est pourquoi il devait faire attention à ses paroles.
Détournant son regard vers Greg', il lui chuchota de nouveau avec humour, mimant discrètement DBZ :

- FuuuuuuSION !
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Alice_Von_Gotha
MangemortavatarMangemort
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MessageSujet: Re: Death of the sun.   Dim 22 Avr - 16:25

22:14. On leur avait bien signifié l'importance de tous décoller à la même heure...

Une semaine qu'elle avait quitté Poudlard, et trois jours qu'Il était enfermé sous cette dalle de marbre... Trois jours que leur secret était scellé dans ce caveau, dans son coeur froid... Et, presque involontairement, dans celui de son cousin. Ils étaient tous deux restés au manoir Mogg, avaient revu Davidson, les frères McBlake, et brièvement Dawson, qu'elle avait fait semblant de ne pas reconnaitre. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pu passer autant de temps avec son cousin, et pourtant... Une ombre semblait voiler son regard, malgré ses sourires, et leurs conversations tournaient fréquemment au silence sans qu'ils sachent vraiment pourquoi... Le plus difficile avait été de se remettre à manger, de se rendre compte que ce besoin matériel qu'elle négligeait la détruisait et qu'il lui fallait régler ce problème. Absurde, quand on n'aspire qu'à disparaitre... Mais elle ne supportait pas de voir Victor s'inquiéter, comme elle ne supportait plus ses regards à la fois perplexes et tristes sur sa silhouette décharnée.

22:15. Son cousin la prit par la main et la fit transplaner avec lui vers une toute autre atmosphère. Poussiéreuse, sèche et encore chaude... Un temple égyptien éclairé par des torches... A la fois grandiose et fascinant.

Autour d'eux, les Mangemorts de Grande Bretagne apparaissaient chacun à leur tour dans un crack caractéristique. Comme la majeure partie d'entre eux, comme Victor, elle était encapuchonnée... Mais au sein de leur groupe se détachait une silhouette, elle aussi amaigrie mais reconnaissable entre mille : Sheffield.
Elle qui avait si froid d'ordinaire se sentit brutalement fiévreuse, comme si son sang s'était mis à bouillir dans ses veines. Sa main droite subitement plus chaude et plus moite [>_>.] serra davantage celle de son cousin, tandis que la gauche s'agrippait désespérément à sa baguette...


*Ce n'est pas le moment. Je sais. Contrôle-toi. Je le hais tellement... Et encore le terme est si faible... Ne gâche pas cette deuxième chance providentielle... Je sais. Reste à mes côtés... Je suis là.*

Rendue presque sourde par les battements désordonnés de son coeur et le sang qui pulsait à ses tempes... Ils suivirent le mouvement, se dirigeant vers le temple à l'exemple des autres Mangemorts, quand Alice se stoppa net. Car l'homme qui s'avançait, qui étreignait son plus mortel ennemi n'était autre que...

*... Mon père. Sois prudente, il ignore que tu es ici toi aussi...*

Se laissant guider par la main de Victor qui l'entrainait en douceur à la suite des autres, ils pénétrèrent dans le temple, où se trouvaient déjà de nombreuses factions de nationalités vraisemblablement différentes. Alice reconnut un grand-oncle russe, agrippé fermement à sa flasque en argent, en équilibre précaire sur sa jambe de bois. Au centre du vaste espace trônait une table, sur laquelle était posé un verre à pied... Tout évoquait une sorte de cérémonie, sans doute importante au vu de l'assemblée, mais la jeune fille ignorait complètement ce pourquoi ils étaient là... Elle tourna la tête vers Victor qui observait le centre de la pièce, de son habituel air calme et détaché...

- Sais-tu ce qui se passe exactem-

- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu...

Son attention fut détournée par cette voix abhorrée entre toutes, celle de Son meurtrier... Son oeil rouge se remit à pulser douloureusement. Se contrôler, attendre de savoir ce qu'il voulait... De quel droit il essayait de les dominer...

- Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse...

*La haine...*

- Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.


Alice suffoquait presque. Il était seulement à quelques pas, il osait se pavaner tête haute après son ignominie... Sans honte ni regret... Elle sentait à peine sa baguette, réceptive à son intraviolence, qui commençait à lui brûler la main gauche. Leurs regards se croisèrent, brièvement, et si celui supplicié d'Alice le fixait avec hargne, le sien ne s'attarda pas, dévisageant chaque mage noir avec une indifférence presque défiante.

*Immonde cafard... De quel droit te permets-tu cette arrogance ?... Contrôle-toi. Attends de voir où il veut en venir... Tu n'imagines pas combien cette attente est destructrice.*

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Il baissa le regard vers la coupe qui trônait sur la table. Ses paroles raisonnaient dans le crâne d'Alice, qui ne les comprenait pas, qui les analysait à toutes vitesse... "Disparaitre"... "Laisser son corps"...

- Non...

Son murmure ne s'entendit pas parmi ceux des autres, mais il ne passa pas inaperçu aux oreilles de celui à qui elle avait lâché la main... A peine avait-elle fait un pas, baguette levée, que deux bras la retinrent de force en retrait... Et ses faibles efforts pour se débattre ne firent que tomber sa capuche, dévoilant son regard vairon torturé qui fixait la scène, la bouche entrouverte dans une expression horrifiée tandis que son propre père s'approchait de son ennemi...

Son esprit raisonnait d'un silence assourdissant, Sheffield avait annoncé son propre ersatz de suicide, c'était sa dernière chance et pourtant...


*Pardonne moi, pardonne mon impuissance... Pardonne moi... PARDONNE MOI, TU DISAIS QUE TU RESTERAIS LA !*

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Erwan Black
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Ven 27 Avr - 16:29

Erwan Black était particulièrement irrité ce soir-là. Son humeur était à l'image du temps. Maussade. Le ciel d’une noirceur profonde s'accompagner d'un vent fort qui soulevait les capuches des différents Mangemorts réunirent en ce soir, particulièrement... spéciale. L'homme, dont le visage était encore découvert, faisait les cents pas devant la nouvelle génération, réfléchissant. La disparition de la population de l'île de Peel, était, certes, une réussite bien que le Recruteur n’avait pas organisé ce genre de … fête diront nous, depuis bien des années. Pourtant, quelque chose le déranger, l’énerver au plus haut point. En effet, vers la fin de la soirée, une fois que tous les Mangemorts se soient réuni pour terminer leur œuvre, le vieux Black eu la désagréable surprise de tomber nez à nez avec une jeune sorcière rousse que le jeune Gregory McBlacke avait récupérer pour son frère. Erwan avait jugé cette fille du regard, l’air neutre sans un mot mais au fond, il était furieux. L’île n’était-elle pas censé être entièrement moldus ? Peut-être que l’homme n’avait pas été assez rapide pour couper les différents moyens de communication et que d’une façon ou d’une autre, leurs ennemies ont été mis au courant. Mais si c’était réellement le cas, pourquoi n’envoyer d’une seule personne et une jeune femme très certaine sans expérience sur un terrain aussi dangereux ? C’était cela que ruminer le vieux Mangemort tandis que les derniers retardataires arrivèrent enfin. Un regard et ils transplanèrent tous. Les Mangemorts débarquèrent dans une nouvelle nuit, plus profonde que celle qu’ils venaient de quitter. Erwan leva les yeux, admirant la pyramide perdu dans l’immense désert égyptien. Il n’y avait pas à dire, cet endroit est parfait pour une résurrection, surtout celle d’un ancien grand maître sorcier, tel les plus grands de l’Egypte Ancien. Le Mangemort ignorait qui est celui qui fut suffisamment aimable pour prêter sa dernière demeure et s’en fichait bien assez. Le groupe avança dans l’immense construction de pierre et de sable, seulement éclairé par des torches. Presque plus rien ne les séparer du retour de celui que l’on surnomme Empereur. A cet instant, un vieil ami arriva à leurs rencontres. Le Duc Von-Gotha prit un Mangemort non masqué sous son aile et commença à lui parler. Erwan écouta leur conversation d’une oreille distraite, plus part habitude d’agir continuellement dans l’ombre qu’autre chose mais il fut stupéfiait par ce qu’il entendit. Ses soupçons étaient exact, c’était bien cet homme à l’aspect misérable qui allait servir d’hôte pour le Seigneur des Ténèbres. L’ancien Mangemort eu une expression dédaigneuse. Ce mangemort , Marius Sheffield, faisait honte aux autres, ainsi qu’au futur Empereur. Prenant place derrière Ludwig, analysant les différentes délégations étrangères, saluant d’un simple signe de tête quelques connaissances, certaines facilement reconnaissable malgré leurs masques. Sheffield se dirigea vers le centre de la salle, tournant autour d’un objet qu’Erwan n’arriva pas à identifier car le Mangemort volontaire se mit devant et prit la parole.

- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu... Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.

La suspicion était plutôt le sentiment que ressentait maintenant le vieux Black. Décidément, cet homme ne lui inspirait pas confiance.

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaitez le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Erwan releva avec dégout et fierté le menton. Il obéirait à l’Empereur avec autant de fidélité que pour le Seigneur des Ténèbres. Mais ce Marius n’était surement pas l’homme de la situation, en aucun cas et ses paroles firent réagir les différentes nationalités des Mangemorts. Un mouvement dans l’ombre des rangs anglais attira l’attention du Recruteur. L’un des leurs semblait vouloir aller à l’encontre du sacrifice de Sheffield. Et Erwan approuvait, il ne voulait pas servir cet homme infâme, sans aucune morale, ni même valeur. La surprise se peigna le temps d’une fraction de seconde sur son visage façonnait par les années. Le Mangemort rebelle était une femme, malgré l’obscurité, il l’a reconnu, du moins, il crut. La fille Von-Gotha. Black avait eu vent que le Duc n’était pas encore au courant du chemin de sa très chère fille avait suivis. Il le prendrait très certainement mal mais si à sa place, Erwan en aurait été plus que flatté. Découvrant son visage, n’appréciant guère l’anonymat, il se dirigea vers Ludwig, avec la ferme intention de donner son opinion ainsi que de détourner l’attention de son vieil homme.

-Sommes-nous sûr que cela est une … bonne idée ? l’interrogea-t-il. Ni aurait-il pas quelqu’un de plus... Qualifier pour remplir ce rôle ?

Le Recruteur se tourna maintenant vers Sheffield, le fixant de son regard de fer, voulant l’inciter à bien réfléchir à sa décision. Le vieux Black avait été former pour cela, trouver ceux qui feront plus tard l’élite mangemoresques, ceux qui seront les plus fidèles, prêts à tout pour servir leur Maître et croyant dur comme fer à leurs revendications. Et à ses yeux, il était plus qu’évident que l’homme en face de lui ne correspondait guère aux critères du « parfait mangemort ». Il jeta un rapide regard vers le verre qui se trouver sur la table central. Ou comment une chose si banale peut bouleverser une existence… Celle du monde entier, ce soir dans l’ignorance la plus totale mais très bientôt, seront bien obliger de découvrit la vérité mais quand cela arriva, il sera trop tard. Définitivement trop tard.

-Non pas que je pense que vous n’êtes pas capable d’endosser ce rôle,
expliqua calmement l’ancien, restant le plus aimable possible, mais êtes-vous réellement en accord avec vous-mêmes ? Car nous avons tous des pêchés, je vous l’accorde, déclara-t-il haut et fort, à l’entende de tous et toutes. Plus ou moins ignobles, certains empêchant les plus faibles d’entre nous à dormir la nuit, les poursuivant dans leurs imminents cauchemars. Ne serait-il donc pas, une offense au Seigneur des Ténèbres de lui n’offrit un homme faible, incapable de se regarder dans un miroir, ayant honte de ses actions passées, donnant sa vie dans le simple but de voir cette dernière disparaitre croyant faire, finalement, au crépuscule de sa vie, une bonne action ?

Erwan garda le silence, juste le temps au miséricordieux de repensait une dernière fois à son rôle en cette chaude nuit, dans ce tombeau, un lieu ancestrale, remplis de magie noir avant de reprendre place au côté du Duc Von-Gotha, tout en concluant avec dédain.

-Pathétique. Mais si c’est ce que vous voulez, faite ! Je tâcherais de remplis mes obligations… Comme avant.
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Gregory McBlake
MangemortavatarMangemort
If the sky turn into stone, it would matter not at all for there is no heaven in the sky.


MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 28 Avr - 21:00

21:10, tête de Sanglier. Greg s'était proposé pour récupérer le jeune Wood vers Poudlard. D'une part parce qu'il aimait pas être confronté aux purs Mangemorts qui avaient tendance à mépriser son statut d'intello qui préfère son labo aux combats, d'autre part parce qu'il aimait bien le garçon. Le vieux Black lui avait bien rabâché l'heure du départ, dans précisément 5 minutes, et il avait pour mot d'ordre de décoller à 21:15 précises, Jake ou pas Jake.

Inutile de s'inquiéter, il était ponctuel... Il avala le fond de son WPF avant de lui serrer la main.


- Toujours aussi rayonnant Greg’ ! Ca fait plaisir de te voir.

McBlake rigola, sans commenter. Il restait un gosse de 17 ans...
Ils quittèrent le pub sans un mot, et Greg lui saisit le bras, le trimbalant avec lui en Egypte par transplanage d'escorte, atterrissant face au temple en même temps que les autres. Ils partaient rarement en mission au complet, et c'était finalement assez impressionnant... Repérant la silhouette de son frangin, il se dirigea vers lui, traînant Jake à sa suite. Pénétrant dans le temple à l'exemple du groupe...


- Si tu veux mon avis, ce soir on ne risque pas de mourir assommé par une femme mais plutôt à cause de cette chaleur suffocante.

Clin d'oeil.

- Tu t'es déjà fait assommer par une femme ?...

Pas de réponse.

Ambiance tamisée, à croire qu'il s'agissait d'un rendez-vous galant... A bien y penser, en version gay, c'était presque ça finalement.

Relents d'alcool rance.


- Bordel Raf, tu t'es pas miné la gueule avant d'venir ?

- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu...

Son attention se reporta sur Marius. Ils ne s'étaient jamais vraiment appréciés, et Greg avait du mal à comprendre l'amitié que lui portait feu Lucif. Ça s'était mal fini pour lui d'ailleurs... C'était Davidson qui avait dit à son frère, qui lui avait dit que Marius allait devenir l'hôte de leur futur maître. Grand bien lui fasse, c'était bien son genre de sucer, et le sens du sacrifice n'était pas dans les gènes McBlake... Mais bon, l'idée de lui obéir, alors qu'ils supportaient déjà Sullivan, von Gotha et Black...

- Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.

Sheffield dévisagea l'ensemble des mages noirs entassés dans le temple. Greg ne remarquait que maintenant combien ils étaient nombreux... Von Gotha avait ramené ses troupes de l'Est, il y en avait d'Orient et de moyen-Orient, d'ailleurs, sans doute... A la place de Sheffield, il aurait sans doute été grave stressé et son discours aurait été bien plus pourri.

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Ainsi soit-il.

- FuuuuuuSION !

Greg ne put retenir un ricanement. Ils avaient les mêmes références et il se surprit à imaginer Marius en supersayen... Quand un détail retint son attention.

- Tu connais le type qui tient la gamine VG ?

La question s'adressait aussi bien à son frère qu'à Jake... Elle était vraiment cheloue comme gosse, elle avait beau être sang pur, il n'était pas sûr de vouloir avoir affaire à elle. Elle avait pas grand chose d'une fille en fait, et pas seulement physiquement... Si son souvenir était bon, Lucif se l'était tapée, encore un truc qu'il avait du mal à saisir. Goûts de luxe, peut-être... Enfin, peut-être valait-il mieux crever de la main de Marius que de celle de Duc.
Et ce type qu'il ne connaissait pas qui se fondait dans leur groupe... Agaçant, vraiment.

Nouveau discours, du père Black cette fois. Greg connaissait bien cet air sceptique, il l'avait souvent à son égard...


- ... Car nous avons tous des pêchés, je vous l’accorde. Plus ou moins ignobles, certains empêchant les plus faibles d’entre nous de dormir la nuit, les poursuivant dans leurs imminents cauchemars. Ne serait-il donc pas une offense au Seigneur des Ténèbres de ne lui offrir qu'un homme faible, incapable de se regarder dans un miroir, ayant honte de ses actions passées, donnant sa vie dans le simple but de voir cette dernière disparaitre croyant faire, finalement, au crépuscule de sa vie, une bonne action ?

Greg ouvrit des yeux grands comme des soucoupes, ne comprenant pas un mot du discours insultant du vieux. Depuis quand Marius était faible ? Il lui semblait qu'il était parmi les plus en vue des jeunes, justement...

-Pathétique. Mais si c’est ce que vous voulez, faites ! Je tâcherais de remplir mes obligations… Comme avant.

Le Recruteur... Il avait pas tendance à virer sénile, des fois ? Si il voulait de la place de Sheffield qu'il ne se gêne pas, il manquerait à personne. De toute manière, il avait le soutien de von Gotha, donc il était quasiment assuré de remplir cette mission. Il fixa le Duc [technique de drague 8D], se demandant si ses compétences intellectuelles pourraient l'intéresser pour faire de lui son prochain favori...

- Le Duc va bientôt chercher un nouveau fils de substitution du coup, non ? Toute façon sa gamine fera pas long feu...
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Angelika Stone
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Mar 1 Mai - 4:09

Bien... L'heure était maintenant proche. Très proche. Et ils étaient tous présents devant ce temple. C'était impressionant de voir un tel rassemblement à une même heure. Il lui semblait que c'était l'une des premières fois où Angelika en voyait autant ensemble. Prêt pour assister au retour de leur Empereur. C'était si apaisant de n’entendre que le bruit de la nuit, sans un souffle, sans un bruit. Comme si l'importance de ce moment avait coupé toute voix et respiration. Angelika observa quelques instants dans un regard émerveillé l'étendu du désert qui s’ouvrait en magnificence et offrait un panorama des plus merveilleux... L’Égypte était un pays fascinant, chargé d'histoire. Le meilleur lieu pour en créer une nouvelle. Celle de la résurrection de leur Maitre dans l'un de ces temples majestueux et imposant.

Elle ramena un peu plus sa capuche en avant avant de suivre d'un pas leste ceux qui rentraient. L'ambiance à l'intérieur était tout autre comparée à celle du dehors. Beaucoup moins étouffante, un air doux et frais passait à travers les murs anciens de ce temple cependant la jeune femme pouvait sentir la magie obscure qui régnait dans ce lieu. Qui ne pouvait pas le sentir après tout ? Ces vibrations qui effleuraient leur peau à chaque pas qu'ils faisaient.

Ayant pénétré dans la salle, déjà plusieurs autres Mangemorts étaient présents. Angelika pouvait ainsi voir combien ils étaient nombreux du côté des troupes du Duc Von Gotha.

Des torches éclairaient l'ensemble de la salle. Au centre de la pièce se tenait déjà Le Duc et celui qui avait été désigné pour se sacrifier. Marius Sheffield. En réalité, elle ne l'avait jamais vraiment côtoyé, tout ce qu'elle savait c'est qu'il éprouvait une immense amitié pour le défunt Lucifer et réciproquement... Après c'était tout. Enfin ça n'empêchait pas la jeune femme d'admirer son sacrifice. Celui de laisser toute une vie afin de l'offrir à leur futur Maitre était un acte noble et admirable de sa part.


- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu...

Un ton grave résonna dans la pièce, Marius venait de prendre la parole sur un air qui donnait l'impression d'être tourmenté. Oui il était grand temps de mettre un terme à toutes ces attentes et de prendre enfin et réellement le contrôle. Il n'y avait plus de temps à perdre. Agir. Il fallait agir à présent.

Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.

Ça se voyait tant que ça Bien évidemment qu'ils devaient ressentir ses choses là... L'envie de voir leur maitre se dresser enfin devant eux, peut-être qu'ils appréhendaient aussi le fait que le rituel ne fonctionne pas, l'angoisse de voir échouer la résurrection et tant d'autres sentiments... Angelika ne savait pas vraiment ce qu'elle ressentait. Sans doute oscillait-elle entre le désir de voir la fin de son discours pour enfin voir leur futur maitre et le doute que quelque chose dérape. Enfin, c'était étonnant de ne rien ressentir à cet instant même, surtout si l'on était l'élu. Cependant, qu'il soit empli d'une certaine sérénité, paix de l'âme ou on ne sait quoi d'autre était peut-être mieux. Au moins il n'avait pas à se poser de question ni à stresser ou autre.

Sheffiel jeta alors un regard circulaire sur l'ensemble des Mangemorts avant de reprendre:


-L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Visiblement il n'avait pas du tout l'air angoissé ni rien, c'était une très bonne chose. La détermination pouvait se lire dans ses yeux posé mélancoliquement sur la coupe qui était posé sur la table au centre. Ainsi que de la résolution dans ses paroles, les paroles d'un homme résigné et décidé à accomplir son devoir. Quelques bruits firent détourné son attention du Duc et de Sheffield. Une personne du groupe semblait agité, levant un peu la tête pour tenter d'apercevoir à travers les Mangemorts encapuchonnés, Angelika aperçut la jeune Von Gotha. Elle était retenue par un inconnu qui tenait fermement. Levant un sourcil interrogatif, la jeune femme se demandait bien ce qui avait piqué la Serpentard déchue pour être dans un état aussi affligé... Elle semblait complètement épouvanté. Un truc clochait. Pourquoi Angelika avait le sentiment qu'Alice n'approuvait pas ce qui allait se dérouler ?

-... certains empêchant les plus faibles d’entre nous à dormir la nuit, les poursuivant dans leurs imminents cauchemars. Ne serait-il donc pas, une offense au Seigneur des Ténèbres de lui n’offrit un homme faible, incapable de se regarder dans un miroir, ayant honte de ses actions passées, donnant sa vie dans le simple but de voir cette dernière disparaitre croyant faire, finalement, au crépuscule de sa vie, une bonne action ?

Angelika ouvrit de grands yeux interloqués. Voilà qu'elle venait de manquer plusieurs épisodes maintenant... Pendant qu'elle était occupée à réfléchir sur le comportement plus étrange qu'inattendu de la nouvelle et frêle Mangemort, Erwan Black avait prit la parole. Apparemment il était contre le fait que Marius endosse le rôle pour la résurrection. Elle n'avait d'ailleurs pas saisi la moitié de ces propos, n'ayant pas compris les raisons pour lesquelles il traitait Marius d'homme faible et ayant honte de ses actions passés. Voulait-il dire par là que le Mangemort avait commis un acte traitre à leur idéaux ou avait-elle mal suivi ?

-Pathétique. Mais si c’est ce que vous voulez, faites ! Je tâcherais de remplir mes obligations… Comme avant.

Plus le temps de réfléchir à quoi que ce soit. Il ne fallait plus tarder. Et après tout, ça n'était que l'histoire d'une enveloppe charnelle, Marius n'existerait plus et n'aurait aucun impact ni aucun pouvoir sur les pensées, réactions et agissements de leur Maître. Alors à quoi bon tergiverser là dessus et attendre que quelqu'un d'autre se désigne ? Angelika se doutait que d'autres personnes se désignerait quand bien même c'était un honneur. Marius était le seul. Sinon, bien sûr que d'autres plus méritants ou autre se seraient surement dévoué depuis le temps ! Angelika avait beau avoir de la considération pour Erwan, ça n'était plus moment de chercher à faire de longs discours, les minutes comptaient. L'envie de dire aussi quelques mots pour intervenir la prenait mais ce fut sans compter sur Mini McBlake :

- Le Duc va bientôt chercher un nouveau fils de substitution du coup, non ? Toute façon sa gamine fera pas long feu...
Soupir... Est-ce que c'était vraiment le moment de chercher à se rapprocher du Duc ? Préférant ne rien dire afin de ne pas allonger davantage cette discussion, elle croisa ses bras au dessous de sa poitrine, attendant qu'ils se décident.
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Rafael McBlake
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Mer 2 Mai - 21:56

- La marchandise est prête Monsieur.

Un cigare s'écrasa sur le sol chaud du port. Rafael McBlake indiqua le bateau derrière lui d'un geste autoritaire [moi. vouloir. café.].

- Mais Monsieur, vous ne vérifiez pas leur état ?

- On triera sur place.

Il rajouta à l'encontre des marins :

- Essayez de pas trop les amocher.

La vingtaine de femmes à moitié dévêtues traversa le ponton et monta dans le navire marchand, tandis que leur futur patron guettait les environs avec méfiance.
En effet Frank Hewlett, le récent directeur de l'école de Sorcellerie Poudlard, avait décidé d'envoyer ses chiens à sa poursuite, lui menant la vie dure depuis quelques temps. Travaillant habituellement la nuit, McBlake avait troqué sa routine et faisait ses affaires en pleine journée. Cette réunion dans ce temple sacré d'Egypte tombait bien... Il fallait maintenant qu'il s'y rende avant la tombée de la nuit, et justement sa bécane venait d'être déchargée du bateau duquel il était arrivé.


- Vous ne repartez pas avec nous, alors ?

- Réunion de famille ce soir.

Dans un bruit assourdissant et dans une épaisse fumée noire, la moto s'éloigna du port.

Longeant le Nil et ses milliers de paysages colorés, l'engin continuait sa course folle sans aucune interruption. La nuit tombait très vite dans ce pays, mais hors de question d'allumer ses phares, sa paranoïa refaisant subitement surface.

La bécane crissa en projetant du sable un peu partout. L'endroit était calme, quelques personnes se tenaient déjà devant le Temple, il se félicita de sa ponctualité.
Un sortilège de Désillusion plus tard, et il suivait le petit groupe de Mangemorts déjà arrivé, serrant les mains de ceux qu'il reconnaissait malgré les capuchons. Capuchons qu'il enfila d'ailleurs sur le chemin, tout en écoutant la "discussion" que son petit frère et le jeune Wood tenait derrière lui.

Qu'est-ce qu'ils connaissent des femmes...

[i]Arrivés dans une pièce faiblement éclairée, merci pour la vision déjà bien réduite de Raf (la bouteille de Manzana vidée en trois minutes y a peut-être joué un rôle majeur), McBlake imposa sa présence aux premières lignes, en croisant les bras et en relevant légèrement la tête d'un air méprisant (position chien de garde).


- Bordel Raf, tu t'es pas miné la gueule avant d'venir ?

- C'est mon odeur naturelle maintenant., enchaîna-t-il de sa voix grave tout en sortant le goulot d'une bouteille de tequila de la poche de sa cape, puis en la re-cachant d'un air tout à fait normal.

Sheffield introduisit la séance de Métamorphose par un discours assez troublant. Il connaissait Marius depuis un bout de temps déjà, malgré leurs différences de classes et leurs différents moraux, un certain respect s'était installé entre les deux hommes.
Il espérait quand même que son changement d'apparence ne serait pas un mauvais remake d'Hulk, car il n'hésiterait pas à l'abattre de son propre fusil (qu'il avait fixé derrière son dos en bandoulière), et Lucifer lui redevrait ainsi cet ultime sacrifice.

Les deux cons derrière lui ricanaient, effectivement les jeunes devaient prendre cette cérémonie à la légère... En fait il s'en fichait tout autant, surtout que des affaires plus importantes à ses yeux l'attendaient dans son "bar".


- Tu connais le type qui tient la gamine VG ?

Ah oui tien, un nouvel élève de Poudlard venu jouer au vil tortionnaire de moldus ? Non, il avait l'air plus âgé que la petite. Ce pourrait-il que ce bellâtre soit ce cousin à qui la jeune VG avait correspondu récemment ? Possible.

- Encore un pédant qui s'touche dans son château, cracha-t-il à son frangin tandis que Black défendait son opinion sur le choix de Marius en tant qu'ôte de leur nouveau maître.

Discours que McBlake utilisa pour observer les autres de son regard fatalement dur et tranchant. Il avait un avis bien arrêté sur toutes les personnes présentes autour de lui...


- Le Duc va bientôt chercher un nouveau fils de substitution du coup, non ? Toute façon sa gamine fera pas long feu...

Raf ne se gêna pas pour donner une tape derrière la tête de Greg. Hors de question qu'il se sépare de lui, il lui était d'une trop grande importance depuis fort longtemps.

- Ferme-la un bon coup.
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Ludwig Von Gotha
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Ven 4 Mai - 17:59

- Pour devenir le Guide de nos frères, je suis prêt à me perdre. Je vous assure mon cher Ludwig que je suis tout désigné pour cette tâche et que je la mènerais jusqu'au bout.

A aucun moment le Duc n'avait douté des capacités du jeune Sheffield. Il le suivait depuis ses débuts, prometteurs, bien plus que ceux du neveu d'Ethan, ce traitre à présent refroidi dont il n'avait pas même retenu le nom... Le guidant courtoisement d'un geste du bras, il accompagna le Mangemort à l'intérieur du temple, le laissant parcourir seul les derniers mètres qui le séparaient de la table.

Les derniers gestes de son libre arbitre... L'idée était vertigineuse.


- Ne perdons pas de temps mes amis, nous en avons assez perdu... Vos yeux expriment clairement l'envie, l'appréhension, l'angoisse... Je ne ressens aucun de ces sentiments-là.


Von Gotha, entrainé à paraitre détaché depuis de longues années, savait que sa propre appréhension ne transparaissait pas. Le regard de Marius se fixa sur le sien après avoir toisé froidement les visages de ses confrères, et le duc adopta une attitude bienveillante. Comme pour rassurer ce jeune homme, ce fils de substitution dont il était si fier...

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

Son ton était grave et solennel, et il baissa les yeux dans une attitude que le Duc jugeait pleine d'humilité, s'accordant certainement sa dernière méditation d'homme libre. Son sacrifice était incomparable et sa loyauté sans égale... Des mouvements et murmures dans les rangs indiquaient que les membres des différentes délégations ne voyaient pas vraiment les choses de cette façon là... Von Gotha avait une importance suffisante pour apaiser d'un regard autoritaire ses propres troupes et quelques autres... quand un regard horrifié à l'éclat particulier attira son attention chez les britanniques, le mettant clairement au défi de garder son calme... N'importe qui le connaissant intimement aurait reconnu cet éclat de colère sourde dans ses yeux verts - et se serait mis à couvert.

Ce qui ne fut pas le cas d'Erwan Black, éminent sang pur des troupes Mangemorts dépouillé de ses lettres de noblesses depuis quelques générations... Le visage empreint d'une arrogance rare, il s'était approché de l'allemand comme de son égal - ce qui était presque le cas, mais dans son état de rage contenue le duc exagérait volontairement le moindre détail [Hulk. est. en. colère. è_é.] - et celui-ci choisit un air désintéressé un peu méprisant, pour ne pas dire carrément irrespectueux, afin de faire comprendre à Black qu'il était inconvenant et ferait mieux de tenir sa place.

- Sommes-nous sûr que cela est une … bonne idée ? N'y aurait-il pas quelqu’un de plus... Qualifié pour remplir ce rôle ?


*Tu cherches à me décrédibiliser, Black ?... Tu penses peut-être que tu es plus "qualifié" ? Aucun Mangemort n'est plus prometteur que ce jeune homme, pour un recruteur tu fais bien mal ton travail, il me semble...*

Le Britannique s'était tourné vers son protégé, le prenant directement à partie malgré son ton courtois, faisant progressivement grimper la rage dans les veines de von Gotha.

- Non pas que je pense que vous n’êtes pas capable d’endosser ce rôle, mais êtes-vous réellement en accord avec vous-même ? Car nous avons tous des pêchés, je vous l’accorde, poursuivit-il en se tournant vers la foule de ses semblables comme s'il s'agissait d'un public. Plus ou moins ignobles, certains empêchant les plus faibles d’entre nous à dormir la nuit, les poursuivant dans leurs imminents cauchemars. Ne serait-ce donc pas une offense au Seigneur des Ténèbres de ne lui offrir qu'un homme faible, incapable de se regarder dans un miroir, ayant honte de ses actions passées, donnant sa vie dans le simple but de voir cette dernière disparaitre croyant faire, finalement, au crépuscule de sa vie, une bonne action ?

Se replaçant à côté du Duc von Gotha comme pour suggérer qu'il approuvait ses paroles, Black s'accorda quelques instant d'un silence théâtral qui fit décrocher un sourire sarcastique à l'allemand qui rappelait ceux qu'arboraient parfois sa fille... Mauvais signe héréditaire. Un observateur attentif aurait repéré sur sa tempe une veine gonflée aux pulsations rapides. Même une perte de sang froid peut être contrôlée, si on la veut efficace...

- Pathétique. Mais si c’est ce que vous voulez, faites ! Je tâcherais de remplir mes obligations… Comme avant.

Relevant le menton dans une attitude détestablement arrogante, le duc toisa d'un regard réducteur cet homme qu'il considérait pourtant parfois comme son ami. Son ton doucereux et courtois avait des accents venimeux :

- Nous l'espérons tous, si tant est que votre don pour le recrutement n'ait pas pourri au fond de votre arrière boutique... Si votre monologue est terminé, Erwan, peut-être pourrons nous faire honneur à notre futur maître en passant à la suite ?...

Sans attendre une éventuelle réplique, von Gotha se dirigea vers Marius, présentant à hauteur de leur regard la potion opalescente qui allait l'entraver à vie aux côtés de leur maître.


- Si j'en crois notre formule, elle est parfaite. Si vous me faites toujours confiance...


Il versa le liquide dans la coupe d'argent, avant de relever les yeux vers le jeune homme, conscient du regard vairon qui vrillait la scène d'un air paniqué et qu'il refoulait rageusement.

- Vous vous faites honneur mon cher Marius, quoi qu'en pense cette assemblée. Ne vous fiez qu'à ceux qui vous connaissent...

Le duc l'étreignit brièvement, geste rare venant de sa part...

- Depuis le début je n'ai eu de cesse d'être fier de vous. Et jamais je ne l'ai été autant qu'à cet instant, fils.

Avant de s'éloigner du centre de la pièce sans le quitter des yeux, restant à une distance respectable de Black et en prenant soin d'ignorer sa véritable fille.
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Marius Sheffield
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Dim 13 Mai - 16:56

- Sommes-nous sûr que cela est une... bonne idée ? N'y aurait-il pas quelqu’un de plus... Qualifié pour remplir ce rôle ?

N'importe qui aurait pu prendre sa place, mais personne ne voudrait mourir au nom d'une guerre et porter le fardeau de la Destruction.

Everybody wants to change the world
Everybody wants to change the world...


- Non pas que je pense que vous n’êtes pas capable d’endosser ce rôle, mais êtes-vous réellement en accord avec vous-même ? Car nous avons tous des pêchés, je vous l’accorde.
Plus ou moins ignobles, certains empêchant les plus faibles d’entre nous à dormir la nuit, les poursuivant dans leurs imminents cauchemars. Ne serait-ce donc pas une offense au Seigneur des Ténèbres de ne lui offrir qu'un homme faible, incapable de se regarder dans un miroir, ayant honte de ses actions passées, donnant sa vie dans le simple but de voir cette dernière disparaitre croyant faire, finalement, au crépuscule de sa vie, une bonne action.


But no one, no one
Wants to die.


***


Brume matinale, qui se transforme en fumée. Marius avance de quelques pas sur la pelouse verte et éclatante, quand soudainement on l'étreint avec une force inégalée. Il se débat, mais il tombe vite sous le contrôle de cet être inhumain qui ne veut pas le lâcher. Il contrôle son corps, sa respiration, son cerveau, ses gestes.

- Lutte.

Il tombe à terre, les yeux dilatés, il regarde en haut pour apercevoir son assaillant : ce n'est pas un humain, il ne ressemble à rien d'autre qu'à un clown.

- Je suis ta vie...

Marius ne peux pas lui répondre, sa gorge est curieusement bloquée, il suffoque, blêmit, s'effondre. On le relève de force, une étrange musique retentit.

- Et ta vie n'est qu'un cirque orchestré par le Prince des ténèbres.

On le balance dans tout les sens, des lumières de toutes les couleurs l'éblouissent, il est sous le feu des projecteurs, tout le monde le regarde, avec des yeux aussi ébahis que les siens.
Sheffield menace de s'effondrer une nouvelle fois, ses yeux se plissent et il regarde désespérément autour de lui, cherchant de l'aide parmi toutes ces personnes qui se moquent de lui et de sa solitude.

- Entrouvre la porte à l’anarchie, bouscule l’ordre établi.

- Lucifer
, marmonne le Mangemort sans contrôler ses larmes froides.

Si serein, si beau... Jusqu'à ce qu'il lui tende un couteau, que son meurtrier saisit délicatement.
Les deux hommes se firent face.

- On se reverra.

- On se reverra.

- Là où rien n'est plus rien...

Lucifer recule de quelques pas, en fixant toujours celui qui ôté prématurément sa vie, celui qui maintenant se tranche la gorge d'un geste sec devant lui.



***

- Si j'en crois notre formule, elle est parfaite. Si vous me faites toujours confiance...

Prendre son air le plus normal possible. Ce n'était tout de même pas un rêve, on ne rêve pas éveillé. Il devait vérifier quelque chose. Il avait croisé son regard parmi les âmes qu'il avait tourmenté, et elle était bel et bien là, mais fort heureusement impuissante.

Ce n'était pas un rêve.

- Vous vous faites honneur mon cher Marius, quoi qu'en pense cette assemblée. Ne vous fiez qu'à ceux qui vous connaissent...

Fixer ce liquide avec fascination, puis relever les yeux face à l'être qui aura permis son envole dans l'éternelle candeur. Il l'étreignit, comme cet être inhumain l'avait fait quelques minutes seulement avant.

- Depuis le début je n'ai eu de cesse d'être fier de vous. Et jamais je ne l'ai été autant qu'à cet instant, fils.

Ses joues rougirent pour la première fois depuis longtemps... Son propre père ne lui avait jamais dis de telles paroles, et un sourire incontrôlable germa sur ses lèvres sèches. Sourire satisfait qu'il destina à la jeune fille encapuchonnée, mesurant la haine qu'elle devait ressentir à cet instant.

I'll be your detonator.

Ses lèvres trempèrent dans ce liquide, comme au ralenti... Des douleurs latentes commencèrent déjà à faiblir son corps et il lâcha le verre en argent qui tomba sur le sol suivit par un bruit métallique.
Avec difficultés, Marius murmura la formule.


- Per Horus et per Rha et per solem invictus duceres.

Accroupi, se tordant de douleur, les yeux imbibés d'un liquide écarlate, sa vie défila dans un souffle, comme si l'on effaçait ses souvenirs au fur et à mesure qu'il se les rappelait...
Et plus rien.
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Alice_Von_Gotha
MangemortavatarMangemort
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MessageSujet: Re: Death of the sun.   Lun 14 Mai - 19:08

Silence oppressant, vide total, personne n’existait plus, il n’y avait que des ombres… Mais surtout, cette voix, Sa voix avait momentanément disparu.
Morte avec sa dernière chance de vengeance…


*Non… Non je te jure que je te vengerai… Reviens, reviens je t’en prie.*

Les autres, ces inconnus ou presque, n’étaient plus matériels, seuls ces bras qui la maintenaient ferment, cet homme méditant son soi-disant sacrifice, et son père… Son propre père qui approchait amicalement de son ennemi mortel, que lui disait-il ?... Que… Dieu, que signifiait cette étreinte sordide… ?

Alice cessa momentanément de forcer sur ses bras, se laissant porter par ceux de Victor telle un automate. Elle était sourde, mais pourquoi un mot résonnait dans son esprit instable ?
« Fils. »

Fils.

Et ses joues rouges, ce sourire presque candide… Satisfait de lui-même, mais mon dieu, si elle avait seulement pu le lacérer de ses propres ongles… Et croiser son regard sombre, cruel – quelle expression avait-il au moment de l’assassiner ?... – volontairement provocateur, car il la savait impuissante.

Perdre la face en détournant les yeux de rage. Yeux subitement humides de larmes et de sang.


*Quoi qu’il m’en coûte, quoi qu’il advienne, je te jure que je le tuerai. Lui ou ce qu’il en reste…*

Poitrine gonflée d’orgueil piétiné, ventre noué par la haine. Seul le bruit métallique du verre qui heurtait le sol put lui faire reporter le regard sur la scène, la rendant momentanément à ses sensations primaires. Elle ne voyait pas grand-chose, sa petite taille la perdant dans la foule, et Sheffield semblait être tombé au sol. Un premier cri, rauque, plus bestial que douloureux. Le bruit d’un tissu qui se déchire, un râle, un bruit humide d’organe autodétruit… Nouveau râle.

*Tu me le jures… ?*

Il se releva.
Regard ensanglanté écarquillé, c’était… C’était inhumain. Une véritable mutation…

Mais peu importait, tant qu’Il ne disparaissait pas.


*Oui.*

Les vêtements victoriens lacérés par l’expansion de son corps, ensanglantés par… Par l’intégralité de son corps, ses cheveux longs, si longs. Que restait-il de Marius Sheffield ?...
Oh, il pouvait masquer son visage. Mais ces yeux qui toisaient sadiquement chacun d’entre eux… Leur couleur ne laissait pas de place au doute, il était encore là, quelque part. Les yeux ne mentent pas…

Mais peu importait, tant qu’Il ne disparaissait pas.


*Je n’ai pas peur de lui. Je sais bien…*

Ton caressant, Victor l’avait lâchée et elle lui saisit la main en imaginant s’emparer de la Sienne. Autour d’eux, la foule des mages noirs s’agenouillait avec respect et crainte, et son cousin lui tira doucement sur la main pour l’inciter à faire de même.

- Quelle hypocrisie, Lucifer…

*Plus rien ne presse, Alice.*

________________Requiem for a Prophecy________________
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Empereur Kvasir
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Dim 10 Juin - 21:05

Je suis vivant. Ou presque.
Les souvenirs d’époques différentes, flous, qui défilent dans la tête de mon porteur, ma tête. Il est moi comme je suis lui, comme je suis… Nous tous. Et je sens nos puissances additionnées, multipliées en moi… Je suis tous ces puissants mages, et je leur suis tellement supérieur.
Je suis agenouillé à terre. L’atmosphère est poussiéreuse et chaude, mais je sais autant que mon porteur où je suis. Je porte la main à ma poitrine, vierge de battement. Je suis une sorte d’inférius aux pouvoirs illimités.
Immortel. Peut-être… Après tout je suis un cas unique.

Quelle est mon apparence ? robuste, sale, suintante de sang, peut-être même en phase de décomposition. Aucune douleur, je ne crois pas du moins… Je porte les mains à mon visage, que je recouvre d’un masque métallique, un nouveau visage impersonnel que tous craindront plus que n’importe lequel des mégalomanes qui se sont unis pour créer mon âme.
Magie sans baguette. Je me demande jusqu’où je pourrais la pousser…

Il s’est à peine écoulé une trentaine de secondes, je pense. Je me relève, agilement, il n’y a pas la moindre faiblesse en moi.

Et je leur fais face. Ils sont mes fidèles. Mon armée…

- A genoux devant moi.

Ma voix est gutturale, froide et autoritaire. Aussi parfaite que le reste. Ils s’exécutent, et je détaille chacun de leurs visages, les grave dans ma mémoire parfaite. Les assimile aux appréciations que leur portait mon hôte. J’ai très envie de rire, face à certains d’entre eux, mais ce n’est pas le moment. Alors je les dévisage d’un air sévère.

Je suis votre maître. Et vous n’êtes que de fragiles, si fragiles êtres vivants…

Le silence, mon nouvel amant. Votre silence respectueux et craintif. Mon port est éloquent, et je brandis en l’air la baguette de mon porteur. Ma première baguette.

Et ma voix majestueuse s’élève et résonne dans le temple égyptien antique.


- La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du Malin.

J’en vois déjà qui se concentrent de toutes leurs forces pour me comprendre. Les idiots sont généralement une arme de destruction massive, je suis satisfait. Presque un Père rédempteur, leur guide vers la puissance, vers la supériorité légitime qui revient aux sorciers de sang.
Qui revenait, puisque je leur suis infiniment supérieur. Tout cela n’a plus tellement d’importance, comparé à ma gloire… Mais amusons-nous, croyons encore en ces choses là, pour le plaisir. Pour l’exemple.


- Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.

Oh oui, il est dans votre intérêt de servir votre cause en mon nom, faibles serviteurs… Ma voix s’amplifie soudain, grondant comme le tonnerre au dessus de leurs têtes…

- J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'Eternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !

Un cri collectif de gloire s’élève dans leurs rangs, et je pulvérise le mur de l’entrée du temple d’un coup de baguette déterminé, les guidant à l’extérieur.

Pas un seul de ces cafards de moldus égyptiens ne survivra à mon avènement. A ma gloire.
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Erwan Black
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 16 Juin - 11:56

L'altercation avec le Duc Von-Gotha n'en était qu'une entre tant d'autres. Car oui, malgré tout, les deux hommes avaient souvent des opinions et des intérêts contraires mais ils restaient en bonne entende, ainsi Erwan ne s'inquiétait pas trop de la réaction que sa prise de position aura envers leur rapport.

- Nous l'espérons tous, si tant est que votre don pour le recrutement n'ait pas pourri au fond de votre arrière-boutique... Si votre monologue est terminé, Erwan, peut-être pourrons nous faire honneur à notre futur maître en passant à la suite ?...


Bien de contrarier par cette remarque, il ne put s'empêcher d'avoir un rictus satisfait. Décidément, il savait toujours aussi bien manier la langue pour assassiner son ennemi. Les bras croisaient, Erwan garda le visage fermait, l'air arrogant tandis que le Duc se dirigea vers le sacrifié.

- Si j'en crois notre formule, elle est parfaite. Si vous me faites toujours confiance...

Ilversa le liquide dans la coupe d'argent, avant de relever les yeux vers le jeune homme tandis qu'Erwan haussa un sourcil suspicieux.

-Tsss, tu crois qu'c'était une bonne chose de provoquer ce barge de Duc? Enfin barge, pas autant qu'sa fille, si c'est elle qui est dans nos rangs!
Siffla Sullivan derrière lui.

-C'est elle. Et oui, je crois bien que cela était une bonne chose.


- Vous vous faites honneur mon cher Marius, quoi qu'en pense cette assemblée. Ne vous fiez qu'à ceux qui vous connaissent...


Et une autre pique à son égard, quelle délicatesse! Il était vrai que Black ne savait pas grand-chose de ce type mais l'avoir en face de lui suffisait à se faire une opinion. Contre toute attenante, Le duc l'étreignit brièvement, geste rare venant de sa part. Erwan et Sullivan échangèrent un regard. Ludwig aurait-il malencontreusement inhalé les vapeurs de la potion?

- Depuis le début je n'ai eu de cesse d'être fier de vous. Et jamais je ne l'ai été autant qu'à cet instant, fils.


Wrong poussa un râle désespérer, marmonnant dans sa barbe tandis qu'Erwan regardait cette étrange scène avec stupéfaction. Décidément, l'Allemand pouvait parfois être surprenant. Ce dernier s'éloigna du centre de la pièce sans le quitter des yeux, restant à
une distance respectable de Black et en prenant soin d'ignorer sa
véritable fille. Black reporta son attention vers le centre de la pièce, là ou Shefflied se tenait, l'air absent avant d'avoir un sourire de satisfaction. Allait-il avoir suffisamment de courage pour boire cette potion et disparaitre à tout jamais? Contre toute attente, oui.

-Bordel...

Un simple murmure, le seul mot qu'Erwan put dire à cet instant, tellement il était surpris. Ce type avait finalement eu le culot de le faire, aussi incroyable que puisse paraitre. Peut-être c'était-il tromper à son égard? Même si c'était le cas, il ne l'avouerait jamais! La scène qui se déroula sous les yeux attisa sa curiosité, se fichant bien de savoir si Marius souffrait ou pas, en voyant son corps convulsait sur le sol, admirant l'horrible transformation. Puis soudain tout cessa. Marius Sheffield n'était plus, à sa place se tenait une forme difficilement reconnaissable. Sceptique, Erwan se demanda si réellement le sort avait fonctionné. La plupart du temps, ses vieilles formules étaient erronées, pouvant parfois entrainer des états désastreux s'il se passait quelque chose. La chose se releva avec agilité, comme si aucunes douleurs n'avaient été ressenties avant. Il se tenait debout, face à ses troupes, devenant leur nouveau chef, celui qui manquait. Le vieux Black constata avec ironie que son visage était masqué, comme celui du Seigneur des Ténèbres était défiguré.

- A genoux devant moi.

Il ne perdait pas de temps. A peine vivant, qu'il prend les commandes des Mangemorts. Sa voix insistait à lui obéir, après quelques regards hésitants des plus jeunes, la réticence d'Erwan, tous s’exécutèrent. Un silence glacial, de mort, digne de l'enfer s'installa dans l'éternel tombeau, témoin d'une renaissance.

- La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du Malin.
Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.
J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’Éternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !


Le discours de l'Empereur était clair... Enfin pour ceux qui on les capacités de le comprendre. Erwan releva la tête, satisfait. Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer!! Les Mangemorts poussèrent des cris de gloire envers leur nouveau chef tandis que le Recruteur restait silencieux, admirant le mur que les anciens égyptiens avaient mis des années à construire au prix de la sueur et du sang, se pulvérisait en mille morceaux. Déjà, les plus téméraires se précipitaient vers l'extérieur, près pour un nouveau massacre.

-Il n'y a pas à dire, l'Empereur ne fait pas les choses à moitié. Sa résurrection va en ébranler le monde entier. Mon pauvre Potter, tu ne pourras rien faire contre nous cette fois ci.

L'homme jeta un regard d'ensemble dans la pyramide, pour voir ceux qui restait avant de guider les autres. Jake Wood, son protégé, passa devant lui et il le saisi par l'épaule, lui offrant un sourire rassurant.

-Vient par ici, fiston, cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé toi et moi.

Erwan se dirigea avec Jake vers la sortie, laissant le Duc seul, ce dernier semblant avoir des comptes à régler avec sa fille, bien que la situation actuelle ne s'y prête pas, ils ne pouvaient y échapper. Saluant d'un signe de tête les deux Von-Gotha, ils quittèrent les lieux de la résurrection, prêt à semer la destruction et le chaos au nom de l'Empereur.

[la flemme de relire, désolé si y'a des incohérences <_<]
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Ludwig Von Gotha
MangemortavatarMangemort

MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 16 Juin - 17:58

Observer la scène avec fascination. Si la transformation échouait, ce serait de sa faute, et le jeune Marius se serait sacrifié inutilement… Mais non, ça ne pouvait pas échouer. Elle était parfaite, n’avait eu aucun effet imprévu durant sa conception, et le Duc était sans conteste le plus compétent pour la réaliser… Retenir son souffle quand le jeune homme porta sans frayeur la fiole à ses lèvres.
Tremblant, le verre vide lui échappa des mains, le bruit de sa chute résonnant contre les parois du temple antique. Von Gotha fronça imperceptiblement les sourcils, soucieux de ne pas laisser s’afficher l’angoisse de l’échec…


- Per Horus et per Rha et per solem invictus duceres.

Son corps s’affaissa sous la douleur, se pliant comme pour lutter contre la métamorphose forcée. Un râle, ses yeux se fermèrent inconsciemment, comme s’il succombait, et le Duc retint son souffle… Pas plus de quelques instant, car ils s’étaient rouverts… L’expression différente. Ça avait fonctionné, sans le moindre doute… Von Gotha recula de quelques pas, baissant la tête avec respect, pour ne pas s’imposer en voyeur de la douloureuse renaissance de leur Maître à tous.

Leur Maître qui se relevait à présent, sans le moindre signe de faiblesse, faisant face à un silence respectueux et craintif.


- A genoux devant moi.

Ce n’était plus la voix, déjà noble, de Marius. Le timbre de leur Maître était plus grave, plus froid. Plus impressionnant… Le Duc s’exécuta avec humilité et respect, observant son visage désormais masqué. Il ne semblait plus rien avoir de son fils de substitution en lui… Quelque chose qui ressemblait à de la tristesse s’empara un instant de son esprit, mais von Gotha n’en laissa rien paraître. Comme à son habitude…

- La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du Malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.

*Les enfants égarés…*

Oui, elle n’était qu’une enfant égarée…

- J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'Eternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !

La foule des leurs qui se relève en un geste commun, baguettes levées vers le plafond, cri victorieux. Arrogant, von Gotha ne participa pas au vacarme, mais posait sur l’Empereur un regard fervent.

Car il était leur avenir, leur chance de remettre le monde dans le droit chemin.

Se sentir observé. Savoir précisément l’origine de cette impression…

… Et vriller de ses yeux d’un vert violent le regard vairon de sa fille. Elle ne détournerait pas le regard, les von Gotha ne s’abaissent pas à ce genre de comportement. Expression glacée. Sévère. De mémoire d’homme, jamais il ne l’avait adressé à sa fille.

Mais jamais il ne l’avait aussi peu comprise… Jamais il ne la renierait, non. Mais s’il devait l’enfermer pour la préserver, il n’hésiterait pas l’espace d’une seconde…


*Pourquoi faut-il que tu ressemble si peu à ta mère, finalement… ?*

Cela faisait partie de son rôle de père… La remettre dans le droit chemin, ou du moins en donner l’illusion. La salle se vidait, comme un évier qu’on débouche et elle restait là, droite, Victor à ses côtés, le visage inexpressif, présent sans prendre parti, là comme pour ramasser les morceaux. Le Duc comptait bien sur son neveu pour cela : Alice n’était plus fiable, et n’était pas du genre à se laisser entraver sans douceur… Sans doute canaliserait-il son incohérence, peut-être était-il encore assez proche d’elle pour la comprendre.

Le dernier importun quitta le temple, les laissant en famille. A aucun moment il n’avait cillé… Et il s’approcha de sa fille et de son neveu à pas mesurés, laissant la tension augmenter d’un cran. Alice lui faisait presque pitié, accrochée fermement à la main de son cousin, son œil gauche semblant se répandre sur sa joue creuse. Son regard était torturé, mais elle ne le détournait pas.


*Bien.*

Il leva la main et la gifla, pour la première fois de sa vie. Parce qu’elle n’avait rien à faire là, parce que ce n’était pas sa place, parce qu’elle avait disparu, parce qu’elle avait tenté d’assassiner sans raison connue un homme qu’il estimait. Mais une douleur immatérielle lui traversa un instant la poitrine…

Selon la convenance, elle baissait à présent les yeux, acceptant son châtiment. Le cœur serré, le duc l’étreignit très brièvement, espérant qu’elle ne le détesterait pas, et se tourna vers le jeune de Habsbourg.


- Ramène-la à Gotha…

Dissimuler son trouble, et la laisser aux mains de son cousin, songer à la vermine à exterminer comme à un défouloir à ses interrogations muettes, transplaner et emboîter le pas aux autres…
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Victor de Habsbourg
MangemortavatarMangemort



MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 16 Juin - 20:01

Précisément à 22h15, les deux cousins transplanèrent devant un temple égyptien particulièrement grandiose. Mais ce n'était pas le bon moment pour se distraire, il fallait être à l’affût de tout... Victor n'avait rien emporté avec lui, il faut dire que rien ne lui appartenait au Manoir des Mogg et qu'il souhaitait secrètement ne jamais retourner dans cette bâtisse, même si sa cousine l'y suppliait.
Il portait une longue cape noire trouvée dans une petite malle lorsqu'ils étaient au repère des Mangemorts, tout laissait penser qu'elle avait appartenu soit à Lucifer Mogg, soit à Ethan Mogg... Sa cicatrice située sur sa joue gauche luisait dans les reflets jaunâtres que produisaient les lanternes à l'entrée du Temple d'Abou Simbel.

Les deux jeunes gens semblaient perdus parmi les autres, mais semblaient déterminés à rester côte à côte. Victor remarqua que la troupe commençait à se diriger à l'intérieur de l'immense bâtiment. Toujours silencieux, et après avoir jeté un coup d'oeil aux alentours, il tira légèrement le bras d'Alice pour l'entraîner à la suite du groupuscule et ainsi se fondre dans la masse.
Ils traversèrent un couloir assez angoissant aux murs de pierre et arrivèrent dans un espace plus épuré. De Habsbourg remarqua alors aussitôt la table placée au centre et son verre à pied intriguant posé dessus. Il ne faisait plus attentions aux autres sorciers, seule la main de sa cousine le ramenait à la réalité. Cet homme qui avait tué l'amant d'Alice et qui l'avait ainsi privé d'avoir pu le tuer de ses propres mains... Ce lâche qui aurait la chance de périr et d'obtenir la grâce du Seigneur pour son courage. Mais était-ce au moins un rite religieux ? Ou allaient-ils invoquer les créatures du Diable ?


- Sais-tu ce qui se passe exactem-

La voix de sa cousine fut vite interrompue par le discours d'adieu de Sheffield. Non, il ne savait que les grandes lignes de ce qui allait se passer, McBlake - dans son état d'ébriété - lui avait souffler quelques mots : une gigantesque métamorphose aurait lieu ce soir.

- L'heure est venue pour moi de laisser mon corps à cet hôte bien puissant qui saura faire entendre nos justes causes. L'heure est venue pour moi de disparaître, et je ne peux que vous souhaiter le meilleur et vous obliger à obéir fidèlement à l'Empereur.

*Immondice de Lucifer...*

- Non...

Alice venait de lâcher sa main, Victor comprit aussitôt son désarroi et l'empêcha de commettre un acte qui aurait pu les trahir à son père. Il l'empoigna avec ses bras et recula légèrement, pour ne pas qu'elle attire l'attention des Mangemorts sur eux, et essaya de la calmer en lui susurrant un "chut" imperceptible, tout en jetant des regards rapides tout autour de lui, personne ne semblait les avoir remarqué. Pendant ce temps, son oncle et Black débattait sur la légitimité de Sheffield dans le rôle de l'ôte à qui ils devront apparemment obéir.

Victor de Habsbourg ne se décidait pas à prendre le risque de desserrer l'étreinte sur sa cousine, par peur qu'elle ne se jette sur le Mangemort qui avait tué Mogg. Son oncle s'approcha alors de l'assassin, il l'étreignit comme s'il était son descendant, et Alice sembla défaillir dans ses bras. Quelle injustice...

*Si vous saviez mon oncle... si vous saviez.*

Marius Sheffield porta alors le verre à ses lèvres, et tomba dans un râle déchirant.

*Toi, démon, esprit impur...*

Il tomba à terre, sous leurs yeux écarquillés et naïfs.

*Tu es vaincu, au nom de Jésus !*

Victor ne bronchait pas, il fixait l'Homme renaissant tout en continuant d'exercer une pression sur la jeune fille. Son état se dégradait à vue d'oeil, il ne pouvait pas la lâcher... Il ne pouvait pas... La peur...

- A genoux devant moi.

*Je ne t'appartiens pas !*

Il sursauta. Doucement, il libéra sa cousine et se baissa lentement. Son front brillait de transpiration, ses yeux n'arrivaient pas à se détourner de ce personnage abominablement diabolique. Il prit alors la main moite d'Alice et la força à s'agenouiller à son tour.


- Quelle hypocrisie, Lucifer...

*Car Jésus, le Fils unique de Dieu...*

- La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du Malin.

Etait-il donc un serviteur de Dieu ? Qui était-il, mais qui était-il...

- Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.

Le jeune Habsbourg eut du mal à dissimuler sa contrariété, il fixait le sol en fronçant les sourcils, la bouche entrouverte pour récupérer le peu d'air subsistant dans l'espace. Ézékiel, il citait la tyrade d'Ézékiel ! Bien sûr, comment avait-il pu ne pas la reconnaître aussitôt... La voix déjà fortement irréelle s'amplifia alors, et une larme torturée coula le long de sa joue cicatrisée.

- J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'Eternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !

C'est alors que tous les sorciers se relevèrent pour acclamer l'Empereur, car c'était comme cela qu'ils le qualifiaient.

*...crucifié, mort à la croix, enseveli et ressuscité, est mon Seul Seigneur et Sauveur !*

Il se releva d'une main appuyée contre le sol dur, puis hissa sa cousine ensuite. Jamais ce sentiment d'insécurité n'avait été aussi marqué, pourtant il s'efforçait encore et toujours de ne rien laisser paraître sur son visage ou dans son attitude. L'espace était de moins en moins rempli, et son oncle se démarquait maintenant des autres sorciers. Alice ne s'apprêté sûrement pas vivre le meilleur moment de sa vie, et il fallait qu'il reste à ses côtés. Toujours.
Elle n'avait pas quitté sa main, il la serra un peu plus en signe de compassion.

*Affronte, Alice, affronte...*

Et ce qui devait se arriver, arriva.
Jamais Victor n'avait vu le Duc von Gotha gifler sa fille unique. Jamais.
Il eut pitié pour elle, c'était comme si lui aussi l'avait reçu, en dix fois plus fort. Un sentiment d'injustice le submergea, il partageait à présent tous les ressentis de sa cousine, ou du moins il essayait.


- Ramène-la à Gotha…

Cette voix si terne. Lui reprochait-il quelque chose ? Sûrement, il n'était pas tout blanc dans cette histoire, même si tout était de sa faute. Oui, elle l'avait ensorcelé, et il était malheureusement prisonnier.
Seule une désobéissance à son oncle adoré pouvait le conforter qu'il était maître de lui-même, mais il devait se rendre à l'évidence, Alice avait besoin de soins au duché des Gotha. Il acquiesçât avec, cependant, une moue de reproche assez marquée.
Lorsque le Duc s'éloigna, il tendit son avant-bras à la jeune fille, qu'il n'osa même pas regarder dans les yeux.


- Tout est fini, rentrons.

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Alice_Von_Gotha
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MessageSujet: Re: Death of the sun.   Sam 16 Juin - 22:45

Elle baissait les yeux, laissant le sang de son œil gauche se répandre à terre, agenouillée à l’exemple de la foule qui l’entourait, mais un large sourire étirait ses lèvres… ce n’était qu’un jeu de plus, qu’un nouveau plan à préparer et qui qu’il soit, s’il ne restait qu’une infime part de Marius Sheffield en lui, elle devait la détruire.

Elle lui avait promis.


*J’ai confiance en toi… Et j’y fais honneur depuis que j’ai eu cette lettre entre les mains. Rien ne change, je suis toujours là… Risquerais-tu ta place et ton rang, ton honneur pour venger le sien… ? Sans la moindre hésitation. Idiote, tu le sais, au fond de toi, que ce n’était qu’un caprice… Tais-toi. Ça n’avait rien d’un caprice, c’était, ça reste incontrôlable. J’ai confiance en toi… Tu m’aimais, il me l’a dit.*

La voix de ce qu’il restait du corps de son ennemi s’était élevée, elle avait omis de l’écouter, tournée qu’elle était vers son débat intérieur. Elle jeta un coup d’œil à son cousin, qu’elle sentait tendu à ses côtés… Une larme roula sur sa joue, cette joue marquée par sa propre épée alors qu’il lui apprenait à combattre… Elle exerça une pression sur sa main qu’elle tenait toujours, comme pour se faire pardonner d’avoir associé sa présence à celle de son amant perdu, et décida d’accorder plus d’attention aux paroles de leur nouveau maître qui semblait se permettre de contrarier Victor.

*Cesse donc de m’offrir des raisons de te détester…*

Sa voix gutturale et majestueuse s’éleva plus fortement, et Alice retint un sursaut.

- J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'Eternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !

*Il est fou… ? Si peu, par rapport à nous tous, finalement… Je te l’accorde. Ça a de l’importance… ? L’importance est que tu laisse tes troubles dissimulés, Alice. Garde la face…*

La foule se releva comme un seul homme, et une clameur enthousiaste et guerrière s’éleva. Victor l’aida à se remettre sur pieds, et c’est alors qu’elle eut à nouveau son père dans son champ de vision. Un silence gêné se créa dans sa tête, Sa voix n’osant pas s’élever hors de feu Son rang.

Comme s’Il y accordait de l’importance de son vivant… N’oublions pas qu’Il n’est qu’une projection cérébrale, et oui, Alice savait pertinemment que Lucifer n’avait pas à s’élever contre son père - conventionnellement.

Son père qui l’observait aussi.
Comme une étrangère. Ou pire : comme sa fille déshéritée.
Elle était presque tentée de se retourner, pour voir qui il fixait de cet air dur. Ca ne pouvait pas être elle, non…

Alice sentit une pression sur sa main, preuve de la présence inconditionnelle de son cousin à ses côtés. Elle ne lui rendit pas, concentrée sur le regard vert violent de son père, subitement capable de comprendre en quoi la mention de sa colère pouvait être effrayante. Garder la tête haute, cependant. Elle était à la hauteur des attentes de son père, de son nom… Elle devait l'être quoi qu'il se passe, et quoi qu'il en coûte.

Elle ne répondit pas à l’ultime salut des derniers Mangemorts qui quittaient le temple par la porte défoncée – quand était-ce arrivée ? Son intériorité prenait parfois un peu trop le pas sur la réalité des autres.

Peu importait, seul comptait son père, inconsciemment déifié par ce complexe d’Œdipe qu’elle n’avait jamais résolu. Son père qui ne semblait plus avoir une once d’amour dans son regard froid et impitoyable.

Déchirement dans sa poitrine. Mais garder la tête haute, ne pas céder à la panique latente, ni à la tristesse intense qui menaçaient de la submerger… Faire face.
C’était la règle. Les von Gotha ne plient devant rien…


*Papa…*

Sa main claqua sur sa joue droite, entrainant son visage vers la gauche.
Jamais elle n’avait subi pareil traitement auparavant – cet Autre excepté. Mais évidemment, cela n’avait pas le même goût… Humiliée, remise à sa place d’adolescente obéissante censée être restée innocente, Alice baissa les yeux.
Atroce soumission. La détestait-il… ?

Comme pour lui prouver le contraire, il l’étreignit quelques instants. Sans aucun sens.


- Ramène-la à Gotha…

*De ces deux étreintes, la plus froide ne sera pas celle des chaines immatérielles que tu comptes m’infliger là-bas…*

- Tout est fini, rentrons.

Victor ne la regardait pas, et son humiliation s’accrût. Quel intérêt, pourquoi se retrouver cloîtrée dans ce château, entourée des deux derniers êtres chers qui lui restaient, et qui semblaient la répudier… ?

Elle se saisit de son bras, et Victor tansplana. Sensation d’étouffement caractéristique, sa décision ne prit qu’une fraction de seconde.


*Ils sont au ministère.*

Leurs pieds atterrirent sur le sol de marbre noir caractéristique qu’elle n’avait parcouru qu’une seule fois dans sa vie, lors de son arrivée au Royaume-Uni…

- Tout n’est pas fini. Je dois savoir s’il existe encore, tu comprends ? Je ne ferais rien. Je veux juste observer…

Elle se plaça face à son cousin et lui saisit les mains.

- Ne m’en veux pas trop.

Avant de déposer sur ses lèvres l’un de ses habituels baisers fraternels, chargés d’innocence. Et de saisir sa baguette de sa main gauche et de se diriger vers les ascenseurs, d’où l’on sentait s’élever des bruits étranges…


[Suite soon - et ailleurs.]

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