Requiem for a prophecy

Forum RPG basé sur le dix-neuf ans plus tard de la saga Harry Potter
 
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 Alice's insanity. - Back through the looking glass...

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Alice_Von_Gotha
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Unaware of where the truth ends and my li(f)e begins.


MessageSujet: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Lun 26 Déc - 17:47




Spoiler:
 

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Dernière édition par Alice_Von_Gotha le Jeu 3 Jan - 21:59, édité 33 fois
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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Mar 27 Déc - 12:43




Hand in mine, into your icy blues
And then I'd say to you we could take to the highway
With this trunk of ammunition too
I'd end my days with you in a hail of bullets


Evocation d'une promesse inexistante non-tenue, et Lucifer Mogg rejoint lui-même l'inexistant. Sans elle, l'abandonnant dans un monde qui ne l'aimait pas, probablement à juste titre.

Qui était-il ? Professeur de potion acariâtre, arrogant, absolument détestable, doublé d'un Mangemort plus ou moins contraint. Mais malgré cela, il était le centre de son monde... La moitié de son âme désormais vide.

Inconcevable à qui n'a jamais connu cela. De ces expériences à jamais uniques. Et pourtant... Quel manque de rationalité d'arrêter son coeur pour Lui.


I'm trying, I'm trying
To let you know just how much you mean to me
And after all the things we put each other through and
I would drive on to the end with you
A liquor store or two keeps the gas tank full
And I feel like there's nothing left to do
But prove myself to you and we'll keep it running



Platonique, beau et doux ? Pitié, ne vous méprenez pas. Une simple histoire de quelques mois entre deux êtres psychologiquement instables ravagés par d'incontrôlables violences internes. Tout juste quelques baisers volés, regards intenses, et autres scènes plus inavouables mêlant alcool et stupre, dans une dérision permanente. Sans évoquer gifles, tentatives d'oublis et autres impardonnables.

Histoire brève, décousue, et intensément passionnée. Chargée d'émotions contradictoires et inavouables. Parce qu'ils s'aimaient trop fort et que ça les dérangeaient... Non, l'amour est décidément un terme bien trop faible pour définir ce qu'ils étaient. Quoi qu'il en soit, il se l'interdisaient. Formellement. Dépendre d'un autre était juste impensable et humiliant. Incompatible avec eux-mêmes.

D'où leurs vaines fuites à répétition. Bordel, ce n'était même plus du vertige, c'était bien pire.


But this time, I mean it
I'll let you know just how much you mean to me

As snow falls on desert sky
Until the end of everything
I'm trying, I'm trying
To let you know how much you mean
As days fade, and nights grow...


Bien pire que de la fascination, de l'attirance, ou quoi que ce soit d'autre. Bien trop dangereux. Bien trop interdit.

Voué à l'échec.


... And we go cold.


Et ce n'est qu'à la fin que l'ultime parole sera prononcée... Adressé à cet être abhorré, qui estimait toutefois assez sa victime pour rapporter plus ou moins fidèlement cet ultime témoignage à celle à qui il était destiné.

Froid. Noir. Vide. Silence assourdissant. Hurlement psychologique ininterrompu.
Vide.
Vide. Angoisse terrible, car le vertige interne est un terme bien trop faible.


But this time, we'll show them
We'll show them all how much we mean
As snow falls on desert sky
Until the end of every...


Jamais elle n'aurait cru que ça s'achèverait comme ça. Même si un terme arriverait fatalement. Et forcément brutalement. Mais celui-ci...

Elle aurait du le rejoindre, elle aurait pu, ne serait-ce qu'en perdant le sens commun. Mais le hasard a voulu qu'elle demeure encore un peu dans la matérialité, juste le temps d'effectuer une tâche essentielle à sa terribilità personnelle, juste le temps d'être assez ténébreuse pour Le rejoindre dans les méandres du Royaume Infernal.


As lead rains, will pass on through our phantoms
Forever, forever
Like scarecrows that fuel this flame we're burning
Forever, and ever


Car où aller, après la fin, si ce n'est dans ce brasier permanent ? Dans l'inexistant vide de sens. Vide de son. Vide d'image. Dans le néant angoissant. Peu importe, s'il y est. Autant suivre sa trace. Rester au plus proche de lui, même s'il ne vit que dans son esprit.


And as we're falling down, and in this pool of blood
And as we're touching hands, and as we're falling down
And in this pool of blood, and as we're falling down
I'll see your eyes, and in this pool of blood
I'll meet your eyes, I mean this forever.


Rouvrir cette boite d'argent ouvragée aux armoiries de Gotha en pressant son emblème. Effleurer du bout des doigts son contenu, composé de mots, de cachets, et d'une mauvaise photographie. Avec délicatesse, comme s'il s'agissait des entrailles momifiées de ce disparu qui a embarqué avec lui la moitié de ce qu'elle était.
Léger soupir.
Y placer la lettre maudite, le dernier cachet.
La refermer.


Car il ne faut pas jouer avec des choses mortes.


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Dernière édition par Alice_Von_Gotha le Mer 8 Fév - 21:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Mar 10 Jan - 21:29






He left no time to regret...


Des regrets.
Lieu commun d'une banalité effarante, dans cette situation surfaite. Mais oui, des regrets, Alice en éprouvait sans doute des milliers, et ne parvenait même pas à mettre un nom sur la plupart d'entre eux.
Regrets d'actes passés.
Regrets d'actes avortés.
Regrets de ne pas l'avoir connue à temps pour la remettre sur la voie de la raison... (Comment une voix parasite peut-elle évoquer la raison ? En établissant son quartier général dans l'hémisphère gauche de son cerveau.)
Regrets de ce qu'elle n'avait pas fait - ou osé faire.

... Regrets de savoir que tout est fini et qu'on n'y peut plus rien.


Me and my head high
And my tears dry
Get on without my guy



Ce masque, encore et encore. Qui n'en était presque plus un, à force de le pratiquer. Qui devenait automatique. Voulu. Nécessaire, et même du à ce qu'elle était, ce quoi qu'il arrive. Qui qu'elle perde.
Tête haute, attitude hautaine et méprisante.

Le rang... Tant de sorciers prônant son inexistance et pourtant... Des générations de sorciers issus de sorciers, bien souvent anoblis. Qui pourrait prétendre qu'il ne discerne pas l'aspect fascinant des rares élus appartenant à cette élite ?...

Elite maudite, quelque part. Contraignante. (Instable et malsaine, certes.)
Il est tellement plus facile d'être un autre. Un de ces banals sang mêlés qui se perdent dans la foule du commun sans faire de vagues. Mais ne vous méprenez pas, nous aimons cette place privilégiée qui nous rend tellement supérieurs à vous. Oui, nous l'aimons, en effet... Comme ce masque, et ces trésors de superficialité et d'artifices.
Ne vous voilez pas la face, vous disposez des mêmes.
Même si vous en faites un usage différent...


You went back to what you knew
So far removed from all that we went through
And I tread a troubled track
My odds are stacked
I'll go back to black



Ce sourire qui renait. Ce bonheur terrible et à la limite du supportable, car paradoxal. Cette souffrance jouissive dans la décision inconsciemment prise, dans ces mises à l'épreuve désirées dont elle ressortait satisfaite, mais blessée à mort.
Musiques dangereuses qui détruisent ses restes branlants d'intériorité.
Confrontations violentes, jeux des corps violents.
Emotions violentes. Mais aucun sens à tout cela, non, aucun.

"Mon coeur est mort avec le sien."

Jouissif.
Et se perdre dans la joie de faire l'ultime voyage à ses côtés, en s'amputant d'un organe désormais superflu offert en sacrifice à la providence.
Les pieds toujours bien soumis à la gravité.
L'âme éteinte.
Le silence intérieur artificiel...


We only said good bye with words
I died a hundred times
You go back to her
And I go back to... I go back to us.



... Dans le silence froid des dortoirs, dans les hurlements désespérés et inintelligible de son cerveau déchiré.
Dans cette boite, toujours la même, relique des morceau de son être, de son esprit... Preuve de son existence. Qu'il n'était pas un rêve, non, qu'il fut réel !... Et là, devant elle, contre elle, preuve de son enveloppe matérielle renfermant cette âme tellement haïe, tellement fascinante par là-même, et tellement adorée, par les hasards d'un doux masochisme presque inconscient.

Fermer les yeux.


And I go back to...


Quelques mois en arrière, et son départ précipité, et ses lèvres tant désirées sur les siennes...


Black.


Son retour, sa fuite, le bruit de sa main sur sa joue dans un geste humiliant, et le paradoxe de ses lèvres, encore...


Black.


... Le silence.
Inconscience et crucio lancé du bout des lèvres, creusant sa plus profonde meurtrissure psychologique.


Black.


Mais peu importe, il était de sa main...


Black.


... Et tenter de fuir, à son tour, d'un acte inconsidéré.
Mourir une centaine de fois, et se faire recracher par les Enfers qui sont finalement bien doux...
Et le voir revenir. Et sentir battre la terre recouvrant son organe finalement si peu vital...


Black.


Et le voir anéantir sa seule planche de salut.


Black.


Et croire que leur histoire bancale et irraisonnée avait lieu d'être, et le tenir dans ses bras, au moins le temps d'une danse avortée...
Et se suspendre à ses lèvres une dernière fois, dans un geste absolument désespéré.
Et perdre la moitié de son cerveau et de son intégrité physique pour s'assurer de la sienne.
Et se faire abandonner au pied d'un escalier de marbre froid, comme un signe de l'issue fatale de cette histoire incohérente.


Black.


Rouvrir les yeux.
Porter sa main à sa poitrine vierge du moindre frémissement interne, saisir le minuscule pendentif immobile qui y repose, en un dernier hommage au membre poisseux qu'elle venait d'y arracher.
Un dernier regard sur sa propre tombe, promettre silencieusement de revenir bientôt, aussi froide que l'organe qu'elle y abandonna ce jour là.
Promettre de retrouver son intégrité, pour enfin le rejoindre.

Tourner les talons.


...and I go back to Black.


Sourire encore, et briser ce miroir au reflet faux...





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Dernière édition par Alice_Von_Gotha le Mer 8 Fév - 21:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Mar 24 Jan - 12:30


And if they get me and the sun goes down into the ground...
And if they get me take this spike to my heart and...
And if they get me and the sun goes down
And if they get me take this spike, and...
You put the spike in my heart.


Dormir.
Presque une heureuse surprise - inattendue. Pas de ces somnolences sans rêves. Remercier ses instincts déréglés l'ayant poussée à monter dans ce dortoir. Ignorer pourquoi c'était précisément la présence d'O'Farrell dont elle avait besoin, s'en moquer et s'inviter dans ses bras.
Pas une question - pas un mot.
Et partir à la recherche d'un sommeil inexistant depuis tant de mois.
Fermer les yeux, et s'auto-persuader que tout va bien... S'auto-persuader d'être quelqu'un d'autre.

Et dormir, enfin.
S'enfoncer dans les méandres d'un néant vide d'images et de sons... Illusoire. La tranquillité n'existe pas dans ce cerveau malade. Revoir le soleil se coucher sur les terres de Gotha, ce soleil toujours annonciateur d’évènements sinistres. Sans doute étaient-ils proches depuis des jours, voilà plusieurs nuits que les cris des Vélanes ne s'élevaient plus de la forêt. Brève vision de son père, floue. Traits tirés. Il savait, très certainement, mais ne souhaitait pas la quitter. En y repensant, sa proximité des jours précédents était assez inhabituelle... Mais Alice savait la suite, elle savait ce qui allait se passer, et elle n'avait plus huit ans, non... Ouvrir les yeux, son père encore, s'inciter à ouvrir les yeux dans le monde réel, et se retrouver face à un rideau de baldaquin, d'une couleur sombre des plus rassurantes.

And if the sun comes up will it tear the skin right off our bones ?...
And then as razor sharp white teeth rip out our necks - I saw you there...
Someone get me to the doctor, someone get me to a church.

Rythme cardiaque déréglé, resserrer la prise du garçon endormi sur son corps, car ce n'étaient que des images... S'auto-persuader que tout va bien... Que rien n'est réel... Refermer les paupières avec obstination, à se les fendre.
Se retrouver face à ce soleil sinistre. Succession d'images sans cohérence les unes avec les autres. Le lac sombre, un cri à provenance inconnue, être agenouillée à terre, et Lucifer, Lucifer qui l'attendait, refroidi, en sous-sol, Lucifer qui lui saisissait les poignets avec force avant de la serrer contre sa poitrine.
Elle avait de nouveau huit ans, et Il lui tendit le pieu d'argent de son père. En se relevant, elle se rendit compte que le décor avait changé, encore, qu'elle se retrouvait dans la bibliothèque de l'aile Est du château de Gotha, celle-là même qui avait brûlé cet hiver-là. Et elle se retourna vers Lucifer, remplacé par son père l'incitant au silence...
Angoisse.

And you must keep your soul like a secret in your throat.
And if they come and get me...
You put the spike in my heart.


Angoisse. Chapelle familiale désignée d'un index inquiet tandis que la porte s'ouvrait avec fracas sur les rebuts des ténèbres... Vision dissimulée par un pan de mur se fermant sur la scène, cris indistincts, Sa voix l'incitant à courir - était-ce déjà la même ? Stupide question incohérente.
Mais courir, donc, comme s'il l'attendait à l'autre bout de la cour, ne te retourne pas, Alice, ne te retourne pas sur ce que tu sais, sur celui qui produit ces foulées bruyantes, à l'autre extrémité du passage secret. Cours, cours encore, quitte à affronter le froid de la nuit tombante, et tu la vois, l'église, tu la vois en flammes, mais peu importe, qu'elle reste ton objectif...
Tu sais très bien que les flammes ne sont rien face à Ça...

Jambes instables d'enfant rendues maladroites par un souvenir plus récent, manquer de choir, pénétrer le lieu. Suffoquer.
Est-ce que Ça a besoin de respirer... ?
Ne te retourne pas, il est là, juste là, et tu peut entendre des "Duchesse..." de sa voix sifflante.
Le monde n'existe plus.
Ne te retourne pas. Ne te retourne pas.


Réveil brutal, de vieux accords haletants résonnant dans sa tête tandis qu'elle remerciait sa voix parasite de savoir parasiter aussi ses projections mentales...

We'll shoot back holy water like cheap whiskey, they're always there,
Someone get me to the doctor, and someone call the nurse,
And someone buy me roses, and someone burned the church...
We're hanging out with corpses, we're driving in this hearse...
Someone save my soul tonight, please save my soul.

Se retourner contre cet autre, ce garçon qui n'a aucune place dans sa tête, et serrer son visage ensanglanté par son épistaxis contre sa poitrine, se moquer de le réveiller.

Et fermer les yeux, et s'auto-persuader que tout va bien...

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Sam 4 Fév - 0:23









L'histoire de ma vie est jonchée de cadavres.
De noms d'illustres inconnus, d'éternels disparus, à adorer.
Jusqu'à ce qu'Il devienne à son tour un disparu. Un inexistant.

L'histoire de ma vie est jonchée de cadavres.
A croire que c'était écrit.
Alors je vous regarderais mourir, méprisables inconnus. Pour la gloire de ces sublimes idées immatérielles.

N'ayez crainte, tout cela est fictionnel...
Ça ne peut pas être réel, n'est-ce pas ?
Ça ne peut pas être aussi absurde. Ça ne peut pas être aussi vide de sens.

Alors que ma vie soit une fiction, pour ne pas être décevante...

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Jeu 9 Fév - 22:50



There are these terrors. And it's like, it feels like as if somebody was gripping my...
There are these terrors. And it's like, it feels like as if somebody was gripping my throat
Like last night, they are not like tremors, they are worse than tremors, there are these terrors
Like last night, they are not like tremors, they are worse than tremors, there are these terrors
And it's like, it feels like as if somebody was gripping my throat and squeezing and
It feels like as if somebody was gripping my throat

Some say now suffer all the children,
And walk away a savior...




... Or a madman and polluted
From gutter institutions.

La folie n'est pas un état d'esprit. La folie est un lieu... Un fait bien réel, bien ancré dans l'espace-temps, ce grand déterminant de toutes mesures. Il n'est pas dur de s'y retrouver, il suffit de se projeter dans l'immédiat... Cet immédiat vide de sens aux préoccupations tellement futiles.

Angoissante vacuité...

Il n'y a plus d'idéologie, il n'y a plus de famille, il n'y a plus rien de tout ça. La seule chose qui compte, c'est que chacun est vain, chacun se démène contre du brouillard immatériel. Il n'y a pas de pouvoir, cette notion même est vanité. Il n'y a rien, il n'y a plus rien. Que cet espace-temps déterminant un peu trop peuplé à son goût. Trop peuplé de gens qui ne sont pas Lui.

Don't you breathe for me...?

Croyais-tu sincèrement pouvoir boucler ton coeur, innocente petite fille ? Croyais-tu que ton existence retrouverait un sens, alors qu'elle n'en avait pas le moindre avant même qu'Il apparaisse... et même lorsqu'Il était là ? Mais l'existence est décevante, fillette, tellement décevante... Tu verras chacune de tes certitudes s'effondrer les unes après les autres... Et tu vieilliras, loin de Son idée. Loin de ce qu'Il était, de ce qu'Il aurait pu être.

Mais tout ceci n'est qu'une fiction, sais-tu ? Les figurants n'ont aucune valeur, sacrifie-les à ta guise... Modèle le monde pour qu'il devienne tien...

Ne peut-on ressusciter les morts ?

Dans ton esprit, seulement... Mais l'esprit est-un vaste monde, tu sais. Prends garde de ne pas t'y égarer...

Undeserving of your sympathy,
'Cause there ain't no way that I'm sorry for what I did...

... Et briser sa montre, pour qu'au moins le temps soit libre.

L'intériorité est un infini labyrinthique. Et froid, dans son cas, si froid. Jusqu'à entendre Sa voix, percevoir Son visage, le sentir si proche, mais sans pouvoir l'atteindre. Obstacle immatériel du Vivant, de l'Injuste Vivant, de l’Abhorré qui nous force à se tourner vers les Autres - à jamais les Autres - alors que notre intériorité pourrait amplement nous combler... Ce monde si propre à chacun, qu'elle a pénétré comme jamais auparavant en apprenant Son Inexistance soudaine.

Alors y retourner, dans cet atroce espace-temps si limité, et y évoluer plus libre que jamais, entravée dans un monde auquel personne n'a accès.

Aliénée.

Ils n'avaient fait que le supposer, avec raison, semblerait-il. Pouvoir au bout du bras... Rien n'est impossible, quand les conventions éclatent. Quand la conscience éclate. Quand le monde ne se résume plus qu'à soi-même - comme s'Il avait été le lien qui la maintenait dans la réalité. Leur réalité, oui, celle des autres, encore.

And through it all...
How could you cry for me?
Cause I don't feel bad about it.

Rien n'est Impardonable. Surtout pas la déshumanisation du monde.
Il n'y a pas de race, il n'y a pas de sang... Il n'y a que les Autres.

So shut your eyes...
Kiss me goodbye...
And sleep...
Just sleep.

Ces Autres à fuir, parce qu'Il ne peuvent comprendre, parce qu'ils ne sauront jamais. Et s'engager dans une guerre dont on se fiche éperdument, juste pour mener à bien sa tâche... Juste pour Lui, pour L'aimer et se détruire pour Lui, pour l'idée de ce qu'Il était, de ce qu'Il reste intérieurement, jusqu'à la toute fin.

The hardest part is letting go of your dreams.

Et ce peu importent les conséquences, aussi déplorables soit-elles, elles demeurent secondaires. Quand bien mêmes elles sont l'aboutissement d'un anéantissement volontaire.

... Encore faut-il qu'il reste quelque chose à anéantir.

A drink for the horror that I'm in...

Tout ne se résumant qu'à un vide vertigineux... Plus ne m'est rien. Il n'y a rien que je ne ferais, puisque rien n'a le moindre sens, sans Ses yeux pour me désapprouver...

...For the monsters that I've been.

... Et même alors, ils ne faisaient que me défier davantage encore. Me poussant à aller de plus en plus loin dans les méandres de l'inconscience... Parce qu'Il aimait cela, je le sais, Il l'aimait ! Il voulait me voir me détruire, m'autodétruire, qu'Il puisse me piétiner pendant que je le suppliais de continuer.

Parce que j'aimais ça, moi aussi.

Unapologetic apathy

Je ne vous laisserais pas me comprendre, car je veux rester seule, à jamais. Seule comme Il l'est sous la terre froide, comme l'est mon propre coeur qui L'accompagne. Je resterais, là, pour mieux fuir. Fuir dans le silence. Silence psychologique. Je suis déjà trop loin pour vous revenir...

'Cause there ain't no way that I'm coming back again.

... Revenir d'où ? Quand mes infinis intérieurs sont mes seuls espaces arpentés... Avec Lui, à nouveau, bientôt. Lui, qui sera le même. Qui ne me tiendra pas la main, qui me toisera avec arrogance, qui fera semblant de ne pas m'aimer, parce qu'il me hait pour ce que je Lui fais.

The hardest part's the awful things that I've seen.




...Sometimes I see flames.
And sometimes I see people that I love dying and... it's always...



And I can't... I can't ever wake up.

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Sam 21 Avr - 20:40


C'était fini. La lourde plaque de marbre avait été scellée, les grilles du lugubre caveau refermées, et il avait pris sa main pour l'arracher à ses restes sans âme...

The streets we traveled on will undergo our same lost past...

Combien de temps, déjà ?... Depuis quand avait-elle cessé de guetter son ombre dans les couloirs humides des cachots de Poudlard ? Quand avait-elle reçu cette lettre maudite ?... Elle avait cru, espéré si fort que sa vie s'était achevée avec la Sienne, qu'elle n'était plus que la spectatrice de Sa vengeance, elle avait même réussi à se persuader que Son esprit s'était réellement retrouvé en elle, à travers cette troisième voix intérieure qui avait tendance à se taire lorsqu'elle Le trompait... Et une fois que tout serait fini, enfin, Il l'entrainerait avec Lui dans le monde d'après, si monde il y avait. Car ça n'avait pas de sens, n'est-ce pas ?... Comment pouvait-elle espérer vivre encore, alors qu'elle cherchait encore la moindre parcelle de Lui à laquelle se raccrocher, comme à une planche de salut provisoire...?

I hand you my mortal life, but will it be forever?

... Mais il n'y a pas de salut possible, pour les damnés. Il n'y a plus de lien tangible, lorsque la mort nous sépare...

Il ne sera mort qu'avec cette voix étrange qui raisonne dans ma tête, que lorsque ses yeux vairons n'hanteront plus mon propre regard, lorsque tout aura disparu, y compris mon esprit qui ne peut s'empêcher d'hurler Son nom à chaque instant... Alors quand bien même la moindre trace de lui aura disparu, tant que ce souvenir survivra...

Tant que ce souvenir survivra.
Aussi douloureux et auto-destructeur soit-il.

I'll do anything for a smile, holding you 'til our time is done -
We both know the day will come, but I don't want to leave you.

Se souvenir de Lui si fort, le sentir si proche, et son état si irrémédiable... Et finalement rentrer dans cette chapelle si commune, si modeste, pour ne plus subir l'insultante présence de ce soleil, ce soleil qu'elle ne supportait plus depuis... Dieu, que tout ce qu'elle était devenue lui était lié.

Odeur de vieux bois poli par les ans, de cire fondue et d'absence. Avancer, avancer encore, jusqu'à cette coquille désormais vide, Lui...
Ses yeux clos.
Ses mains liées sur sa poitrine. Ses mains qu'elle se rappelait froides, si froides contre son corps, quand il l'étreignait, oui à l'en briser...
Il ne m'a pas brisée, non. Il ne m'a pas brisée...

... Et cet incompréhensible besoin d'un contact. Comme pour se prouver que ce n'était pas un rêve, comme pour s'assurer de sa réalité.
Et se rendre compte qu'elle aurait préféré se faire réveiller en sursaut. Car si ses mains étaient les mêmes, jamais ses lèvres n'avaient été si froides et si dures...

I see my vision burn, I feel my memories fade with time...

Se contrôler, malgré le sang qui pulsait sous sa paupière gauche, se retenir de hurler quand la planche se rabattit sur son corps sans vie, sur ce corps qui ne pouvait plus percevoir ses supplications muettes...

Se rappeler qu'il lui avait tourné le dos la dernière fois qu'elle l'avait supplié de ne pas l'abandonner. Rester digne, et soutenir le regard de cette inconnue aux cheveux gris...

Un clou. Deux. Pourquoi étaient-ils si longs ?...
Chaque coup de marteau résonnait, sinistre, se répercutaient en de violents coup de poignard immatériel en pleine poitrine...
Ne t'avais-je pas tué...? - Le coeur est un organe qui pompe du sang, pas des sentiments.

A melody...

Etaient-ce ses sens qui se désaccordaient, ou si l'orgue s'était mis à jouer ces accords interdits à son âme ?...
Et sentir ces mains sur sa taille un peu trop décharnée, encore.

... A memory...

Ce seul et unique sourire sincère, tellement fugace...
... And we go cold.

... Or just one picture.

Il lui suffisait de fermer les yeux pour Le voir à présent... Que ce soit éveillée ou non d'ailleurs. Son image était partout, imprégnait chaque chose, chaque son... Rendue plus forte encore par son absence.
Douleur violente. Mais prier pour que ça ne cesse jamais...
... Pour qu'il ne l'abandonne pas.

Pas encore.

Seize the day or die regretting the time you lost.

"Profite de ta jeunesse."
Combien de fois lui avait-il lancé ces mots à la figure, combien de fois l'avait-il aidée à exaucer cette sentence ?... Combien de bouteilles bues à deux, de non-sens partagés, et cette haine qui les consumait sans relâche, qui les rendait fous à lier, qui les poussait à se détruire l'un l'autre parce qu'ils exécraient ce besoin irrépressible qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre...

It's empty and cold without you here...

... Si ce Dieu que son cousin vénérait tant avait choisit de faire de sa réalité un purgatoire terrestre en L'arrachant à elle, il n'avait aucune idée de l'Enfer qu'elle se mit à rechercher avec avidité... Peu importait, s'Il s'y trouvait, et si ce n'était pas aussi froid que son coeur mort...

Newborn life replacing all of us, changing this fable we live in
No longer needed here so where do we go?
Will you take a journey tonight, follow me past the walls of death?
But girl, what if there is no eternal life?

Je n'ai plus peur du néant, quoi qu'il y ait après, je sais que nous le partagerons... Peu m'importe ces clous, cette terre, cette lourde plaque de marbre qui recouvrent ton cadavre déjà souillé par l'absence de ton âme... Je me fiche de la réalité qui nous sépare comme de l'éventualité d'une vie éternelle. Retrouve-moi, alors, retrouve moi encore, et déteste moi, surtout.

Car ce n'est pas le nom du Diable qui résonne dans ma tête...

Don't wanna die alone without you here
Please tell me what we have is real

Je sais que tu viendras, je sais que tu viendras.

So what if I never hold you, or kiss your lips again...?
So I never want to leave you and the memories of us to see,
I beg don't leave me...

Peu m'importe que tu ne sois plus qu'une production de mon cerveau malade, peu m'importe de passer ma vie dans des limbes iréelles, tant que Tu es là...

Et pourquoi, pourquoi faut-il toujours que tu sois si froid même dans mes songes ? Contre quelles lèvres chaudes retrouverais-je l'amertume des Tiennes ?...

Mais peu importe, tant que tu es là...

Silence, you lost me,no chance for one more day.
Silence, you lost me, no chance for one more day.




I stand here alone,
Falling away from you, no chance to get back home.

Où est l'amour dans cette bataille des corps qui se dévorent jusqu'à l'extase ? Dans cette conquête avide d'une autre chair ? Dans cette défaite de l'âme ?... Folie que l'amour. Et elles, dès l'âge où leur hymen expire, ne naît alors qu'un seul désir, que toi aussi tu saignes un jour... Héritières de toutes les douleurs, elles savent que tôt ou tard elles seront veuves aux yeux rouges...

"Il m'a aimée."

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Dim 22 Juil - 21:16




On aurait pu briser chaque montre, chaque horloge, chaque sablier. La réalité feintait son écoulement, le feintait seulement… Linéaire, terriblement linéaire. Entrecoupée lorsque les yeux se ferment, lorsque les ténèbres l’enveloppent et qu’elle se voit tuer mécaniquement, boire mécaniquement, faire semblant de rire et de sourire… Même cette ultime étreinte funèbre n’était qu’un songe. Elle ne pouvait être que cela, puisque le temps s’était arrêté depuis qu’Il avait disparu.

And I hardly just, just barely, only just survive.

L’univers qui tournait autour d’elle ne semblait être qu’un film sans fin visant à la distraire… Isolée, comme dans une chambre noire, en simple spectatrice de faits qui ne la concernaient pas. Poussée par l’ennui à les détailler un minimum, comme omnisciente. Le temps s’était arrêté, quoi qu’on en dise, et elle s’était figée avec lui, dans ce même état que lorsqu’elle avait cru revenir à la raison. Dieu qu’elle haïssait ses yeux verts, à jamais associés à cette douleur lancinante et ininterrompue en pleine poitrine… Psychologiquement exsangue.

Suffocante. Au bord du gouffre délimitant la pâle copie de la réalité et le néant des choses perdues…

I'm living on the edge, reality is teetering, my mind is on the brink…

Mon esprit est en ruines. Je ne veux pas oublier, dis moi que tout cela était réel…
Je préfère encore que Tu me frappes à nouveau, que Tu me tortures comme Tu savais si bien, que Tu me fasses saigner les yeux, et souffrir encore. N’importe quoi – mais pitié, Ne m’abandonne pas.

How will I face the day tomorrow if I can't make it through today ?
I got nothing left to lose, but my sanity and the right to go insane.


… Et si c’est impossible, à qui appartient cette voix qui résonne dans ma tête ? Quel est le sens de ce rêve désespéré ?... Non, tu peux me lorgner de ton regard fantomatique, je ne veux pas être entravée dans votre sordide matérialité où Il n’existe plus.

I got nothing left to lose, but my mind.

Ne prétendez pas qu’Il n’a jamais existé, qu’Il ne fut qu’une projection mentale purement fictive… N’essayez pas de me faire croire qu’Il est aussi psychologique que cette voix froide qui résonne dans mon cerveau…
Vous ne me détruirez pas davantage, non. Peu m’importent votre condescendance et votre pitié… Vous ne Le détruirez pas davantage.

Il voulait seulement que je L’aime.

I got nothing left to choose, so I'll think I'll go insane…


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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Ven 5 Oct - 14:04


A se demander si le temps existait encore, dans son monotone isolement. La lumière toujours allumée, le même néon toujours grésillant sur la droite, les repas qui se succédaient apparemment régulièrement et son regard fixe, fixe, terriblement fixe, dirigé tout droit vers absolument rien. Solitude, blanc immaculé et silence. Proche du néant.

A change of speed,
A change of style.


Et même le grincement léger de la porte épaisse ne la faisait plus ciller. Elle aurait tout autant pu être morte… Même son cerveau, ce qu’il créait ne parvenait plus à la distraire et elle restait prostrée, comme pour empêcher son corps de s’ouvrir en deux sous l’accablement de ses meurtrissures psychologiques. Balancement d’avant en arrière… D’avant… En arrière…
Ne pas regarder Son ombre détruite, tout autant repliée qu’elle-même, dans le coin de sa cellule. Il ne la regardait pas non plus, ne lui parlait pas.
Se contentant de rester là pour une raison obscure, presque aussi mort qu’Il l’était en réalité.
Ignorer le nouveau grincement, jusqu’à ce que des yeux morts à l’expression indéchiffrable se plantent dans les siens… A nouveau. Et regarder quelque chose d’existant. Existant, et terriblement corrosif. Comme si ça avait de l’importance, ou même du sens, à son stade…

A change of scene, with no regrets,
A change to watch, admire the distance,
Still occupied, though you forget.


Mais le temps semble toujours arrêté, même lorsqu’il l’arrache à son cerveau, même quand sa voix parasite la fait hurler, même quand cet Autre la regarde sans expression. Et ses mains maladroites finissent toujours par s’attarder presque paternellement dans ses cheveux, trop maladroitement pour être tendre, et seulement alors elle s’adonne à son sommeil bref et cauchemardesque.
Au moins l’emmène-t-il ailleurs. Qu’est-ce qui pourrait me blesser encore ?...

Different colours, different shades,
Over each mistakes were made.


Ça n’était sans doute pas censé se dérouler de la sorte. Elle n’était là que pour avouer son crime… Son unique crime…
C’était de ma faute. De ma faute. Il n’est mort que par ma faute.

I took the blame.


C’était ma faute.

Directionless so plain to see,
A loaded gun won't set you free.
So you say.


Je ne te crois pas, quand tu prétends que nous sommes libres et eux non, quand tu prétends que disparaitre ne ferait que m’entraver davantage… Crois-tu que je Le retrouverai ?
Crois-tu que je Le retrouverai ?
Crois-tu qu’on pourra enfin faire comme si ça n’était pas irrationnel, comme si on avait le droit, crois-tu que je Le retrouverai ?...

We'll share a drink and step outside,
An angry voice and one who cried,
"We'll give you everything and more,
The strain's too much, can't take much more. "


… Mais tes paroles sont toujours insensées, et contradictoires, et j’ai mal, tellement mal.
Je crois.
Non, pas le moindre sens, et tes yeux tellement malades… Pourtant, pourquoi je commence à te croire, à me sentir de mauvaise foi lors de mes dénégations ? Et mes silences me culpabilisent, alors qu’un instinct trop lointain déjà pour être identifiable me conseille de garder ce secret dans Sa tombe.
Et son reflet invisible reste prostré et silencieux.
Fermer les yeux pour ne plus voir ta folie, pour ne plus m’y identifier. Laisser mon parasite hurler, encore. Je ne suis plus là…

Oh, I've walked on water run through fire,
Can't seem to feel it anymore.


Que pourrais-tu faire qui puisse me blesser encore… ?

It was me, waiting for me,
Hoping for something more.


Alors je fais semblant, en phase. Mais j’ai perdu toute sensation, et la laisse hurler pour moi… Presque conventionnellement.
Les prunelles mortes, l’œil qui ne saigne pas.

Me, seeing me this time,
Hoping for something else.


Peu à peu tu m’ouvres cette porte vers autre chose…
Espoir dingue, sensation oubliée, mais espoir de quelque chose de différent. Une alternative, peu importe, un baume pour mon âme écorchée…
Juste quelque chose d’autre. Arrache-moi.

… Tandis qu’Il reste prostré et silencieux, immobile encore. Crois-tu qu’Il est mort ?...


... An angry voice, and one who cried.

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Dim 18 Nov - 16:52




Grésillement d’un néon ininterrompu, goutte-à-goutte régulier d’un robinet mal vissé, et cette odeur légère de moisi rance sous son nez, sur des draps d’un blanc passé. Propres il y a quelques dizaines d’années. Ouvrir ses yeux encore collés sur un rideau tiré avec violence. Une simple lucarne à barreaux, mais elle n’avait plus rien d’une prisonnière, non… Plus tellement.

In the wasteland
On the way to the Red Queen
It's no wonder our stage clothes
Have dreams to be famous.


Blessée au pied par le cadavre abandonné d’un tesson de bière, réexplosé violemment d’un coup de baguette, non elle n’était pas du matin. Une main passée dans ses cheveux courts un peu gras d’une cuite solitaire, odeur de fumée sur un vieux pull moldu des années 70. Pas de temps pour une douche, elle le savait. Elle rejouait une scène comme apprise il y a fort longtemps, qui la laissait sans souvenir, et elle le suivit, en pilotage automatique. Qu’avait-elle d’autre à faire… ?

The trees in the courtyard
Are painted in blood, so I've heard
She hangs the headless
Upside down to drain.

Et tout est méticuleusement prêt, et c’est docile qu’elle se laisse enfiler sa camisole, pour sa sécurité, car il ne lui veut aucun mal, non.
Il veut la guérir, c’est ce qu’il a dit. Sans lui préciser ce qu’elle avait.

« Vous ne me sauverez pas… Je suis condamnée, je le sais. »

Mauvais théâtre, mauvais acteurs. Un verre d’eau, un cachet, comme dans un film glauque de série B interdit aux moins de 16.

Eat me, drink me.
This is only a game.


Pupilles dilatées, et seules ses orbes de glace existaient, prenaient toute la place. Elle ne sentait plus rien, plus rien, devinait les chocs.
Sans comprendre.

This is only a game.


Mais ce n’était rien… Le début, seulement. Et on pouvait entendre ses cris résonner dans le hall vide, mais jamais personne ne passait par là, et il ne lui voulait aucun mal, n’est-ce pas…?

I was invited to
A beheading today.
I thought I was a butterfly
Next to your flame.


Il y avait autre chose, autre chose, et elle laissait faire. Ses convulsions étaient involontaires, et soudain le calme et le silence. Vue du sol à damier en contreplongée, pourquoi le sol… ? Peu importe, car sa tête roulait de nouveau vers elle. Roulait. Rebondissait. En slow-motion, et le son des gouttes de sang coagulé qui heurtaient le carrelage résonnait dans sa tête comme un bruit moite bien trop violent.
Plus violent encore. Crise presque épileptique… Fracas de cuivre sur le sol froid, grattement métallique d’une plume sur du papier blanc.
Bien trop bruyant.

A rush of panic and
The lock has been raped.
This is only a game.

Le calme encore, elle se sentait comme morte. Son visage était froid, comme si ces larmes dont elle ne se rappelait plus même la raison avaient gelé sur ses joues, sur ses lèvres craquelées.
Froid comme le sang qui courrait dans ses veines, comme son regard presque mort fixé sur le plafond.

This is only a game...


Presque.

But then our star rushes in,
Feeling like a child and looking like a woman...


Rester de l’autre côté du miroir, cependant, à peine percevoir ses mains maladroites répugner à la rassoir. A tenter de lui apporter un peu de paix, comme si tout était fini… Comme une tentative ratée de la rassurer, de lui dire que rien ne pourra lui arriver.
Qu’elle était protégée.
Mais elle ne voulait pas être protégée…

She has been forecast with an attempt to kill herself,
But the ending didn't test well.


Ce n’était qu’un mensonge, de toute manière, et tant mieux. Si je saute laisse-moi me noyer…
Si je me calme, enfonce cette longue aiguille au creux de mon bras, et fais-moi repartir pour pire encore…

A rush of panic and
The lock has been raped.
This is only a game.


Personne n’a jamais vu l’enfer, une chose est sûre, l’enfer est personnel…
… Et je les voyais, toutes ces choses enfouies et terrifiantes, là, toutes condensées, m’assaillant, me torturant, et refusant de me tuer. Il y avait un cri assourdissant, j’ignore combien de temps j’ai mis à comprendre que c’était les miens.

This is only a game...

Et le froid et le silence, en pire, toujours pire.

Eat me, drink me.
This is only a game.

Et mon poing frêle dans sa figure.

This is only a game.


Le noir. Le froid. Le calme. Le seul sang qui s’est jamais écoulé vient de mon oeil gauche et de mes contusions Presque auto-infligées. Il sait que ça ne cicatrise pas, mais il est rancunier, je le sais pourtant, je le sais.
Plus de traces de cet Autre a nouveau tué, et je sais qu’il sait. Et il sait que je le sais, et je sais qu’il s’en moque. Il revient toujours, et je ne fuis pas.
Je ne sais même plus pourquoi je suis allongée, entravée sur ce sol froid. Sans doute est-ce de cela qu’il tente de me guérir…
So now picking my skin and my scales.
I see my horror reflected in the sundown of your blank stare.

Ses doigts maigres et crochus, toujours appréhensifs, s’attardent sur les liens qui maintiennent mes bras entravés. Je saigne, j’ai froid, je sais que c’est fini, pas un mot, non, pas un. A peine un regard croisé, presque un miroir, bordel nous nous ressemblons un peu…

Eat me, drink me.


Et je repars, nonchalante, car rien ne s’est passé.
Je prends une bière. Aujourd’hui est une journée très normale.

This is only a game,



This is only a game…

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MessageSujet: Re: Alice's insanity. - Back through the looking glass...   Dim 27 Jan - 11:41


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